Au fond de tes yeux . Bien-être animal

Itinéraire

Au fond de tes yeux . Bien-être animal Praticienne en communication animale
Praticienne en Reiki
éducation/comportement chiens et chats
naturopathie/homéopathie
A distance sur photo uniquement

12/10/2026
11/10/2026
Après quelques mois de pause, je reprends les communications animales , les soins énergétiques à distance, les conseils ...
10/10/2026

Après quelques mois de pause, je reprends les communications animales , les soins énergétiques à distance, les conseils en naturopathie. N'hésitez pas à me contacter si vous et votre animal avez des besoins, je serai toujours là pour aider à mieux vous comprendre et ainsi mieux vivre ensemble.

06/10/2026

POURQUOI LA RÉCOMPENSE ALIMENTAIRE EST-ELLE CONTRE-PRODUCTIVE ?

La récompense alimentaire est devenue tellement banale dans l’éducation du chien qu’il est parfois difficile d’imaginer qu’elle puisse représenter un obstacle. Pourtant, dans certaines situations, elle peut détourner le chien de ce qu’il était censé apprendre. Car lorsqu’un chien reçoit une friandise pour avoir adopté un comportement, la question essentielle doit rester :
« Qu’a-t-il réellement appris ? ».

À observer son environnement afin de jauger la réalité d’un stresseur ?
À analyser une situation ?
À prendre une décision ?
À s’autoréguler ?
À trouver lui-même une stratégie qui lui permet de se sentir mieux ?

Ou a-t-il juste appris que l’exécution de tel comportement produit de la nourriture ?

La différence est fondamentale.

>>> LA FRIANDISE PEUT DÉTOURNER L’ATTENTION
Un chien en pleine découverte de son environnement a énormément de choses à observer, sentir, écouter et intégrer.
Or, si l’humain.e devient essentiellement le distributeur de nourriture, une partie de cette attention se déplace sur lui.
Le chien regarde la main, surveille la sacoche, anticipe le geste.
L’humain.e devient alors moins un partenaire avec lequel on partage une expérience qu’une source de bonbons à surveiller. Et l’environnement passe au second plan alors qu’il est le meilleur moyen d’aider un chien.

>>> ELLE PEUT AUSSI AUGMENTER L’EXCITATION OU LA FRUSTRATION
La nourriture n’est pas émotionnellement neutre.
Chez certains chiens, elle augmente fortement l’excitation : anticipation, agitation, fixation sur la main ou sur la sacoche, comportements de sollicitation… Chez d’autres, elle peut générer de la frustration.
- Parce que la récompense n’arrive pas assez vite.
- Parce qu’elle n’arrive pas à chaque fois.
- Parce que le chien pense avoir « fait ce qu’il fallait » et ne comprend pas pourquoi elle ne vient pas.

On peut alors créer une succession de comportements tournés vers l’obtention de la récompense plutôt que vers la compréhension de la situation. Et plus le chien se focalise sur l’issue alimentaire, moins il est disponible pour ce qui se passe réellement autour de lui.

>>> UNE RÉUSSITE QUI PEUT ÊTRE TROMPEUSE
C’est un piège des plus subtils.
Un chien qui s’assoit immédiatement quand on lui demande peut donner l’impression qu’il a parfaitement compris qu’en présence d’une voiture il faut faire attention.
Un chien qui revient parce qu’il sait qu’une friandise l’attend peut donner l’impression d’avoir une excellente relation avec son humain.e
Un chien qui cesse de regarder un congénère parce qu’on lui présente de la nourriture peut donner l’impression de s’être désengagé de la situation.

Mais le comportement observable ne nous renseigne pas du tout sur ce qui s’est réellement passé dans la tête de ce chien.
- A-t-il compris ?
- A-t-il appris à gérer la situation des voitures ?
- A-t-il modifié ses perceptions envers les autres chiens ?
- A-t-il développé une capacité d’autorégulation ?
Ou a-t-il simplement appris à reproduire une réponse limitée dans un contexte suffisamment conditionné pour obtenir un comportement ?

