Kimiko et ses amis, Coach canin

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- Educatrice canine (méthode positive et clicker)
- Comportementaliste canin

Je suis là pour vous accompagner dans l’éducation ou la rééducation de votre chien et vous aider a mieux comprendre son langage.

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05/09/2026
04/09/2026

N'abandonnez jamais celui pour qui vous êtes le monde. ✨🐕

04/09/2026

LE CHIEN N’A PAS BESOIN D’UNE ROUTINE.
IL A BESOIN DE SAVOIR À QUOI S’ATTENDRE.
Pourquoi la prévisibilité sécurise davantage que la répétition mécanique de nos habitudes ?

Le chien n’a pas nécessairement besoin que ses journées soient réglées comme une horloge. Il a surtout besoin de pouvoir anticiper suffisamment ce qui lui arrive pour se sentir en sécurité dans son environnement. En somme, il aime savoir à quoi s’en tenir.

1. ROUTINE ≠ RIGIDITÉ
Une routine ne signifie pas :
- manger à 8 h précises
- sortir exactement à la même heure
- faire toujours le même trajet
- reproduire chaque jour le même scénario.

Cette façon de vivre peut manquer de souplesse et devenir une contrainte. Ce qui est sécurisant, c’est plutôt la régularité des événements et des réponses humaines. Un chien peut très bien vivre dans un foyer où les horaires varient, si son environnement reste lisible :

Ici, les humains répondent de manière cohérente.
Ici, mes besoins sont toujours pris en compte.
Ici, je sais à quoi m’en tenir.

À l'inverse, une vie extrêmement ritualisée peut devenir problématique si elle laisse peu de place à la flexibilité.

2. LA PRÉVISIBILITÉ EST LE VRAI SUJET
Plutôt que parler de « routine », utilisons le terme « prévisibilité ». En effet, le chien fait en permanence des prédictions sur les environnements et contextes.

Qui arrive ?
Que va-t-il se passer pour moi ?
Est-ce que je vais participer ou pas ?
Est-ce que je sors avec eux ou est-ce que je reste ici ?
Vont-ils revenir ?
Est-ce que cette situation est dangereuse pour moi ?
Que me veut cette personne ?
Est-ce que mon humain va répondre à ma demande ?
Est-ce que quelque chose d'inattendu va encore survenir ?

Nous le faisons aussi quand nous sommes trop anxieux.
Mais plus le chien pourra prédire l’environnement par son expérience personnelle avec son gardien, moins il ressentira le besoin de se montrer vigilant.

Pourquoi ? Parce qu’il sait. Il l’a appris de manière empirique avec son gardien. Et c'est là que la routine devient intéressante : elle constitue une forme de cadre prédictible pour le chien.

3. LA PRÉVISIBILITÉ PARTICIPE À LA SÉCURITÉ AFFECTIVE
Le chien ne se sécurise pas uniquement parce que « sa gamelle arrive tous les jours à la même heure » ou « parce que le trajet de sa promenade ne bouge pas d’un iota ».

Il se sécurise à travers la répétition d'expériences comme :
Je demande de l’aide = on y répond.
Quelque chose m’inquiète = on intervient pour me protéger ou m’aider.
Je me repose = personne ne vient me déranger.
Je mange = personne ne me fait penser que je dois protéger ma nourriture.
Je reviens vers mon humain = il est disponible pour moi.
Je fais quelque chose de dérangeant = mon humain oppose une limite.

Alors, quand un élément inconnu survient et que mon environnement reste globalement stable, je suis prêt. La prévisibilité est une composante de ma sécurisation dans mon foyer.

Mais retenez qu’un foyer sécurisant n'est pas un foyer dans lequel il ne se passe rien ou dans lequel le chien est préservé de tout. C’est un foyer dans lequel le chien peut progressivement apprendre que ce qui se passe est compréhensible et que les réponses de ses gardiens et les conséquences pour lui sont fiables.

