03/09/2026
Un peu d’humour pour la rentrée 😉
LA RENTREE
Ça y est , c'est la rentrée.
Ce moment merveilleux de l’année où les enfants retournent à l’école en marchant comme des canards arthrosiques dans leurs chaussures neuves , avec une trousse contenant 47 feutres qui n’en comptera plus que 12 vendredi, et la ferme intention de savoir avec qui ils sont dans la classe avant même de connaître le prénom de leur maîtresse.
Bonne rentrée donc aux enfants, qui vont retrouver les copains, comparer les cartables, découvrir leur nouvelle classe et rentrer ce soir avec une quantité d’informations esseentielles. A savoir :
« La maîtresse elle est gentille. »
« Mathéo il est pas dans ma classe. »
« J’ai perdu mon taille-crayon. »
Et, dès demain matin sur le chemin de l'école :
« J’ai sport mais je sais plus s’il fallait prendre des baskets. »
Bonne rentrée aussi aux parents qui, après deux mois à jongler entre vacances, centres aérés, grands-parents, cousins, journées de télétravail avec un enfant qui demande à manger toutes les quarante-sept minutes et les activités destinées à les « occuper un peu », vont enfin retrouver une vie à peu près organisée....Après avoir gérer les devoirs, les réunions de rentrée, Pronote, les certificats, le judo du mardi, l’orthodontiste du jeudi ( celle la elle est pour moi ), les chaussures oubliées au gymnase et le fameux papier distribué lundi qu’il fallait ABSOLUMENT rendre mardi mais dont l’existence ne vous sera révélée que mercredi.
Mais surtout, aujourd’hui, j’ai une pensée émue pour tous les professionnels du cheval.
Parce que pour eux aussi, septembre marque le début d'une nouvelle année scolaire.
Les poneys n’ont pas de cartable, certes.
Mais ils vont reprendre le boulot quand même.
Et surtout, ils vont devoir gerer leur arrivée...car le jour est venu. Qui ça ? Ba les petits débutants. Les bébés moldus ❤️
Une armée de mini-cavaliers de 4,5 ou 6 ans débarquant au poney-club avec des bottes Decathlon , une bombe encore munie de l’étiquette et un pantalon d’équitation acheté « un peu grand pour qu’il fasse l’année ». Ou parfois juste un jogging et des bottes de pluie 🤷 pour les parents qui ne veulent pas investir dans du matos qui brillerai davantage que les perspectives d’avenir à cheval de leurs chères têtes blondes...et les parents ! Parlons en.
Le parent enthousiaste qui a déjà regardé les tarifs pour acheter un poney alors que l’enfant n’est pas encore monté dessus.
Le parent angoissé qui demande :
« Il est gentil celui-là ? »
Oui.
« Il ne mord pas ? »
Normalement non.
« Il ne donne pas de coups de pied ? »
Rarement
« Il peut tomber ? »
Le poney? non ...!
Et puis viendra les fameuses question du genre
« Mattéo prefere monter celui là , c'est possible ? »
Non.
Parce que votre fils mesure 1,12 m, pèse 22 kilos, ne connaît pas encore la différence entre les rênes et les étriers et vient de jeter son casque par terre pour aller caresser le chat, donc nous allons peut-être éviter de lui laisser la responsabilité du casting.
Il voulait Tornado ? Ba Il aura Nougat.
19 ans ,98 cm , deux vitesses : lente et superlente et une solide expérience de la survie face a l'enthousiasme des mômes du mois de septembre.
Septembre, c’est aussi le retour des Kimberley.
Kimberley adore les chevaux.
Kimberley a TOUJOURS adoré les chevaux d'ailleurs. Elle a regardé Spirit au moins neuf fois et possède déjà un classeur avec des photos de chevaux découpées dans des magazines.
Il faudra pas plus de 8 semaines pour que Kimberley découvre alors que les trente-sept films équestres regardés cet été avaient soigneusement omis certaines infos :
un cheval ça pue ...c'est parfois sale et mouillé. Et dehors il fait parfois moche et froid.
Et le poney , contrairement à la maman de Kimberley, ne fait toujours ce que veut Kimberley. Il fait aussi ce qu'il veut lui.
Bref...On ne reverra jamais Kimberley.
Sa mère appellera pour expliquer que finalement elle préfère essayer la danse contemporaine.
Pendant ce temps-là, les poneys de club vont découvrir leurs nouvelles recrues.
Ils vont immédiatement identifier celui qui ne sait pas serrer ses jambes, celle qui possède des poches remplies de bonbons et le petit blondinet qu’on peut emmener brouter dans le coin de la carrière sans rencontrer la moindre résistance.
Et puis il y a les " grands " Ceux qui reviennent après deux mois de vacances et qui annoncent avec aplomb :
" Moi je suis galop 3. "
Avant de demander dans quel sens on met le tapis.
Ceux qui ont grandi de quinze centimètres pendant l’été et découvrent avec horreur que leur poney préféré leur arrive désormais à peine au dessus des genoux.
Et quelque part, dans une autre partie de l’écurie, une espèce différente fait également sa rentrée :
le cavalier de compétition.
Lui ne revient pas à l’école.Il entre en campagne militaire. Le calendrier des concours est ouvert sur la table, les engagements sont programmés, les objectifs sont fixés :
Cette année, on bosse , on se qualifie , on change de catégorie...
Et le cheval, qui vient de passer trois semaines au pré à manger a s'en faire péter le bide , n’a absolument pas été consulté sur le projet.
Septembre, c’est donc le retour des réveils à 5 h 12 le dimanche, des pantalons blancs qui seront tachés à 5 h 17, des chevaux nattés, des camions chargés la veille et du fameux :
« ON AVAIT DIT QU’ON PARTAIT À 6 HEURES ! »
prononcé à 6 h 38 alors que quelqu’un cherche encore le carnet du cheval.
Et septembre c’est aussi la rentrée des enseignants.
Ces êtres courageux qui vont répéter environ 14 600 fois d’ici juin :
" Les talons en bas. "
" Regarde où tu vas. "
" Ne tire pas. "
" Change de diagonal. "
"... ça va ? Tu t'es pas fait mal ? "
Et bien entendu :
" ON NE COURT PAS DERRIÈRE LES PONEYS ! "
Alors bonne rentrée aux enfants.
Bonne rentrée aux parents.
Bonne rentrée aux moniteurs, enseignants, palefreniers, gérants de centres équestres, éleveurs et à tous ceux qui vont accueillir cette nouvelle fournée de cavaliers pleins d’ambition, de bottes propres et de connaissances approximatives.
Bonne rentrée aux compétiteurs qui repartent pour une saison avec des objectifs parfaitement raisonnables qu’ils auront multipliés par trois avant Noël.
Bonne rentrée aux anciens qui retrouvent les écuries.
Bonne rentrée aux nouveaux qui ne savent pas encore qu’un jour prochain ils considéreront comme parfaitement normal de se lever un dimanche à 5 heures du matin pour aller patauger dans la boue à 130 kilomètres de chez eux.
Et surtout…
Bonne rentrée aux poneys.
Parce qu’eux n’ont rien demandé.
( Hormis des carottes ).
Courage les gars. Plus que dix mois.
Les crins de verdure.
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