LES CRAZY DOGS

LES CRAZY DOGS Devenez la source de motivation et d'apprentissage de votre chien

Golgoth
31/05/2026

Golgoth

31/05/2026

Plus de première jeunesse 🤣
Les genoux, le dos et les épaules sont en PLS… mais je suis toujours là. Au ralenti parfois, mais toujours là 😅

Cerka sera probablement la dernière grande réactive à passer entre mes mains.

Après un sacré paquet de chiens accompagnés au fil des années, des réussites, des remises en question, des kilomètres avalés sous la pluie, dans le froid ou sous 40°C, je crois que la retraite commence doucement à me faire de l’œil 😜

Et finalement, c’est peut-être une bonne chose.

Parce qu’à un moment, on comprend que l’important n’est pas le nombre de chiens sauvés, rééduqués ou accompagnés.

L’important, c’est ce qu’ils nous ont appris.

Cerka me rappelle chaque jour qu’il n’y a rien à prouver, rien à forcer, juste une relation à construire et à respecter.

Alors je continue, un peu moins vite qu’avant, avec quelques pièces mécaniques d’origine fatiguées 🤣, mais avec la même conviction :

Les chiens méritent qu’on les écoute avant de chercher à les changer.

Cerka
31/05/2026

Cerka

Cerka pris en charge il y a un an par les crazy dogs ( prendre en charge un chien mordeur c’est du « travail », de l’ada...
31/05/2026

Cerka pris en charge il y a un an par les crazy dogs ( prendre en charge un chien mordeur c’est du « travail », de l’adaptation, de la compréhension …)
Cela prend du temps 😉

Chez Cerka, les réactions face aux voitures, aux personnes ou aux autres chiens ne sont pas seulement des réponses isolées. Elles s’inscrivent dans un apprentissage progressif basé sur l’anticipation.

À chaque exposition répétée à des stimuli perçus comme imprévisibles ou potentiellement menaçants, le chien ne fait pas qu’y réagir : il ajuste son comportement en amont. Il apprend à “prédire” le danger.

Lorsque ces expériences se répètent, un phénomène bien connu apparaît : l’hypervigilance.

Le chien ne se contente plus de répondre à ce qui est présent, il commence à scanner en permanence son environnement. L’état émotionnel change : le système d’alerte reste activé en continu.

On peut comparer cela à une situation humaine simple : être exposé plusieurs fois à un danger ponctuel (comme un insecte stressant), puis commencer à surveiller constamment les arbres, à anticiper chaque bruit, jusqu’à réagir de manière excessive à des signaux neutres. Le seuil de déclenchement baisse, et la tension de base augmente.

C’est ce type de dynamique que l’on observe chez Cerka : une surcharge de vigilance, où l’environnement n’est plus traité comme neutre mais comme potentiellement imprévisible en permanence.

L’enjeu n’est donc pas de supprimer les réactions, mais de modifier le cadre d’apprentissage.

L’objectif à long terme est de réduire cette charge de responsabilité que le chien s’attribue dans la gestion de son environnement. Tant que le chien estime devoir anticiper et contrôler seul ce qui l’entoure, il reste en état d’alerte.

Le travail repose alors sur plusieurs axes complémentaires :

gestion de l’environnement pour limiter les répétitions d’expositions mal digérées,
contrôle de la difficulté des situations pour éviter la saturation,
cohérence des expériences afin de permettre des apprentissages stables,
et surtout réassurance fonctionnelle, c’est-à-dire la capacité du binôme humain à montrer que l’environnement est géré et prévisible.

Progressivement, le chien peut intégrer une nouvelle information : il n’a pas à tout anticiper. Quelqu’un d’autre filtre, observe et prend en charge une partie des éléments.

C’est cette bascule qui permet une diminution de l’état d’alerte. Et seulement à partir de ce relâchement peut apparaître une disponibilité cognitive réelle : écoute, focus, apprentissage.

Il y a quarante ans, quand j’ai commencé à me former avec mes propres chiens, en France il n’existait quasiment rien en ...
31/05/2026

Il y a quarante ans, quand j’ai commencé à me former avec mes propres chiens, en France il n’existait quasiment rien en dehors du dressage traditionnel.

Les rares stages et formations étaient souvent proposés à l’arrache par d’anciens moniteurs militaires ou policiers, avec des méthodes que l’on qualifierait aujourd’hui d’archaïques… pour rester polie.

Mais ça, c’était il y a quarante ans.

Aujourd’hui, quand on veut faire ce métier, il existe des formations sérieuses, respectueuses du chien, parfois diplômantes. Nous avons accès à des ressources scientifiques, des livres, des conférences, des webinaires, des échanges avec des professionnels du monde entier.