4. UN LIEN AVEC LA SOLITUDE ?
Les routines ne préviendont pas à elles seules les problématiques de solitude. Mais elles peuvent participer à construire les conditions qui rendent la solitude normale, comme faisant partie de la vie. Dès lors, un chien qui vit dans un environnement prévisible et rassurant, peut davantage apprendre :

« Mon humain s'en va parfois, mais son départ n'annonce rien de grave pour moi. Il revient toujours. Mon environnement continue d'être sûr et mes besoins continuent d'être satisfaits. »

Voilà pourquoi les conseils du type « surtout ne dites pas au revoir » sont ridicules. Ils vous amènent à supprimer un élément de prévisibilité très important pour votre chien. Pourquoi faudrait-il supprimer un signal social parfaitement banal et logique, sous prétexte qu'il annonce une séparation ? N’est-ce pas considérer de facto que la séparation est un problème ?

Au contraire, un chien peut apprendre : « Quand mon humain prend ses clés, me dit au revoir et sort, il revient ensuite. » Le problème n'est pas forcément que le chien sait que son humain part. C'est ce que cette absence signifie pour lui, et ce qu'il a appris de l'expérience de cette absence.

5. LA PRÉVISIBILITÉ PERMET DE MIEUX TOLÉRER L'IMPRÉVISIBILITÉ
Et c’est magique.
On pourrait presque dire qu’un environnement suffisamment prévisible permet au chien de mieux composer avec ce qui ne l'est pas. La vie ne sera jamais parfaitement routinière. Mais si un chien a des bases solides de prévisibilité, il est davantage prêt à tolérer l’imprévu qu’un autre :
- un déménagement
- un bébé
- des invités
- une visite vétérinaire
- un bruit inattendu
Etc.

L'objectif n'est donc pas de construire un monde parfaitement contrôlé autour du chien. C'est plutôt de lui donner un socle suffisamment stable pour qu'il puisse absorber l'instabilité du monde extérieur.

6. LA ROUTINE N'EST PAS LE CONTRÔLE
À force d’entendre qu'il faut instaurer des routines, certains gardiens finissent par penser qu'ils doivent organiser chaque minute de la vie de leur chien. Or, paradoxalement, cela peut produire l'inverse de ce que l'on recherche.
Un chien sécurisé devrait pouvoir :
- attendre
- ne rien faire
- supporter de ne pas sortir une journée
- s’adapter à une modification de programme
- voir son gardien partir
Etc.
Parce que c’est la vie. Et la vie c’est la possibilité de construire des attentes fiables dans un monde qui, lui, ne l'est pas toujours. 😉

La routine n'est pas là pour empêcher le chien de vivre les imprévus. Elle est là pour lui donner suffisamment de sécurité pour pouvoir les traverser. Dans cette approche développée dans mon dernier livre, l’objectif est de ne pas fabriquer un chien dépendant de nos rituels, mais de construire avec lui un environnement dans lequel il peut développer de la confiance, de l'anticipation et de la souplesse.

Audrey Ventura / Cynoconsult
"L'éducation du chien · De l'enfant : une analogie taboue ?" est sorti en juin.

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02/09/2026

« C’est de la maltraitance ! » : ces maitres qui enferment leur chien en cage pendant leur absence
Par Marie R. Source Ouest France du 01/09/2026

Un chien qui tourne en rond dans un salon, une cage qui se referme, et des maîtres qui filent au travail la conscience un peu chargée. Cette scène, des milliers de foyers français la reproduisent chaque matin, souvent par manque de solution, parfois par habitude. Mais à la rentrée, alors que le rythme reprend et que les journées loin de la maison s'allongent à nouveau, la question de l'enfermement des chiens ressurgit avec une acuité nouvelle. Sur les réseaux sociaux, les témoignages indignés se multiplient, les vétérinaires s'alarment, et la législation elle-même s'apprête à bouger. Entre habitude bien ancrée et prise de conscience collective, il est temps de regarder cette pratique en face.