C’est là que la réussite est un leurre.

>>> APPRENDRE UN COMPORTEMENT VERSUS APPRENDRE À SE COMPORTER
La distinction est essentielle !
On peut obtenir beaucoup de comportements grâce au conditionnement sans pour autant aider le chien à mieux comprendre ce qu’il vit.

Mais si chacune de ces réponses dépend d’un système de récompenses, que se passe-t-il lorsque le contexte change ? Lorsque la récompense disparaît ? Lorsque l’environnement devient plus complexe ? Lorsque l’émotion augmente ?

Le chien peut ne plus « produire la réponse attendue » parce qu’il n’a pas appris ce qu’il doit faire de ce qu’il ressent (par exemple, si une voiture me fait peur, je peux prendre la décision de m’en éloigner ou de me placer derrière mon humain.e au lieu de sauter sur elle).

C’est pourquoi certains comportements semblent parfaitement acquis dans un contexte et disparaissent totalement dans un autre.

>>> DANS UNE APPROCHE DÉVELOPPANTE, L’OBJECTIF EST DIFFÉRENT
Lorsqu’on travaille avec la sphère neurologique d’un chien, l’objectif n’est pas jamais d’obtenir une réponse comportementale conditionnée. Il consiste à lui permettre de développer progressivement des capacités d’autorégulation.

Pour cela, il faut pouvoir lui offrir des conditions environnementales suffisamment adaptées pour qu’il puisse observer, explorer, traiter les informations, expérimenter, faire des choix et découvrir ce qui lui permet de retrouver un état émotionnel plus stable.

Le chien devient alors acteur de son propre développement, et c’est là que la distribution systématique de friandises devient contradictoire.

Elle introduit une motivation extérieure qui va prendre le dessus sur l’expérience elle-même.

Le chien ne découvre plus « Qu’est-ce que cette situation me fait ? » ou « De quoi ai-je besoin ? » ou « Est-ce que je peux m’approcher ? » ou « Est-ce que j’ai besoin de distance ? » ou « Comment puis-je retrouver mon calme ?, il apprend à chercher « Qu’est-ce que je dois faire pour obtenir ma friandise ? ».

Ce n’est pas du tout le même apprentissage !

>>> APPRENDRE POUR SOI
Dans une approche véritablement développante, on cherche à amener le chien à mieux se connaître, à identifier progressivement ses propres besoins, à expérimenter les conséquences de ses choix de manière encadrée, à développer des réponses comportementales adaptées parce qu’elles lui permettent de vivre plus harmonieusement.

Autrement dit, le comportement devient progressivement auto-renforçant parce qu’il produit pour le chien une conséquence fonctionnelle, bénéfique et apaisante.

- S’éloigner d’un stresseur permet de retrouver son calme.
- Ralentir permet de retrouver de la disponibilité.
- Explorer permet de se donner le change et de trouver des informations.
- Revenir vers son humain.e permet de retrouver la rassurance.
Etc.
Le chien apprend alors quelque chose de beaucoup plus précieux qu’un comportement récompensé : il apprend à se comporter dans la vie.

>>> POURQUOI LES PROGRÈS SE FONT ATTENDRE
Quand on cherche à modifier uniquement ce que le chien fait, on peut obtenir des résultats rapidement, mais des résultats fragiles, puis, plus aucun résultat.
En revanche, quand l’objectif est de modifier la manière dont le chien traite son environnement et régule ses réponses, le processus est différent.
D’abord, il demande du temps et de l’observation. Ensuite, il requiert la mise en place des conditions environnementales adaptées et la répétition d’expériences pertinentes. Enfin, il exige la possibilité pour le chien de vivre réellement ces expériences.

Cela n’arrivera pas si la friandise devient un écran entre le chien et le reste. Car si nous voulons qu’il apprenne à juger la réalité de son environnement, il faut cesser de lui demander d’être obsessionnel de nous-même.
Si nous voulons qu’il apprenne à se réguler, il faut cesser de chercher à contrôler ses réponses en se montrant omniprésent. Et si nous voulons qu’il adopte des comportements sains pour lui-même, il faut lui permettre de les découvrir.