Alors quand je vois encore des professionnels aller se former chez des dinosaures qui n’ont jamais remis leurs pratiques en question, qui restent figés dans leurs certitudes d’homme préhistorique, je trouve ça franchement inquiétant.

Parce que moi, à l’époque, je n’avais pas le choix. Si j’avais eu accès aux connaissances et aux formations respectueuses que l’on trouve aujourd’hui, jamais je ne me serais retrouvée à écouter des “Rambo” en rangers. D’ailleurs, avec le recul, ils avaient surtout la tenue de Rambo… parce que pour le reste, c’était souvent beaucoup de certitudes, peu de connaissances et encore moins de compréhension du chien. 🙄

En 2026, l’excuse du “on ne savait pas” n’existe plus. Choisir de ne pas évoluer est devenu un choix. Et ce choix-là, quand on travaille avec des êtres vivants, il en dit long sur le professionnel que l’on est. 😏

Et il y a aussi quelque chose que je porte avec moi, sans chercher à le cacher.

Mes premiers chiens… je les ai éduqués avec ce que je croyais être juste à l’époque. Avec les méthodes qu’on m’avait transmises. Avec des certitudes qu’on ne m’avait jamais appris à questionner.

Aujourd’hui, avec tout ce que je sais, tout ce que j’ai vu, tout ce que j’ai compris… je sais que je ne referais plus ces choix-là.

Et oui, il y a une forme de tristesse quand j’y pense. Pas pour me juger, mais parce que je mesure le chemin parcouru, et ce que je n’étais pas encore capable de voir à ce moment-là.

Mais je refuse de rester dans la culpabilité. Parce que ces chiens-là m’ont aussi appris. Ils font partie de mon histoire, de mon évolution, de ma remise en question.

Aujourd’hui, je leur dois ça : avoir changé. Avoir appris. Et ne plus jamais reproduire sans comprendre.

Et ce qui me bouscule encore plus aujourd’hui, c’est de voir que ces approches n’ont pas disparu… elles se transmettent parfois à une nouvelle génération de professionnels.

Des personnes jeunes, formées récemment, qui avaient pourtant accès à toutes les ressources modernes, aux connaissances actuelles, aux approches respectueuses… et qui choisissent malgré tout de reproduire des méthodes de rapport de force.

“Moi maître, toi chien, tu dois céder ou te casser.”

C’est ça qui me dépasse. Parce qu’aujourd’hui, on ne peut plus dire qu’on ne sait pas.

des nouvelles de Rescue adoptée chez les crazy dogs
30/05/2026

des nouvelles de Rescue adoptée chez les crazy dogs

des nouvelles d’Healthy adoptée chez les crazy dogs en week ds le Morvan 🥰🙏
30/05/2026

des nouvelles d’Healthy adoptée chez les crazy dogs en week ds le Morvan 🥰🙏

Hugo Clement émission élevage canin tout le monde en parle alors pourquoi pas nous 😇 il y a aussi quelque chose qui me f...
30/05/2026

Hugo Clement émission élevage canin
tout le monde en parle alors pourquoi pas nous 😇

il y a aussi quelque chose qui me fait sourire dans certains débats.

On pointe très facilement du doigt le nez plat du bouledogue, mais on oublie souvent qu’un grand nombre d’entre eux sont également en surpoids.

Et pourtant, dans bien des cas, c’est l’obésité qui les handicape au quotidien au moins autant, voire davantage, que leur morphologie.

Respirer avec quelques kilos de trop n’est facile pour personne.

Alors oui, parlons d’hypertype.
Mais parlons aussi de sélection raisonnée, de conditions de vie, d’alimentation, d’activité physique et de responsabilité humaine.

Parce qu’un chien n’est jamais uniquement son nez, ses plis, ses oreilles ou sa couleur.

Et réduire tous les problèmes d’un individu à une seule caractéristique physique est rarement une preuve de réflexion… mais plutôt un raccourci bien pratique.

Sans oublier que ce qui me dérange souvent dans ce type de débat, c’est qu’on focalise presque exclusivement sur l’apparence physique.

Oui, l’Homme a sélectionné certaines races pour obtenir des caractéristiques morphologiques parfois excessives. Il faut pouvoir en parler.

Mais l’Homme a également opéré une sélection génétique sur le comportement.

Pendant des générations, nous avons sélectionné des patrons moteurs spécifiques : poursuite, prédation, garde, protection, conduite de troupeaux, recherche, vigilance…

Pourquoi serait-il acceptable de parler uniquement des dérives physiques sans jamais évoquer les dérives comportementales ?

