Cabinet Vétérinaire du marché

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Cabinet Vétérinaire du marché Cabinet Vétérinaire situé au centre ville de La Rochelle.

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21/08/2026

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Ce qu’on encaisse

Ce matin, j’étais en chirurgie lorsqu’une dame est arrivée à la clinique avec son chat mort.

Et je n’étais pas dans une chirurgie tranquille.

J’étais en train d’essayer de rattraper une situation devenue compliquée parce que les consignes données après une précédente intervention n’avaient pas été respectées. J’étais concentré, inquiet de la réussite de mon travail, avec cette responsabilité très concrète entre les mains : faire au mieux pour que cet animal guérisse malgré la complication.

C’est à ce moment-là que Kelly est arrivée.

Elle était bouleversée, en pleurs. Une peine tellement brute qu’elle a fini par faire pleurer des personnes dans la salle d’attente.

Moi, j’ai mis mon armure.

Parce qu’à cet instant précis, je n’avais pas vraiment le choix. Il fallait gérer ma chirurgie, mon stress, l’animal dont j’avais la responsabilité et, en même temps, accueillir la détresse de cette femme qui venait de perdre son chat.

Faire tenir tout cela dans une seule personne n’est pas toujours évident.

J’ai constaté le décès, offert un verre d’eau, essayé de trouver quelques mots. Puis je suis retourné à ma chirurgie.

À midi, Kelly était toujours là.

Son téléphone ne chargeait plus et elle cherchait simplement comment rentrer chez elle. Elle était venue en Uber avec son chat mort et semblait avoir peu de moyens.

Je lui ai demandé où elle habitait.

Saint-Martin-du-Touch.

Alors j’ai pris ma voiture et je l’ai raccompagnée.

Pendant ce petit quart d’heure de trajet, elle m’a raconté son chat. Ce qu’il représentait pour elle. La place qu’il avait dans sa vie. Pourquoi sa disparition lui faisait tellement mal.

Et pendant quinze minutes, il n’y avait plus vraiment un vétérinaire et une cliente.

Il y avait simplement deux êtres humains parlant d’un animal qui avait compté.

Je crois que c’est peut-être cela, le plus important dans notre métier : prendre soin, même lorsqu’on ne peut plus soigner.

Mais si je raconte cette histoire, c’est aussi parce que j’aimerais que certains propriétaires comprennent ce qui se passe réellement derrière la porte d’une clinique.

Nous sommes souvent dans le rush.

On peut être en train d’opérer un animal, de gérer une complication, d’annoncer une mauvaise nouvelle, de recevoir un animal trouvé qui ne relève même pas de notre responsabilité, de rassurer une famille ou de gérer une urgence.

Et puis le téléphone sonne.

On décroche.

Et parfois, on se fait reprocher d’avoir fait attendre. De ne pas avoir répondu assez vite. De ne pas avoir été suffisamment souriant ou disponible. Comme si la personne en face pouvait savoir ce qui se passait, quelques mètres plus loin, derrière une porte fermée.

Puis on raccroche et on retourne auprès de l’animal que l’on était en train de soigner.

C’est cela aussi, notre quotidien.

Cette capacité permanente qu’on nous demande de changer de registre en quelques secondes : chirurgien, médecin, urgentiste, psychologue, médiateur, parfois gestionnaire de conflit… puis à nouveau chirurgien.

Et toujours avec le sourire, si possible.

Sauf que nous sommes humains.

Parfois nous sommes préoccupés. Parfois fatigués. Parfois moins disponibles parce qu’un animal, derrière une porte, a besoin à cet instant précis de toute notre attention.

Cela ne signifie pas que nous nous en moquons.

Bien au contraire.

Nous encaissons énormément parce que nous ne nous en moquons pas.

Nos assistantes aussi encaissent. Elles consolent, rassurent, répondent au téléphone, organisent les urgences et absorbent une quantité considérable d’angoisse et parfois d’agressivité.

Alors oui, je suis fier d’être vétérinaire.

Et je suis fier de travailler avec mes assistantes.

Nous ne sommes pas parfaits. Mais nous faisons ce que nous pouvons, tous les jours, avec les moyens, le temps et l’énergie dont nous disposons.

Et à ceux qui se trouvent systématiquement mal servis, pas assez vite servis, pas suffisamment considérés, jamais assez bien accueillis : vous êtes libres d’aller ailleurs.

Ce n’est pas du mépris.

C’est une limite.

La peur pour son animal n’autorise pas à insulter une assistante. La douleur n’autorise pas à humilier quelqu’un. Le mécontentement n’autorise pas à transformer des soignants en défouloir.

Et peut-être que la confraternité devrait aussi commencer là.

Peut-être devrions-nous collectivement cesser d’accepter qu’une personne qui vient d’insulter une équipe puisse simplement pousser la porte suivante et recommencer exactement de la même manière.

Parce que derrière les blouses, il y a des êtres humains qui encaissent déjà la maladie, la mort, les échecs, les complications, la souffrance des animaux et celle de leurs propriétaires.

Et lorsqu’on parle ensuite d’épuisement professionnel, de vétérinaires qui craquent et parfois de drames beaucoup plus graves, il serait peut-être temps de nous demander collectivement ce que nous acceptons de faire subir à ceux dont le métier consiste à soigner.

Ce matin, je n’ai rien pu faire pour le chat de Kelly.

Alors j’ai fait ce que je pouvais pour Kelly.

Je l’ai raccompagnée chez elle. Je l’ai écoutée me parler de son compagnon disparu.

Ça ne m’a rien rapporté.

Mais pendant quinze minutes, nous avons simplement été humains l’un avec l’autre.

Alors aux spécialistes des avis Google assassins, aux éternels insatisfaits, à ceux qui déversent leur colère derrière un écran sans avoir la moindre idée de ce qui se passait dans la clinique au moment où ils ont estimé ne pas avoir été suffisamment bien servis, je demande simplement une chose :

avant de juger, essayez d’imaginer ce qui se passe de l’autre côté de la porte.

Je continuerai à essayer de bien soigner les animaux et à prendre soin des gens qui les aiment.

Mais prendre soin ne signifie pas tout accepter.

Le soin commence par l’humanité.

Et l’humanité commence par le respect.

19/08/2026

AUDIO Vinciane Despret, une philosophe et des vivants, épisode 1/5 : De vivante à vivants : faire connaissance. Une série inédite proposée par France Culture. Écoutez De vivante à vivants : faire connaissance, et découvrez nos podcasts en ligne.

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19/08/2026

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And just like that, the second annual Competition has come to a close. Introducing Sir Spud: Vogue’s 2026 Dogue competition winner! Once again, it was hard to pick a favorite. Silence hung heavy in the air as our judges filed into the conference room where the headshots of our 25 finalists were laid out neatly on the table. After a probing, in-depth look at the contenders, a cutthroat deliberation ensued. One Dogue and one Dogue only came out on top. It all came down to our official criteria: photo composition (50%), dog’s personality conveyed through the photo (25%), and good “dogueness” (25%). Sir Spud first drew us in with his perfectly composed repose, then locked us down with his knowing—yet intensely inquisitive—eyes.

Read everything you need to know about our 2026 Dogue cover star here: https://voguemagazine.visitlink.me/njZnTi

06/08/2026
29/07/2026

Incendies en Gironde : sur l’Île d’Oléron, le Refuge oléronais accueille les animaux sinistrés et lance un appel aux dons et aux bénévoles

27/06/2026

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