Le chien a terriblement besoin d’apprendre à comprendre ce qu’il vit, à se connaître et à trouver lui-même des réponses adaptées. Et ce n’est pas en le récompensant avec de la nourriture qu’on y parviendra. Dans le travail sur la sphère neurologique qui consiste à aider un chien à s'autoréguler en le plaçant dans des conditions environnementales optimales, l'acte de distribuer des friandises est totalement contradictoire.

Le sujet est largement développé dans le livre :
"L'éducation du chien · De l'enfant : une analogie taboue ?" sorti en juin.
Désormais disponible sur shop.cynoconsult.fr / Amazon / Bookelis / Dépositaires.
Tous formats

Infos études et stages de terrain : contact .fr

30/09/2026

La canette remplie de clous ou cailloux
le jet d’eau ou tout autre procédé.

L'illusion des punitions et des méthodes coercitives

On a tous déjà entendu parler de ces vieilles astuces pour stopper net un comportement : lancer une canette remplie de clous, utiliser un jet d'eau, ou pire, recourir au collier étrangleur ou électrique.

Sur le moment, le chien s'arrête. Mais cette efficacité n'est qu'une illusion : il fige son comportement uniquement par peur ou pour éviter la douleur.
Il n'apprend absolument rien. Il subit la situation sans jamais comprendre quelle aurait été la bonne attitude à adopter.

L'approche éthologique : comprendre pour mieux guider

Aujourd'hui, l'étude du comportement canin nous prouve qu'il ne suffit pas de bloquer un problème en surface.
Pour obtenir un chien serein et bien dans ses pattes, l’équilibre canin se base sur plusieurs piliers :

* Identifier la vraie cause : Analyser ce que ressent ton chien et l'émotion qui déclenche sa réaction.

* Respecter son espace : Prendre en compte ses distances de confort pour qu'il se sente en sécurité avant tout apprentissage.

* Proposer des alternatives : Lui enseigner calmement de nouvelles stratégies et quoi faire à la place, plutôt que de simplement l'interdire.

L’astuce d’Arnaud : on abandonne la contrainte et la peur pour construire une relation d'équipe avec son chien, basée sur la confiance, la bienveillance et la compréhension mutuelle.

Le mythe du chien « dominant » et du fameux mâle Alpha

Pendant des années, on a cru que le chien cherchait à tout prix à dominer sa famille humaine. Cette fausse croyance a malheureusement justifié des méthodes dures et de l'intimidation pour « s'imposer » et le soumettre.

Ce que nous dit la science aujourd'hui : Il faut oublier cette théorie !

Elle était basée sur d'anciennes études faussées, observant des loups stressés en captivité. Dans la nature, une meute est avant tout une famille qui coopère.
Surtout, ton chien sait très bien que tu n'es pas de la même espèce que lui : il ne cherche donc pas du tout à te piquer ta place de leader !

Pourquoi adopte-t-il alors ces comportements ?
Si ton chien tire en laisse, monte sur le canapé ou vole un bout de nourriture, ce n'est jamais pour te dominer.

C'est en réalité :

* Un besoin non comblé (manque d'activité, besoin d'exploration...).
* Une difficulté à gérer ses émotions (stress, anxiété, frustration).
* Une simple habitude : il a compris que ce comportement fonctionnait par le passé, tout simplement.

L’astuce d’Arnaud : chercher à instaurer un rapport de force ne fait que détruire la confiance et augmenter le stress de ton chien. Oublie le rôle de « chef de meute » : le but est de devenir un guide rassurant pour lui, avec une approche basée sur la compréhension et le respect.

Ce que la peur et la douleur provoquent chez ton chien

Dans la science de l'apprentissage, utiliser des méthodes destinées à faire mal ou à effrayer porte des noms très précis :

* La punition positive : Ajouter une sensation désagréable pour stopper un comportement (par exemple, un coup de sonnette sur le collier).

* Le renforcement négatif : Maintenir une pression ou une gêne, et la relâcher uniquement quand le chien finit par céder.

