22/06/2026
L'EUTHANASIE. Ce vilain mot.
Vendredi matin 27 mars.
Ce jour que je n'oublierai jamais.
Celui où on a dû prendre la si douloureuse décision de "faire euthanasier" notre chien.
Rien que le mot est moche : euthanasier.
Il est froid, distant, il glace le sang.
Ce vilain mot qui peut pourtant soulager bien des souffrances ...
On en parle rarement et pourtant lorsque l'on est confronté à prendre cette décision pour aider nos animaux à partir, elle est soudaine, dure, déchirante, elle marque au fer rouge.
L'euthanasie c'est un on/off, c'est rapide, c'est brutal, c'est violent.
C'est un geste de 30 secondes mais qui soulève de nombreux doutes et aussi de la culpabilité.
Parce que qui est-on pour décider/provoquer la mort d'un autre vivant ? Est ce que c'est le "bon moment" ? Y-a-t-il pas une autre "solution" ? Est-il vraiment "trop t**d" ? Mon animal est-il prêt ?
Mais à l'inverse, qui on est "pas" pour laisser souffrir un être si précieux à nos vies ? Qui peut prendre cette décision finale à part nous humains, gardiens, amis de nos animaux ? Personne ...
C'est notre mission, c'est notre devoir, celle pour laquelle on a "signé", pour le meilleur et pour le pire.
L'euthanasie est le pire.
Devoir dire au-revoir à mon chien pour toujours a été le pire.
Ce vendredi matin 27 mars, je ne l'oublierai jamais.
Je n'oublierai jamais les mots du vétérinaire, secs, bruts, sans tact et sans détour.
Je n'oublierai jamais cette grosse seringue au produit bleu vif, celui qui a arrêté de faire battre le cœur de mon chien.
Je n'oublierai jamais la lumière de la pièce, l'odeur de la clinique, mon chien allongé sur cette table, épuisé.
Ces dernières images seront là pour toujours, comme un cauchemar éveillé que l'on revit sans cesse, sans fin et qui provoque toujours la même douleur dans la poitrine.
Quand son départ me revient, souvent le soir quand je vais pour m'endormir, je ressens toujours cette même sensation, celle d'être au bord du vide, prête à tomber, en manque d'oxygène avec le cœur qui bat fort, trop fort et les larmes qui coulent ...
Mon premier chien, Tommy, est parti chez nous, dans mes bras, "naturellement" mais avec tant de souffrance sur sa dernière semaine. On a énormément culpabilisé de ne pas l'avoir aidé plus tôt à partir ...
On en avait pas eu le courage.
Iouky est parti dans mes bras avec l'aide d'un produit que l'on a injecté dans ses veines.
Existe-t-il une mort meilleure ? Moins pire ? Moins douloureuse pour nous ?
Je n'en suis pas certaine.
En revanche ce dont je suis sûre c'est que l'on est JAMAIS prêt en tant qu'humain.
Même si on sait, même si notre chien est âgé, même si ...
On n'est jamais prêt à affronter la mort, le vide, la perte, le manque.
Je sais qu'ici vous êtes nombreux à avoir perdu, à vous apprêter à perdre, un ami fidèle, brutalement ou non.
Alors à tous, je pense à vous et je partage votre douleur ❤️🩹🤍
À toi mon poussin :
Tu seras à jamais mon toujours.
Je continue à te parler mais aussi à te pleurer dans le secret de mon cœur, dans le vent, dans les étoiles, dans chacun de mes pas.
💛🌠🐣
Mon premier