23/11/2025
📢 𝗖𝗢𝗨𝗣 𝗗𝗘 𝗚𝗨𝗘𝗨𝗟𝗘 (𝘃𝗲𝗿𝘀𝗶𝗼𝗻 𝟮𝟬𝟮𝟱, 𝗼ù 𝗶𝗹 𝗳𝗮𝘂𝘁 𝘂𝗻 𝗰𝗼𝗮𝗰𝗵 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗿𝗲𝘀𝗽𝗶𝗿𝗲𝗿, 𝗺𝗮𝗻𝗴𝗲𝗿, 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗱𝘂 𝘀𝗽𝗼𝗿𝘁 𝗲𝘁 𝗺ê𝗺𝗲 𝗽é𝘁𝗲𝗿)
Il y a deux semaines, je reçois un message d’une dame envoyée par un coach canin…
Oui oui, un monsieur qui se fait rémunérer pour :
• analyser votre vie,
• décider si vous êtes “viables” pour adopter,
• choisir la race pour vous,
• et vous orienter vers un éleveur « recommandable ».
Alors déjà… on est en 2025, et j’ai l’impression qu’il existe un coach pour absolument tout.
Prenez confiance en vous, bo**el. Sortez-vous les doigts du cul, ouvrez Google, faites vos recherches, observez votre vie. Bref… redevenez autonomes.
Cette dame, elle m’a touchée.
On sentait une vraie envie d’avoir un chien, une vraie motivation…
Mais sa vie ne lui permettait pas de répondre aux besoins physiologiques et psychologiques d’un chien.
Quand on est absent plus de 8h par jour, 5 jours sur 7, qu’on vit seule, sans pause possible le midi…
➡️ on ne prend PAS un chien.
On prend un chat.
Ou un lapin.
Ou un ficus.
Mais un chien ? NON.
(Sauf si on a le budget pour un dog-sitter qui vienne tous les jours, soyons honnêtes.)
Parce que sinon… derrière cette adoption se cache souvent un futur abandon.
Quand tu rentres après 8 ou 9h de boulot et que tu découvres ton intérieur défoncé, que ton canapé a changé de place, que le tout est crépi de pisse et de m***e, avec les voisins qui t’attendent derrière la porte parce que ton chien a hurlé toute la journée…
Oui, tu craques.
Et c’est normal : tu n’aurais pas dû prendre de chien.
J’avais prévu de garder cette histoire pour moi.
Par respect pour cette dame, et parce que ça me fout toujours un malaise quand je dois annoncer qu’il n’y a pas de solution.
Et ce matin… BIM.
Deuxième mail.
Deuxième personne.
Deuxième histoire de “coach canin”.
Et là, c’est la goutte.
Parce qu’en vrai, ce métier…
C’est ce que je fais gratuitement depuis presque 15 ans :
écouter les gens, comprendre leur mode de vie, les orienter vers le bon choix, et parfois leur dire “non”.
Sauf que moi, je ne facture pas 120 € la séance pour dire :
« Madame, peut-être pas un Malinois quand vous travaillez 10h par jour. »
Et là où ça devient flippant, c’est la tendance générale :
Le manque d’autonomie.
L’anthropomorphisme à outrance.
Les chiens qui deviennent des bébés bis ou des pansements émotionnels.
Les gens qui adoptent pour combler la solitude… jusqu’au jour où ils font un vrai bébé, et soudain le chien ne comprend plus pourquoi il passe au second plan.
Un chien est un chien.
Un bébé est un bébé.
Une poupée Reborn est une poupée.
Une carotte n’est pas un radis.
Et une aubergine n’a JAMAIS été une courgette.
À bon entendeur.