Mais au-delà de ces termes techniques, le constat est aujourd'hui sans appel.
Éduquer par la contrainte n'a rien d'anodin. L'utilisation de ces méthodes toxiques provoque des dégâts profonds et sévères, aussi bien sur la santé physique de ton chien que sur son équilibre mental.

L’astuce d’Arnaud : on ne peut pas construire une relation saine sur le stress.
Une approche éthologique pour un chien serein exclut totalement ces pratiques destructrices.

Le stress invisible : ce qui se passe dans le corps de ton chien

Quand on utilise ces outils, les dégâts ne sont pas seulement comportementaux : ils sont physiques.
Pour le prouver, des chercheurs ont récemment comparé des chiens éduqués par la contrainte à d'autres guidés par la récompense.
Pour mesurer objectivement leur mal-être, ils ont analysé leur taux de cortisol, qui est l'hormone du stress.

Les résultats scientifiques sont sans appel :

* L'utilisation de méthodes dures fait littéralement exploser le niveau de stress du chien pendant et après l'entraînement.

* Les outils coercitifs, provoquent des pics de cortisol très intenses, plongeant l'animal dans une véritable détresse physiologique.

En clair, un chien soumis à la coercition n'est pas un chien attentif qui obéit.
C'est un animal dont le corps est en état d'alerte maximum et qui tente simplement de survivre à la situation.
À l'inverse, choisir la bienveillance permet de maintenir son équilibre émotionnel, la seule base solide pour un apprentissage serein.

Savoir lire les appels à l'aide de ton chien

En plus du pic de stress invisible à l'intérieur de leur corps, les chiens éduqués par la contrainte expriment leur mal-être de manière très visible. Ils multiplient ce qu'on appelle les signaux d'apaisement et de stress.
Cela se traduit par des comportements subtils mais qui en disent long :

* Se lécher très souvent la truffe.
* Bâiller à répétition.
* Haleter de manière excessive (sans avoir chaud ni avoir couru).
* Gémir, se faire tout petit ou fuir du regard.

Malheureusement, ceux qui utilisent la force ignorent souvent ce langage corporel ou l'interprètent totalement de travers. Pourtant, ces signaux sont une véritable sonnette d'alarme : ils prouvent que le chien est en grande détresse et que son bien-être s'effondre complètement pendant l'exercice.
Savoir observer et écouter ces signaux, c'est la première étape indispensable pour éduquer ton chien dans le respect et la bienveillance.

Quand le chien s'attend au pire :
l'impact à long terme sur sa santé mentale

Les dégâts de l'éducation par la peur ne s'arrêtent malheureusement pas à la fin de la séance d'entraînement. Ils modifient profondément, et durablement, la façon dont ton chien perçoit le monde au quotidien.
Pour le prouver, des scientifiques ont testé l'état d'esprit de plusieurs chiens face à une situation incertaine (comme une gamelle placée à un endroit inhabituel, sans qu'on sache si elle contient de la nourriture ou non). Le constat est frappant : les chiens éduqués avec la contrainte hésitent énormément avant d'approcher.

Un véritable pessimisme chronique
C'est ce que la science appelle un « biais pessimiste ». À force de vivre dans un environnement où la moindre action peut déclencher une punition, une douleur ou un coup de stress, le chien finit par s'attendre systématiquement au pire. Il a peur de se tromper, alors il n'ose plus rien proposer ni prendre d'initiatives.
Ce pessimisme constant et cette anxiété d'anticipation ressemblent de très près à la dépression chez l'humain.
En clair : utiliser la force ne fait pas qu'obtenir une obéissance mécanique sur le moment, cela détruit à petit feu la santé mentale et la joie de vivre de ton chien.

Cacher le problème au lieu de le résoudre : le danger de la répression

Quand on utilise un outil coercitif, le chien arrête immédiatement d'aboyer.
Pour l'humain, ça a l'air magique : le problème semble réglé.
Mais c'est une énorme illusion.
En réalité, on a juste bloqué la réaction du chien par la douleur, sans jamais soigner l'émotion qui l'a provoquée.

