01/10/2026
Après cinq belles années, Canaldog Montchat ferme ses portes.
Et je crois que ce qui est le plus difficile aujourd’hui, ce n’est pas de fermer une boutique, c’est de dire au revoir à tout ce qu’on avait construit autour.
Parce que ce n’était pas juste un magasin où l’on venait acheter des croquettes, un harnais ou un jouet, c’était un lieu où l’on venait demander conseil, discuter, raconter les dernières bêtises de son chien ou de son chat… et puis, très souvent, parler de tout le reste.
On en a passé des heures à discuter à bâtons rompus derrière ce comptoir. De vos animaux, bien sûr, mais aussi de nos vies, de nos enfants, de nos joies, de nos galères, de nos projets…
Pendant cinq ans, j’ai eu la chance de partager un petit bout de vos vies.
J’ai vu des couples se former, des bébés naître, des chiens et des chats arriver dans vos foyers. J’ai vu des vies changer, des déménagements, des nouveaux départs. Certains d’entre vous sont même partis vivre à l’autre bout du monde et continuent encore aujourd’hui à m’envoyer des nouvelles. Et mon téléphone est rempli de photos de vos loulous.
Je crois que c’est ça dont je suis la plus fière.
Nous avions réussi à créer quelque chose d’un peu particulier ici. Parfois, d’ailleurs, on pouvait se demander si on était encore une boutique pour animaux ou si c’était devenu un café !
Mais au fond, notre fil conducteur a toujours été le même : essayer de vous conseiller au mieux pour bien vivre avec vos animaux et les rendre aussi heureux que possible.
Alors oui, cette fermeture est difficile.
Elle l’est d’autant plus que je reste convaincue que nous avions notre place. Vos avis, vos messages, votre fidélité et toutes ces années passées ensemble me font penser que nous avons fait du bon travail. Que nous avons su répondre à vos questions, vous accompagner et être là quand vous en aviez besoin.
Et quand on ne se sent pas responsable de la chute de quelque chose dans lequel on a mis autant d’énergie, c’est difficile à accepter.
Il m’a fallu une année pour digérer tout ça.
(La suite du texte en commentaire)