21/10/2026
ÊTRE BÉNÉVOLE, CE N’EST PAS ÊTRE À LA DISPOSITION DE TOUT LE MONDE.
Dans le cadre de mon bénévolat pour l’association Chihuahua en détresse, j’avais convenu, il y a plus d’un mois, d’un rendez-vous pour effectuer une pré-visite chez une personne souhaitant adopter un chien.
Le rendez-vous était prévu, et j’ai même envoyé un message le matin même pour annoncer ma venue. Je n’ai reçu aucune réponse. En arrivant, j’ai découvert que son mari n’était au courant ni de la démarche d’adoption ni de ma visite. Résultat : un déplacement pour rien.
Par la suite, on m’a reproché de ne pas avoir reconfirmé la veille. La conversation s’est terminée par un raccrochage au nez, une comparaison avec un chien qui aboie et des remarques me suggérant de changer de métier ou d’arrêter le bénévolat si je n’étais pas contente.
Alors, remettons les choses à leur place.
Le bénévolat n’est pas de l’esclavage.
Nous donnons de notre temps, de notre énergie et parfois de notre argent pour aider les animaux. Nous avons aussi une vie personnelle, un travail et des contraintes. Notre engagement ne signifie pas que notre temps ne vaut rien, ni que nous devons accepter l’irrespect.
Bien sûr, une confirmation la veille aurait pu éviter ce malentendu. Mais la communication et le respect vont dans les deux sens. Lorsqu’on souhaite adopter un animal, il me semble normal de s’impliquer aussi dans le suivi du rendez-vous, plutôt que de faire porter toute la responsabilité au bénévole qui s’est déplacé.
On peut être en désaccord sans manquer de respect. Nous ne sommes pas corvéables à merci, et notre engagement ne nous oblige pas à tout accepter.
Respecter les animaux, c’est essentiel. Respecter les personnes qui se mobilisent pour eux, ça devrait l’être tout autant.
Nous sommes bénévoles par conviction et par amour des animaux, pas pour devenir les punching-balls de personnes qui estiment que tout leur est dû.
Le bénévolat est un engagement, pas une obligation de tout accepter.