La douleur aggrave le mal-être

Si ton chien réagit face à un autre chien, c'est généralement par peur, anxiété ou frustration.
Lui infliger un choc à ce moment-là ne va pas du tout l'apaiser !
Au contraire, sa détresse va exploser. Il va simplement associer la présence de l'autre chien à la douleur qu'il vient de subir.

La bombe à retardement : punir les signaux d'avertissement

C'est ce qu'on appelle la « suppression comportementale », et c'est extrêmement dangereux.
Un chien qui grogne, c'est un chien qui communique et qui dit poliment : « j'ai peur, éloigne-toi ».
Si tu le punis pour ça, il apprend simplement qu'il n'a plus le droit de s'exprimer.
Le grognement (l'avertissement) disparaît, mais la peur reste intacte.

Le grand risque ?
La prochaine fois qu'il se sentira menacé, comme il a compris qu'il n'avait plus le droit de prévenir, il passera directement à la morsure.
D'ailleurs, les études le prouvent : utiliser la punition augmente considérablement les risques que le chien devienne agressif, y compris envers sa propre famille.

Quand l'« obéissance » n'est en fait que de la détresse

Si un chien subit des contraintes répétées (force, punitions, immersion forcée) sans pouvoir y échapper, il finit par développer ce que la science appelle la détresse acquise (ou impuissance apprise).
Le chien arrête de se débattre, ne réagit plus et semble « calme ».

Mais attention : il n'est ni détendu, ni obéissant.
Son système nerveux a simplement capitulé. Il se résigne, s'éteint et plonge dans un état d'apathie proche de la dépression clinique.
Confondre un animal qui a psychologiquement baissé les bras avec un chien bien éduqué est une grave erreur.

L'alternative éthologique : changer l'émotion en profondeur

Heureusement, la science nous guide aujourd'hui vers une éducation respectueuse. Au lieu de bloquer un comportement par la force, le but est de modifier ce que le chien ressent vraiment.

Pour aider un chien réactif ou craintif, on s'appuie sur trois piliers :

* Respecter sa zone de confort (la gestion de l'environnement) : On ne jette jamais le chien dans une situation ingérable. On le maintient à une distance où il se sent en sécurité, car c'est la seule condition pour que son cerveau soit capable d'apprendre de nouvelles choses.

* La désensibilisation : On l'expose à ce qui le stresse de manière ultra-progressive (de très loin au début, ou très doucement), en s'assurant de ne jamais déclencher de panique.

* Le contre-conditionnement : On associe ce déclencheur effrayant à quelque chose d'incroyablement positif pour lui (une récompense alimentaire de grande valeur, un jeu).
Le but ? Reprogrammer son émotion. Le chien finit par comprendre que l'apparition de la chose qui lui faisait peur annonce finalement un événement très agréable.

Pour finir : Continuer d'utiliser la peur, la surprise ou la force (comme les jets d'eau ou les canettes bruyantes) repose sur des croyances totalement dépassées.
Oui, ça peut stopper le chien sur le moment, mais le prix à payer est dramatique : stress chronique, pessimisme et détresse profonde.
On l'a vu : bloquer un comportement ne soigne jamais l'émotion qui se cache derrière.
Pire, en punissant ton chien lorsqu'il essaie de communiquer son mal-être, tu supprimes ses signaux d'avertissement et tu augmentes considérablement le risque de morsure.

La science au service de la bienveillance
Aujourd'hui, éduquer son chien n'est plus une histoire de domination, de hiérarchie ou de rapport de force. C'est une approche bienveillante , logique et respectueuse :

* Prendre en compte ses émotions et sa façon de percevoir le monde.
* Transformer ses peurs en associations positives.
* Lui apprendre quoi faire à la place grâce à la récompense.

Faire le choix de l'éducation éthique et bienveillante n'est plus seulement une question de sensibilité personnelle.
C'est tout simplement la seule et unique voie possible pour garantir un apprentissage solide, et offrir à ton compagnon la vie équilibrée, sereine et heureuse qu'il mérite.