Parce qu’un chien qui peine à respirer est visible.

Un chien prisonnier de comportements sélectionnés à l’extrême l’est beaucoup moins.

Pourtant, combien de chiens vivent aujourd’hui avec une frustration chronique, une hypervigilance permanente, des comportements compulsifs ou des difficultés d’adaptation directement liées à des sélections réalisées par l’Homme ?

Si l’on souhaite réellement réfléchir à l’éthique de l’élevage, alors il faut regarder le tableau dans son ensemble.

Le corps compte.

Mais le cerveau aussi.

Et entre un chien dont le physique a été poussé à l’extrême et un chien dont les prédispositions comportementales le rendent inadapté à la vie qu’on lui impose, je ne suis pas certaine que le second soit davantage entendu.

La souffrance ne se voit pas toujours sur une radiographie.

Parfois, elle s’exprime simplement à travers un comportement que l’on préfère qualifier de “problème” plutôt que de remettre en question les sélections qui l’ont créé.

https://www.facebook.com/share/p/18n3rUWuT7/?mibextid=wwXIfr
30/05/2026

https://www.facebook.com/share/p/18n3rUWuT7/?mibextid=wwXIfr

𝙇𝙚 𝙙𝙖𝙣𝙜𝙚𝙧 𝙙𝙚𝙨 𝙘𝙝𝙞𝙚𝙣𝙨 𝙦𝙪𝙞 𝙙𝙤𝙣𝙣𝙚𝙣𝙩 𝙩𝙤𝙪𝙩 ⚠️
𝘊𝘦𝘶𝘹 𝘲𝘶’𝘰𝘯 𝘢𝘥𝘮𝘪𝘳𝘦… 𝘦𝘵 𝘲𝘶’𝘰𝘯 𝘰𝘶𝘣𝘭𝘪𝘦 𝘱𝘢𝘳𝘧𝘰𝘪𝘴 𝘥𝘦 𝘱𝘳𝘰𝘵𝘦́𝘨𝘦𝘳.

Dans le monde canin, certains chiens impressionnent immédiatement.

Ce sont souvent les plus rapides, les plus intenses, les plus engagés, les plus brillants.

Ceux qui semblent infatigables. Ceux qui continuent malgré la fatigue, malgré la chaleur, malgré l’effort. Les chiens qui “ne lâchent jamais”.

Honnêtement, il est difficile de ne pas admirer ce type de chien, car il donne tout. Il respire la vie ! Il avance encore alors que plusieurs auraient déjà ralenti. Il semble vivre pour travailler, courir, performer, suivre son humain.e jusqu’au bout du monde.

Dans plusieurs disciplines sportives, ces chiens deviennent rapidement des références de performance, des machines de guerre... et avec les vidéos qu'on retrouve sur les reseaux sociaux c'est encore pire. On ne voit pas l'envers du décor et avec les années, une question s’est tranquillement imposée dans mon esprit :

𝘌𝘵 𝘴𝘪 𝘭𝘦𝘴 𝘤𝘩𝘪𝘦𝘯𝘴 𝘭𝘦𝘴 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘪𝘮𝘱𝘳𝘦𝘴𝘴𝘪𝘰𝘯𝘯𝘢𝘯𝘵𝘴 𝘦́𝘵𝘢𝘪𝘦𝘯𝘵 𝘢𝘶𝘴𝘴𝘪 𝘱𝘢𝘳𝘧𝘰𝘪𝘴 𝘤𝘦𝘶𝘹 𝘲𝘶’𝘰𝘯 𝘶𝘴𝘦 𝘭𝘦 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘳𝘢𝘱𝘪𝘥𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 ?

Parce qu’il faut comprendre une chose essentielle : certains chiens ne savent pratiquement pas s’arrêter eux-mêmes.

Ce n’est pas un défaut de "fabrication", c'est souvent :
● le résultat d’une génétique de travail
● une sélection sur la persistance
● une motivation sociale extrêmement forte
● une capacité élevée à tolérer l’effort ou simplement d’un tempérament profondément volontaire.

Ces chiens existent réellement et paradoxalement, ce sont souvent eux qui nécessitent le plus de protection de notre part.

Parce qu’un chien qui continue n’est pas automatiquement un chien qui va bien.