La cage, ce faux ami qui cache une vraie souffrance
Beaucoup de propriétaires voient la cage comme un refuge rassurant pour leur chien, une sorte de petite maison où il pourrait se sentir protégé pendant leur absence. La réalité est souvent bien différente. Un chien enfermé plusieurs heures d'affilée, sans possibilité de bouger, de boire ou de se soulager, vit une situation de stress intense. Les signes ne trompent pas : aboiements incessants, halètement excessif, tremblements, voire automutilation dans les cas les plus graves. Ce n'est pas de la discipline, c'est une privation de besoins fondamentaux. La cage, initialement pensée comme un outil ponctuel d'apprentissage ou de transport, se transforme alors en outil de contention détourné de son usage premier, et c'est bien là que le bât blesse.

2026, l'année où la loi dit stop à l'enfermement
Le cadre réglementaire français a longtemps laissé une zone grise autour de cette pratique. Ce flou touche à sa fin. Conformément aux nouvelles normes de bien-être animal entrées en vigueur cette année, l'enfermement prolongé en cage est désormais proscrit. La loi impose aux propriétaires de privilégier l'aménagement d'une pièce sécurisée, un espace où le chien peut se déplacer librement, accéder à de l'eau et à un couchage confortable pendant l'absence de son maître. Ce changement ne relève pas d'un simple effet de mode réglementaire : il traduit une reconnaissance officielle du fait que la cage, utilisée comme mode de garde systématique, constitue une forme de maltraitance. Les contrôles et les sanctions associés à ce nouveau texte restent encore à préciser dans le détail, mais le message est clair : le confinement prolongé n'a plus sa place dans le quotidien d'un chien de compagnie.

Anxiété de séparation : la solution n'est pas où l'on croit
Si les maîtres enferment leur chien, c'est rarement par cruauté gratuite. C'est souvent pour éviter les dégâts matériels ou les nuisances sonores liés à l'anxiété de séparation, ce trouble comportemental qui touche une part non négligeable des chiens domestiques. Or la cage ne soigne rien, elle masque le symptôme en aggravant le mal-être. La véritable réponse se trouve du côté de la rééducation comportementale : habituer progressivement le chien aux départs, désensibiliser les rituels qui précèdent une sortie, enrichir son environnement avec des jouets occupationnels ou des diffuseurs de phéromones apaisantes. Voici quelques pistes concrètes à mettre en place :
Multiplier les départs et retours courts pour habituer le chien à l'absence sans dramatiser
Proposer un jouet à mâcher ou un tapis de fouille avant de partir, pour occuper son esprit
Éviter les effusions de retrouvailles trop intenses, qui renforcent l'attente anxieuse
Consulter un comportementaliste si les signes persistent malgré ces ajustements
Ces méthodes demandent de la patience, mais elles s'attaquent à la racine du problème plutôt qu'à ses conséquences visibles.
Entre une législation qui se durcit et une meilleure compréhension des besoins canins, la cage fermée à double tour n'a plus vraiment sa place dans les foyers français. Repenser l'espace de vie du chien pendant nos absences, c'est aussi repenser la relation de confiance qu'on lui doit. Reste à savoir combien de temps il faudra encore pour que cette prise de conscience infuse réellement dans les habitudes du quotidien.

02/09/2026
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29/08/2026

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• « Il a peur des chiens ? Mettez-le au milieu d'un groupe de chiens, il finira bien par s'habituer. »
• « Il a peur de la ville ? Emmenez-le directement en centre-ville. »
• « Il a peur de la voiture ? Il faut le mettre dedans et l'obliger à rester. »
• « Il a peur des inconnus ? Faites-le manipuler, il comprendra qu'il n'y a rien à craindre. »

Ces conseils peuvent encore être entendus aujourd'hui. Ils reposent sur une technique appelée immersion, ou flooding. Le principe est simple : placer le chien directement et parfois durablement face à ce qui lui fait peur, avec très peu ou aucune possibilité de s'éloigner, jusqu'à ce qu'il cesse de réagir.

Sur le papier, cela peut sembler logique. Dans la réalité, pour un chien phobique ou profondément anxieux, les conséquences peuvent être considérables.

🐕 « Il ne réagit plus » ne signifie pas « il n'a plus peur »

C'est probablement l'une des erreurs les plus importantes lorsqu'on utilise l'immersion. On place un chien qui a peur des humains au milieu de plusieurs personnes. Au début, il tremble. Il cherche à fuir. Il tente de se cacher. Il tire sur sa laisse. Puis… il ne bouge plus.