Pour une autre vision du chien
Arnaud — Cyno7vallées

29/09/2026

LA MAISON EST PLEINE DE JOUETS MAIS IL S’ENNUIE…

Le sol est parsemé de jouets en tous genres mais votre chien ne joue avec rien. Il vous demande constamment des interactions et montre des difficultés à se poser.

Si vous relisez cette phrase, vous observerez peut-être que les causes de vos difficultés se trouvent dans la situation décrite.

>>> LE SOL EST PARSEMÉ DE JOUETS

Il est très répandu de répondre à l’ennui de son chien par l’abondance de jouets qu’on lui propose.
Mais un peu comme avec l’enfant, on constatera que passée la première fois (où le jouet est nouveau), le chien ne s’y intéressera pas. Il rejoindra les autres, laissés au sol, déplacés de temps en temps sans grande conviction.
Et c’est normal parce qu’ici on a confondu « occupation » et « jouet » et aussi, on n’a pas compris que ce qui est constamment disponible peu vite perdre de son intérêt. Une occupation digne de ce nom se doit de rester motivante. Pour cela, elle devrait permettre de « faire », « d’accomplir ».

>>> IL DEMANDE CONSTAMMENT DES INTERACTIONS

Le chien ne peut socialement jouer seul. Ici, on confond encore « jouer » et « faire ». Le chien peut avoir des activités solitaires, mais cela ne signifie pas qu’il « joue » avec lui-même.

Un chien ne jouera donc pas seul, par contre il « fera » ou « imaginera » beaucoup de choses seul comme « enterrer une peluche en peau de lapin pour faire comme s’il s’agissait d’une proie » ou « harceler un jouet en aboyant sur lui » comme s’il était vivant. Ici le chien ne joue pas vraiment, il « accomplit » des actions très précises qui satisfont ses patrons moteurs.

Cet amalgame entre « jouer » et « faire » est problématique car il peut créer des problèmes d’autonomie.

En effet, un chien peut mastiquer seul (une peau séchée, une oreille de porc, etc.) mais sa b***e, il viendra évidemment vous l’apporter pour que vous fassiez ce que vous lui avez appris : la lui lancer pour qu’il aille la chercher. Ce n’est pas un problème en soi si la séquence est courte et que votre chien sait faire autre chose pour s’occuper. La difficulté commence réellement quand le chien apprend très tôt qu’à la maison c’est de cette façon qu’on interagit pour ne pas s’ennuyer. En somme vous devenez sans le savoir une source de divertissement pour lui au lieu de lui enseigner l’autonomie.

>>> IL MONTRE DES DIFFICULTÉS À SE POSER

C’est une conséquence possible du manque d’autonomie et le signe que le chien a appris à rechercher systématiquement l’interaction humaine dès qu’il ne sait plus quoi faire.

« Il me suit partout ».
« Il veut toujours jouer avec moi ».
« Il ne s’intéresse pas à ses jouets ».
« Je n’ai pas le droit d’être occupée ».
« Il tourne en rond ».
Etc.

Mais si votre chien croit qu’à la maison vous existez pour le divertir, si son éducation n’a pas enseigné que le foyer est un lieu de sécurisation, de repas, d’affection, d’interactions calmes et de jeux exceptionnels, s’il est entouré de dizaines de jouets inutiles qui le renvoient tous à l’interaction avec vous, votre jeune chien n’est pas dans les meilleurs dispositions pour apprendre à s’occuper seul et à aimer se poser tranquillement chez lui.

Il est important d’agir car c’est une difficulté qui semble anodine mais qui peut engendrer des hyperactivités totalement artificielles, c’est-à-dire une agitation chronique et des comportements d’excitation qui finissent par donner l’impression d’un chien hyperactif.

>>> ALORS QUE FAIRE ?