𝙎𝙖𝙫𝙖𝙞𝙨-𝙩𝙪 𝙦𝙪'𝙪𝙣 𝙘𝙝𝙞𝙚𝙣 𝙥𝙚𝙪𝙩 𝙥𝙤𝙪𝙧𝙨𝙪𝙞𝙫𝙧𝙚 𝙪𝙣𝙚 𝙖𝙘𝙩𝙞𝙫𝙞𝙩𝙚́ 𝙢𝙖𝙡𝙜𝙧𝙚́ 𝙡𝙖 𝙙𝙤𝙪𝙡𝙚𝙪𝙧, 𝙡’𝙚́𝙥𝙪𝙞𝙨𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩, 𝙡𝙚 𝙨𝙩𝙧𝙚𝙨𝙨 𝙚𝙩 𝙡’𝙞𝙣𝙘𝙤𝙣𝙛𝙤𝙧𝙩 𝙥𝙝𝙮𝙨𝙞𝙦𝙪𝙚 𝙨𝙞𝙢𝙥𝙡𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙥𝙖𝙧𝙘𝙚 𝙦𝙪’𝙞𝙡 𝙖 𝙖𝙥𝙥𝙧𝙞𝙨 𝙖̀ 𝙥𝙚𝙧𝙨𝙞𝙨𝙩𝙚𝙧 ?

Certains chiens sont tellement engagés dans la relation humaine qu’ils iraient littéralement au bout d’eux-mêmes avant de s’arrêter. Et c’est précisément ce qui les rend à la fois extraordinaires et vulnérables. Ils sont parfois extrêmement difficiles à "lire" jusqu'à ce qu'ils tombent.

Dans les sports canins, il existe parfois une glorification implicite de cette capacité à “tout donner”. Plus le chien semble intense, plus il impressionne. Plus il continue malgré les conditions difficiles, plus on admire son courage ou sa motivation. Comme chez l'humain quoi 😅

Éthiquement, une question de pose et je pense qu’il faut faire extrêmement attention à cette vision. Parce qu’à force de valoriser les chiens qui repoussent constamment leurs limites, on finit parfois par oublier de se demander qui protège ce chien de lui-même et on tasse les autres du revers de la main.

J’ai connu des chiens qui auraient continué jusqu’à se briser. Pas parce qu’ils étaient maltraités ou que leur humain était mauvais. Souvent au contraire, ces chiens étaient profondément aimés, mais leur motivation était tellement grande que leur propre désir d’engagement devenait difficile à lire objectivement.

𝙀𝙩 𝙘’𝙚𝙨𝙩 𝙡𝙖̀ 𝙦𝙪𝙚 𝙡𝙖 𝙡𝙪𝙘𝙞𝙙𝙞𝙩𝙚́ 𝙝𝙪𝙢𝙖𝙞𝙣𝙚 𝙙𝙚𝙫𝙞𝙚𝙣𝙩 𝙛𝙤𝙣𝙙𝙖𝙢𝙚𝙣𝙩𝙖𝙡𝙚.

L’amour d’un chien pour l’effort ou l'attachement envers son humain ne doit jamais devenir une excuse pour ignorer les signaux d’usure.

Parce que l’usure ne se manifeste pas toujours brutalement. Parfois, elle s’installe lentement et c'est primordiale d'être en mesure d'identifier les signes que quelque chose ne va pas :
🚩 Récupération plus difficile
🚩 Irritabilité
🚩 Sommeil perturbé
🚩 Tensions musculaires chroniques
🚩 Perte subtile de motivation
🚩 Hyperactivation permanente
🚩 Blessures qui s’accumulent
🚩 Incapacité à réellement décrocher

Malheureusement, dans un milieu où la performance est valorisée, plusieurs de ces signes sont normalisés.

On admire les chiens toujours prêts, ceux qui explosent dès qu’ils voient leur équipement, ceux qui semblent vivre uniquement pour travailler.

Pourtant, un système nerveux incapable de ralentir n’est pas nécessairement un système nerveux équilibré. Et ça, je crois que plusieurs chiens de sport le vivent et que plusieurs personnes ferment encore les yeux.

Je me souviens particulièrement d’une compétition de bikejoring lors d’un championnat canadien. À cette période, j’effectuais un retour au vélo. Je voulais simplement retrouver mes repères, me sentir de nouveau “dans la gang”, retrouver cette sensation de faire équipe avec mon chien.

Je savais que j’étais capable malgré les enjeux de la vie familiale et un retour de grossesse, mais cette année-là, le parcours habituel avait été modifié. Au lieu d’un tracé plus roulant, rapide et stable, on se retrouvait avec un terrain beaucoup plus technique, rempli de montées rocheuses et de sections instables.

Mon vélo connaissait des problèmes mécaniques. J’ai donc emprunté celui de mon conjoint. Sur papier, ça semble banal. “Un vélo, c’est un vélo.” Sauf que non !