Certains pourront alors conclure : « Ça y est, il s'est habitué. » Mais est-ce réellement ce qui vient de se passer ? Pas nécessairement.

Un chien peut cesser de lutter parce qu'il ne trouve plus d'issue. Il peut se figer. Se tasser. Se faire petit. Ne plus chercher à fuir. Ne plus essayer de se défendre. Et cette absence de réaction peut être interprétée comme une amélioration alors qu'elle traduire un niveau de détresse extrêmement important.

Nous avons justement parlé récemment du freezing et de la sidération : un chien qui ne bouge plus n'est pas forcément un chien qui va mieux. L'immobilité n'est pas une preuve de réussite.

🐶 Le principe de l'immersion

Dans le cadre du flooding, le chien est exposé à un stimulus anxiogène à une intensité importante, parfois maximale, et empêché de l'éviter ou de s'en éloigner. L'objectif recherché est que la réaction de peur finisse par diminuer. Mais cette méthode expose le chien à une situation de peur intense.

Les références vétérinaires actuelles indiquent que le flooding peut provoquer des réactions de panique et aggraver la phobie, raison pour laquelle cette technique n'est plus recommandée en thérapie comportementale vétérinaire.

Un chien soumis à une peur intense peut être tellement dépassé qu'il n'est plus capable d'apprendre correctement. Lorsque l'émotion prend toute la place, le chien n'est plus dans une situation confortable lui permettant d'explorer, d'observer, de réfléchir et de faire des choix. Il cherche avant tout à gérer une situation qu'il perçoit comme menaçante.

« Mais il faut bien qu'il s'habitue ! »
Alors oui. Mais s'habituer ne signifie pas subir. C'est toute la nuance.

Lorsqu'un chien a peur, nous devons lui permettre de découvrir progressivement que ce qui l'inquiète peut être prévisible, gérable et sans danger.

C’est précisément grâce à une désensibilisation très progressive, en maintenant le chien dans un état où il se sent en sécurité, plutôt qu'une exposition de type flooding.

Il existe une immense différence entre : « Je te mets face à ce qui te terrorise jusqu'à ce que tu n'en puisses plus. » et « Je vais t'accompagner progressivement pour que tu puisses découvrir cette situation sans être submergé. »
Dans le premier cas, le chien subit. Dans le second, il apprend. Et c'est précisément ce que nous recherchons.

Accompagner un chien qui a peur demande bien davantage que de connaître une technique. Il faut savoir lire le chien, connaitre ses signaux de communication et savoir les interpréter correctement.

Notre travail, en tant que comportementaliste, consiste précisément à écouter ces informations. Pas à les faire taire. Notre objectif ne devrait jamais être : « Comment faire pour que le chien arrête de réagir ? » Notre première question devrait être : « Comment pouvons-nous l'aider à se sentir mieux face à cette situation ? »

Lorsqu'un chien souffre d'une phobie, notre rôle n'est pas de gagner un rapport de force. Notre rôle est de créer les conditions qui lui permettront progressivement de retrouver de la sécurité. Cela peut demander du temps. Parfois beaucoup de temps. Il faut parfois modifier l'environnement. Éviter certaines situations. Travailler à distance. Fractionner les apprentissages. Utiliser des renforcements adaptés. Permettre au chien de faire des choix.

Notre métier ne devrait jamais consister à apprendre au chien qu'il n'a pas le choix. Il devrait consister à lui apprendre qu'il peut être en sécurité. Parce que nous ne voulons pas un chien qui n’a plus besoin de fuir parce qu’il a appris à se résigner. Nous voulons un chien qui n’a plus besoin de fuir parce qu’il se sent en sécurité.

📌 Pour information, l'image de cet article a été créée par l'IA

📂 Pour en savoir plus sur la peur chez le chien 👉 https://www.comportementaliste-canin78.fr/boutique/dossier-la-peur-chez-le-chien/

Laurence ROUX
Educatrice Comportementaliste Canin
www.comportementaliste-canin78.fr












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