- On range les jouets et on s’habitue à les sortir à des moments exceptionnels où l’on est disponible, sur une courte durée, de préférence dans le jardin, et surtout, on annonce au chien quand le jeu est terminé en disant « c’est tout » et en rangeant les jouets.
- Un ou deux jouets pourront rester à sa disposition (tout nouveaux, neutres de toute association) qu’on ne touchera pas et qu’il identifiera comme ceux qu’il saisit quand ses émotions l’emportent. Exemple : on sonne, il ramasse son jouet et le secoue. Ici, ce n’est pas un jouet interactif mais un objet de décharge émotionnelle qui lui permet de s’autoréguler.
- On propose quotidiennement de la mastication et/ou du léchage de qualité et adapté. Cette activité comblera les besoins de préhension par la gu**le et participera à développer l’autonomie dans le sens « ne pas systématiquement solliciter l’humain pour s’occuper ».
- On continue évidemment de se promener avec son chien, un vrai moment de rencontre et d’interaction de qualité, hors du foyer.

Enfin gardez à l’esprit que le coeur du problème n’est pas forcément que le chien a plein de jouets, c’est surtout qu’inconsciemment, on lui a appris que « ne rien faire » n’existe pas, et que toute période d’inactivité doit être immédiatement remplie. Car disons-le, certains chiens peuvent vivre avec beaucoup de jouets, et ne pas tourner en rond ni vouloir constamment interagir avec leurs gardiens à la maison. Ne rien faire est une compétence qui s’apprend 😉

Cynoconsult / Audrey Ventura

"L'éducation du chien · De l'enfant : une analogie taboue ?" est sorti en juin.

Désormais disponible sur shop.cynoconsult.fr / Amazon / Bookelis / Dépositaires.
Tous formats

Infos études et stages de terrain : contact .fr

26/09/2026

*** OUVERTURE DE LA SAISON DE CHASSE ***
Pour promener nos chiens en toute sécurité...

Contrairement aux idées reçues, la reprise de la chasse ne signifie pas que les chiens doivent légalement être tenus en laisse partout et tout le temps. En revanche, la saison de chasse impose de raisonner davantage en termes de sécurité, de lieu, de signalisation et de contrôle de nos chiens. Selon les textes en vigueur, notamment le Code de l’environnement, l’arrêté sur la divagation des chiens, ainsi que les recommandations de l’OFB et de l’ONF, voici ce qu’il faut savoir avant de sortir en forêt.

>>> Avant de partir : le premier réflexe, c'est de vérifier où l'on va
En période de chasse, les balades ne peuvent plus être choisies au hasard. Il convient de :
• vérifier si le secteur est concerné par des jours de chasse
• consulter le calendrier de chasse lorsqu'il existe
• regarder les éventuels panneaux sur place
• vérifier les réglementations particulières de la commune et / ou du département
• privilégier, lorsque c'est possible, les itinéraires clairement identifiés et fréquentés par les promeneurs.

En forêt domaniale, l'ONF publie notamment des calendriers de chasse permettant de connaître les jours concernés et, dans certains massifs, les lots chassés. Des panneaux peuvent également signaler une chasse en cours. Attention de ne pas systématiquement considérer comme « non chassé » un chemin balisé.

>>> Concernant le chien : que dit la loi ?
Affirmer « en période de chasse, les chiens doivent être attachés » est faux en tant que règle générale nationale. La réglementation nationale ne prévoit pas une obligation générale de tenir son chien en laisse simplement parce que la chasse est ouverte.

En revanche, le chien doit rester sous la surveillance de la personne qui l’a sous sa garde et ne pas être en état de divagation. Le Code rural considère notamment comme étant en divagation un chien qui n'est plus sous la surveillance effective de son maître, qui se trouve hors de portée de voix ou d'un instrument sonore permettant son rappel, ou qui est à plus de 100 mètres de la personne qui en est responsable.

Mais il existe une règle spécifique en forêt :
Du 15 avril au 30 juin (période de reproduction), les chiens doivent être tenus en laisse en dehors des allées forestières. Le terme « allée forestière » ne désigne pas uniquement une belle route forestière.
L'ONF précise qu'il peut s'agir de routes, chemins et sentiers forestiers, notamment les GR et chemins de promenade. En revanche, les cloisonnements forestiers, pare-feu et limites de parcelles ne sont pas considérés comme des allées forestières.