Pas quand tu es sensible aux changements techniques. Pas quand ton corps fonctionne au détail près. En plus, mes nouvelles chaussures à clips étaient mal ajustées pour ce vélo et ne déclippaient pas assez vite 🤣 Bref… tout ce qui pouvait nuire à ma fluidité habituelle était réuni cette journée-là.

La course se déroulait pourtant très bien. J'aurais pu fermer les yeux et Kimik m'aurait mené à la ligne d'arrivée en 1 morceau 😇

Puis nous sommes arrivés devant une montée technique particulièrement exigeante. Une pente remplie de grosses roches où je savais très bien que Kimik aurait dû fournir la majorité de l’effort pour nous sortir de là. Cétait limite acceptable pour la stabilité du chien en pleine traction dans une montée. L'équipe devant nous avait diminué le rythme et j'ai perdu la cadence en essayant de me frayer un chemin. Et c’est précisément à ce moment que quelque chose s’est replacé dans ma tête.

Oui, Kimik aurait été capable de me tirer jusqu’en haut et sans hésiter, mais ce n’était pas à lui de le faire.

Je n’étais pas suffisamment préparée techniquement pour ce type de terrain. Le sol était instable pour ses pattes. Et honnêtement, je ne trouvais pas juste de lui demander de compenser mes propres limites dans ce contexte-là. Alors j’ai débarqué du vélo pour marcher la seconde partie avec lui. J'ai laissé passer 2 équipes mieux préparées pour ne pas leur nuire. J'ai débarqué.

Pas parce que mon chien refusait.
Pas parce qu’il n’était pas capable.
Pas parce qu’on était en difficulté.

J’ai débarqué parce que je considérais que c’était un travail d’équipe et que je voulais être bonne joueuse. Si tu ne peux pas garder le rythme, tu dégages le chemin pour les autres. Par respect pour ton chien et pour ceux qui doivent le dépasser.

Nous avons terminé cette portion à la marche. Deux équipes nous ont dépassés. Puis, une fois le terrain plus stable revenu, nous sommes repartis pleine vitesse et avons même dépassé une équipe avant l’arrivée.

Après la course, une participante est venue me demander pourquoi j’étais descendue du vélo. Elle semblait sincèrement surprise lorsque je lui ai répondu que ce n’était pas à mon chien de me sortir de là.

Je pense que ma réponse résume profondément ma vision du sport canin, car plusieurs chiens auraient continué et plusieurs chiens continuent constamment.

Et c’est justement pour cette raison qu’ils ont besoin qu’on réfléchisse pour eux dans certaines situations.

Avec le recul, je crois que ce moment a marqué un tournant dans ma relation avec la compétition.

Pas parce que je n’aimais plus le sport. J’adore encore profondément bouger avec mes chiens, mais je ne me reconnaissais plus dans cette culture où le podium semblait parfois avoir plus d’importance que tout ce qui avait été construit entre le chien et l’humain pour se rendre jusque-là.

Ce que j’aime réellement, ce n’est pas de gagner. C’est cette sensation extrêmement difficile à décrire où, attachés ensemble, nous filions comme le vent avec l’impression de n’être que le prolongement l’un de l’autre.

Cette espèce de langage silencieux entre deux corps en mouvement.

Cette symbiose qu'aucun podium ne pourra jamais m'offrir d'aussi fort.

Avec Kimik, mes plus beaux souvenirs ne sont pas les compétitions, ce sont les kilomètres parcourus ensemble.
🏆 Les aventures
🏆 Les montagnes
🏆 Le silence
🏆 Le souffle du vent
🏆 Les pauses au sommet à contempler le paysage avec un morceau de saucisson partagé entre nous deux.

Parce qu’au final, la vraie réussite n’est pas d’avoir un chien performant.

C’est de construire une relation assez forte pour que, jusqu’à la toute fin, ton chien ait encore envie de partir à l’aventure avec toi.

Et ça, cette symbiose, cette fluidité dans le mouvement avec l'autre, je te le souhaite sincèrement 🧡

Et si tu l'as déjà trouvé, dis-moi comment ça se passe avec ton duo et comment tu profites de ces moments exceptionnels 👇

_____________
Photo de notre team sur le départ de cette fameuse course à Bristol Dryland. Je l'aime cette photo, car l'intensité de Kimik est tellement palpable.

Adresse

1bis Chemin Des Fontaines
Nucourt
95420

Heures d'ouverture

Lundi 09:00 - 18:00
Mardi 09:00 - 18:00
Mercredi 09:00 - 18:00
Jeudi 09:00 - 18:00
Vendredi 09:00 - 18:00
Samedi 09:00 - 18:00
Dimanche 09:00 - 18:00

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque LES CRAZY DOGS publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager