18/08/2026
Un petit coup de gueule… et une grosse mise au point.
En février dernier, à l’occasion du Salon International de l’Agriculture, mon Persan remportait le titre de Meilleur de Race au Concours Général Agricole.
À la suite de cette belle récompense, j’ai été interviewée sur place pour parler de mon parcours, de mon métier d’éleveuse et surtout de cette passion qui a occupé une immense partie de ma vie.
L’interview vient seulement d’être publiée, plus de six mois après avoir été réalisée, et sa diffusion sur Facebook a malheureusement donné lieu à un déferlement de commentaires qui m’ont profondément choquée.
Les critiques, je peux les entendre. On peut ne pas aimer l’élevage, ne pas comprendre ce métier, avoir des convictions différentes des miennes. C’est le principe même du débat.
Mais les insultes, les jugements gratuits et les accusations de personnes qui ne me connaissent pas et que je ne connais pas, non.
J’ai donc fait le choix de ne pas partager cette vidéo sur ma page. Non pas parce que je renie ce que j’y ai dit, bien au contraire, ni parce que je n’assume pas mon parcours. Mais tout simplement parce que je ne souhaite pas offrir une nouvelle caisse de résonance à des propos haineux et à des commentaires qui, au-delà de ma personne, donnent une image particulièrement déplorable des échanges autour de l’élevage félin.
Alors puisque certains semblent si bien connaître ma façon de travailler, permettez-moi quelques petites précisions :
Non, mon Persan n’est pas un « hypertype » incapable de respirer.
Il respire très, très bien. Il vit très bien. Il joue, mange, dort, ronronne et profite de sa vie de chat. Et comme tous mes chats, il a toujours bénéficié d’un suivi attentif et régulier.
Non, je ne « jette » pas mes chats lorsqu’ils ne reproduisent plus.
Mes chats n’ont jamais été des outils de production avec une date de péremption : Ils font partie de ma vie, qu’ils aient ou non participé à la reproduction.
Et non, je ne « me suis pas fait du fric sur le dos de mes chats ».
J’ai aujourd’hui arrêté l’élevage, après de nombreuses années consacrées à cette passion. Je n’ai donc plus rien à vendre, plus rien à promouvoir et aucun intérêt financier à défendre.
Mais si certains souhaitent réellement savoir ce que représente financièrement un élevage félin sérieux, je les invite volontiers à venir avec moi reprendre mes comptes et mon bilan de toutes ces années.
Alimentation, litière, vétérinaire, examens, vaccinations, identification, tests, reproduction, expositions, matériel, installations, soins, imprévus… Ils découvriront peut-être que la réalité est très, très loin de l’image d’un business lucratif que certains aiment véhiculer.
J’ai consacré une immense partie de ma vie à mes chats. J’ai connu les naissances, les joies, les inquiétudes, les nuits sans sommeil, les soins, les départs… et aussi les chagrins.
J’ai arrêté l’élevage, mais je n’ai certainement pas arrêté d’aimer mes chats ni de me sentir concernée par ce métier auquel j’ai consacré tant d’années.
Alors oui, je continuerai à accepter les critiques lorsqu’elles sont argumentées et respectueuses.
Mais aux « anti-éleveurs », « anti-races », « anti-Persans », « anti-tout » qui pensent pouvoir résumer des années de travail, de connaissances et de passion en quelques insultes derrière un écran, j’ai simplement envie de dire :
Vous ne me connaissez pas.
Vous ne connaissez pas mes chats.
Vous ne connaissez pas ma vie.
Vous ne connaissez pas mon parcours.
Alors avant de juger, venez voir.
Et après seulement, nous pourrons éventuellement discuter. 😉
Quant à moi, malgré tout cela, je continuerai à faire ce que je fais depuis toutes ces années : aimer mes chats, prendre soin d’eux et défendre, lorsqu’il le faut, un monde félin que je connais de l’intérieur.
Et ça, aucun commentaire haineux ne me l’enlèvera !