Entre le 1er juillet et le 14 avril, cette obligation saisonnière de laisse hors des allées forestières ne s'applique pas. Mais cela ne signifie pas pour autant que le chien peut aller partout : les règles de divagation et les éventuelles réglementations locales restent applicables.

>>> « Pleine forêt » versus « sentier » : une nuance importante
En dehors de la période 15 avril–30 juin, il n'existe pas de règle nationale disant « Le chien doit être attaché dans la forêt ». Retenons plutôt que le chien doit rester sous contrôle et ne pas divaguer.

Attention, des règles locales peuvent être plus restrictives : commune, espace protégé, forêt particulière, règlement du site, etc. L'ONF recommande par ailleurs de rester sur les sentiers, pour des raisons de protection de la forêt et de sécurité.

>>> Alors, que faire pendant la saison de chasse ?
Ici, il convient vraiment de distinguer la loi et la prudence.
- Dans un secteur où aucune chasse n'est signalée, un chien peut être détaché s'il reste réellement sous contrôle, dans le respect des règles locales.
- Dans un secteur où une chasse est signalée, il est vraiment conseillé d’employer une longe, non pas parce que « la loi oblige les chiens à être attachés pendant la chasse », mais parce que cela permet :
• d'éviter que le chien parte poursuivre un animal déjà chassé par les hommes
• d'éviter qu'il s'éloigne du chemin et se perde
• de pouvoir faire demi-tour rapidement en cas de coups de feu
• de réduire le risque de rencontre imprévisible avec des chasseurs ou des chiens de chasse.

Si une chasse est en cours sur le secteur, mieux vaut choisir de ne pas y entrer. L'ONF indique d'ailleurs que les activités de promenade restent possibles pendant la saison de chasse dans certaines forêts domaniales, mais recommande de consulter les calendriers, d'identifier les lots chassés et de tenir compte de la signalisation sur place.

>>> Quel matériel choisir ?
Pour nos chiens :
• collier GPS
• harnais bien ajusté
• dossard phosphorescent de signalisation
• longe de dix mètres avec mousqueton sécurisé
• médaille avec numéro de téléphone
• identification à jour
• une petite lampe si la balade est offerte à la tombée du jour

Pour nous :
• téléphone chargé
• itinéraire enregistré ou carte hors connexion
• dossard phosphorescent de signalisation

Attention car dans le contexte de la balade en forêt en période de chasse, tous les chiens sans exception peuvent perdre leur rappel. La faune en panique bouge beaucoup, les odeurs sont partout… Un chevreuil qui surgit, des chiens courants, un coup de feu, une odeur très stimulante… peuvent radicalement altérer le comportement de nos chiens. C’est pourquoi, même si la loi n’oblige pas l’attache universelle, la longe est vivement recommandée.

>>> Que faire en cas de coups de feu ?
On ne cherche pas à savoir d'où vient le coup de feu ou à rationaliser le degré du danger. On rappelle son chien, on le rattache et on s'éloigne. Si l'on rencontre des chasseurs :
• on garde son chien près de soi
• on reste visible
• on évite de traverser une zone manifestement chassée
• on suit la signalisation
• on peut simplement demander si le secteur est chassé et quel itinéraire permet de passer en sécurité.

L'OFB rappelle que la sécurité des chasseurs et des non-chasseurs fait partie des priorités de la réglementation et que des règles départementales spécifiques peuvent compléter les règles nationales. N’oublions pas que la liberté de nos chiens doit toujours se mesurer en fonction du contexte dans lequel ils ont à évoluer. La loi est une chose, le bon sens en est une autre…

Audrey VENTURA / Cynoconsult

"L'éducation du chien · De l'enfant : une analogie taboue ?" est sorti en juin.

Désormais disponible sur shop.cynoconsult.fr / Amazon / Bookelis / Dépositaires.
Tous formats

Infos études et stages de terrain : contact .fr

Adresse

Nice
06000

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Au fond de tes yeux . Bien-être animal publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Raccourcis

Partager