05/06/2026
Je ne repartage pas souvent des publications d'autres personnes sur cette page
Mais là, ce poste résume à lui seul beaucoup de mes réflexions dans le projet d'élevage des Roses de Talia et par la suite, celui des Compagnons de Talil
Je vous laisse en apprécier toutes l'émotion et la vérité
🔥 Aujourd'hui, le milieu de l'élevage s'écroule.
C'est le bilan comptable de la SCC qui fait grincer des dents.
Ce sont les bilans comptables des clubs de race qui montrent des structures en déclin.
Aujourd'hui, les éleveurs, les anciens, se plaignent, accusent, montrent du doigt l'évolution des races.
Des races travaillées hors standard.
Des races créées.
Des races qui disparaissent.
Un milieu placé sous le feu des critiques de la protection animale, du récent reportage d'Hugo Clément, et des réglementations de l'Union européenne.
❓ À qui la faute ?
La faute à 30 années d'élitisme.
La faute à 30 années de coups bas, de crasses, de messes basses et de volonté de nuire aux races en refusant de brasser les lignées pour ne surtout pas travailler avec untel ou untel, par vanité, sans considérations pour la race... cocasse pour des puristes.
La faute à l'utilisation abusive de la consanguinité sous couvert de cette fameuse affirmation :
« Quand c'est bien fait, ça ramène du type en tête. »
Il suffit pourtant de tester les chiens (ADN) pour voir apparaître le coefficient de consanguinité réel....
Celui qui n'apparaît pas au premier abord sur le pedigree. Celui dont on ne parle pas. Celui qui existe depuis avant l'obligation de l'affiliation ADN et à l'époque des papiers parfois trafiqués pour le cacher... l'ADN, lui... ne ment pas.
La faute aux juges arrangeants.
La faute au copinage.
La faute aux "coucheries" (il paraît... mais vu le nombre d'hysteriques soit les juges sont très mauvais en tout, soit c'est une légende).
La faute au manque de contrôles des services sanitaires et vétérinaires.
La faute à ces 30 années passées à ne pas vouloir former les nouveaux éleveurs, à vouloir à tout prix garder son petit savoir dans son petit groupe.
La faute à 30 années passées à se gaver sans fin.
Les éleveurs et la SCC n'ont aujourd'hui que ce qu'ils méritent.
Et nous, les "nouveaux", ne voulons pas payer pour les 30 dernières années de grand n'importe quoi élitiste.
La passion n'excuse pas tout et rien ne justifie ce que 30 années d'excès ont fait subir aux chiens.
🐾 Les nouveaux éleveurs se cherchent.
Ils créent des races.
Ils brassent les lignées.
Ils refusent de travailler dans une continuité devenue amère.
Parfois bien, et je pense faire partie de ceux qui font bien.
Parfois mal.
Parfois très mal.
Mais comment bien faire dans un milieu qui s'effondre ?
Sans mentors objectifs ?
Loin des cancans ?
Loin des règlements de comptes ?
Avec un pool génétique parfois déjà fragilisé ? Voir franchement dégueulasse.
Qui prend réellement les adoptants pour des c0ns quand on voit ce que certaines races anciennes sont devenues ?
Quand on voit ce que l'argent qu'ils investissent représente parfois aux yeux de certains éleveurs ?
Quand les principaux arguments de vente deviennent les cocardes ?
🏆 Qui a encore envie de participer, ou même de venir en visiteur, à des expositions canines organisées sur le parking d'une arrière-cour de zone industrielle ?
Avec des lots dérisoires.
Avec des cocardes bricolées au rayon loisirs créatifs.
Pour être jugé par des juges qui, de toute façon, ne jugent parfois plus les chiens mais se montrent complaisants avec les copains.
Tout ça pour les regarder "briller en société" entre eux.
Sur des tables en plastique.
Un cubi de vin bon marché à proximité.
Le gobelet en plastique à la main.
Elle est là, l'élite de la cynophilie française. 🍷
Et je ne parle même pas du prix des inscriptions (et de l'essence), ça fait beaucoup d'argent dépensé pour finir avec un gobelet et du vinaigre.
Nous sommes loin d'une époque où concourir avait du sens.
Loin d'une époque où les critiques des juges étaient utiles et objectives.
Loin d'une époque où participer à un championnat (par exemple) signifiait retenir son souffle et rassembler son courage pour défendre son travail.
Je regarde les photos de ma grand-mère présentant deux de ses chiennes Dogues Allemands en 1972 avec beaucoup de tendresse.
Une élégance rare.
Loin de la vulgarité et de la pauvreté intellectuelle d'une partie de l'élite actuelle.
La cynophilie évolue.
En bien ou en mal ?
Difficile à dire.
Pour ma part, j'ai fait mon choix.
🐶 Je fais des chiens de famille.
🐶 Des chiens équilibrés.
🐶 Des chiens qui respectent le standard de leur race.
🐶 Des chiens en bonne santé.
Je travaille à l'amélioration de ce que je maîtrise dans mes races.
Je travaille avant tout au service de mes familles, qui souhaitent avant tout un compagnon de vie, un ami, un membre de la famille.
C'est à elles que je dois rendre des comptes.
Les expositions ne m'intéressent plus depuis longtemps.
Depuis que j'ai compris ce qu'il se passait réellement depuis l'époque de ma grand-mère, dont le sang de certains chiens perdure encore au fil des générations, comme j'ai pu le constater en retraçant certains pedigrees récemment.
Une trace d'un beau travail.
Une trace d'un temps ancien.
Je laisse les petites rivalités mesquines se déchirer entre elles.
Mon temps appartient à ma famille.
À mes chiens.
À mes adoptants.
Et nous sommes nombreux, parmi les "nouveaux" éleveurs, à faire de belles choses dans un milieu noirci par l'orgueil de 30 années de magouilles cynophiles.
Inutile de venir insulter et dénigrer quotidiennement le travail actuel, que ce soit ici ou chez mes jeunes collègues.
Après 30 ans passés à se rincer, il était évident qu'un jour il faudrait payer l'addition.
Carmen