27/09/2026
Quand la bêtise va trop loin.
Hier, un ami m'a montré une vidéo qui m'a fait rire : deux éducateurs canin ont démontré en quelques dizaines de secondes que demander « assis » à un chien est coercitif, autrement dit contraignant à la limite du maltraitant. Ce en utilisant une méthode parfaitement dîtes « positive » avec un chien parfaitement consentant. (Nous nous sommes bien amusés!)
J'ai alors fais la remarque qu'il était facile de démontrer que la caresse est parfaitement maltraitante, qu'il me suffisait de quelques secondes. Et le délire fut lancé...
Le fait de « caresser », qui n'existe pas dans la nature du point de vue canin, impose un geste physique qui, en raison de nos conditions physiques, se fait par dessus le chien. Nous nous imposons à lui par notre posture, notre physique. Lorsqu'il est couché, nous le plaquons psychologiquement au sol. Pire que ça : certains chiens se couchent, se placent sur le ventre et semblent attendre la fin de ce supplice.
Une vidéo circule sur le net, je me souviens l'avoir étudié quand j'étais en formation. Deux humains sont accroupis avec un chien au centre, un berger allemand de police. Le policier discute avec un journaliste qui caresse le chien. Le malaise du chien est évident, pourtant le journaliste continu. Les avertissements canin montent en intensité et... C'est la morsure ! Grande surprise du journaliste qui ne se rendait pas compte du tourment qu'il infligeait à ce chien.
Allons plus loin encore... Imaginons que nous tombons sur un chien dit « réactif ». Ou pire : un chien craintif, traumatisé, qui a peur de l'homme : alors la caresse deviendra carrément source d'angoisse. Dans ce cas précis, selon la loi de bien être animal de juin 2025, caresser devient un geste strictement interdit pour un professionnel de l'éducation et du comportement !
Et qu'en est-il des vieux chiens ou individus souffrant de blessures invisibles ? Si par malheur nous caressons une zone sensible, nous infligerons une douleur à l'individu...
Changeons de point de vue désormais : sommes nous sûrs d'avoir le consentement du chien ? Comment savoir ? Est-il réellement consentant ou accepte t-il dans le seul but de se débarrasser de ce moment désagréable, de l'insistance de l'humain ? Peut être accepte t-il ce moment désagréable parce que c'est la meilleure manière de faire plaisir à l'humain donc d'obtenir paix et nourriture ?
Et si nous touchons une zone intime ?... Qui accepterait d'être touché derrière les oreilles sinon par un amant ? Beaucoup n'hésitent pas à caresser le ventre du chien, notamment entre les mamelles pour les femelles ! Bande de zoo... Hum !
…
Bon, redevenons sérieux !
En quelques lignes, à peine la moitié d'une page, je vous ai démontré de manière indiscutable qu'il faut interdire la caresse, que c'est un geste irrespectueux et maltraitant, l'inverse précis des idéologies de bien être animal.
Pourtant, je ne fais que jouer avec les mots. Je ne fais que jouer avec les formulations, avec les points de vue. Car il est indiscutable et inutile de prendre la peine de prouver que la majorité des chiens adorent les caresses, certains pourraient même vivre au contact de nos mains, beaucoup sont extraordinairement affectueux.
Je vous démontre ici, en jouant avec les mots, que nous pouvons aisément organiser et orienter des études scientifiques qui démontreront que la caresse doit être bannie, qu'elle est maltraitante. Choix de la problématique soigneusement formulée, choix et mise en scène des expériences, choix des individus, orientation des interprétations, soin orientée des formulation des interprétations...
Ce que je vous démontre ici, c'est la bêtise qui circule de manière généralisée dans le monde canin et animalier : c'est en jouant avec les mots, les formulations et les points de vue que l'idéologie et l’extrémisme réussi à vous persuader fermement de bêtises. Que des lois stupides sont soutenues et approuvées. Que des professions, jusqu'à des vies sont détruites.
« Le collier ça fait mal » ; « Une ferme est un environnement anxiogène pour un border collie. » ; « Un chien de chasse qui part à la chasse manifeste un problème. ».
Ces trois phrases sont des affirmations offertes par une « grande comportementaliste canin positiviste » (pardon : professionnelle maîtrisant de mieux en mieux les mécanisme émotionnels entrant en jeu (on ne dit plus « positiviste »)) suivie par des milliers de personnes, même de grandes radio qui lui donnent la parole à la place d'un grand expert du comportement du chien reconnu à l’international (une source d'inspiration infini pour moi cette dame ! Chaque visite sut sa page est l'occasion de surprises et de rigolades).
Aller, je vous laisse réfléchir : je vais faire un câlin à mes chiens !