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"Il y a trois sortes de violence.La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui lég...
18/10/2026

"Il y a trois sortes de violence.

La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d'hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.

La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d'abolir la première.

La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d'étouffer la seconde en se faisant l'auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.

Il n'y a pas pire hypocrisie de n'appeler violence que la seconde, en feignant d'oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue."

[Dom Hélder Câmara]

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Adeline Gailly - Un poil positive
Éducatrice comportementaliste canine 🐕
Nord-Isère - La Frette (38260) et alentours 📍
Méthode positive, éthique et scientifique ✨️

14/10/2026

La notion de consentement ne s’arrête pas aux seuls humains : par respect, mais aussi par sécurité, il est important de ne pas imposer un contact à un animal qui n’en a pas envie (sauf contention obligatoire en cas de soins ou en situation d’urgence). J’en parle très souvent dans mes articles.

Le consentement de l’animal devrait être enseigné aux enfants dès le plus jeune âge, même si cet apprentissage peut s’avérer frustrant pour eux. Car non seulement il les protège (un chien qui ne veut pas de contact peut mordre, un chat peut griffer, un cheval peut donner un coup de sabot, etc), mais en plus, il leur apprend qu’ils ne peuvent pas disposer du corps d’un individu comme bon leur semble. Même si cet individu est à leur disposition, même s’il est moins fort qu’eux, et même s’il ne dit rien.

Lors de mes ateliers médiation animale auprès d’enfants et d’adolescents (les jeunes que j’ai la chance d’encadrer ont entre 10 et 16 ans environ), j’essaie d’appliquer ce principe au maximum : si l’on veut caresser un chien, on l’appelle d’abord, et l’on n’insiste pas s’il n’a pas envie de venir. Ce n’est pas toujours évident à faire respecter, mais c’est indispensable. En médiation animale, les chiens peuvent vite se sentir envahis par la présence des enfants, et c’est justement ce que je ne souhaite pas. Il est important à mes yeux que les enfants passent un bon moment, mais les chiens aussi. Exploiter les uns pour faire plaisir aux autres, ce n’est pas le message que j’ai envie de transmettre aux enfants.

Pour faire comprendre aux enfants la notion de consentement, je leur explique que les chiens viendront beaucoup plus facilement vers eux s’ils leur offrent toujours le choix (celui de s’en aller s’ils en ont envie). Très vite, ils constatent que c’est vrai : mes chiens ont une nette préférence pour les jeunes qui leur offrent de l’espace, ne les serrent pas dans les bras et les laissent faire leur vie s’ils n’ont pas envie d’interagir. J’essaie aussi de proposer un maximum d’activités aimées par les enfants ET les chiens : je préfère les voir partager un moment agréable ensemble, pendant lequel les deux s’amusent et entretiennent une relation bilatérale, plutôt que d’imposer le contact de l’un à l’autre. Les enfants apprennent ainsi qu’on peut faire bien d’autres choses avec un chien que de le traiter comme une peluche.

Je suis persuadée que le consentement enseigné aux enfants par le biais de la relation qu’ils entretiennent avec les animaux peut être généralisé à leurs pairs. Leur apprendre qu’on ne doit pas profiter d’un autre être vivant pour son bon plaisir est, j’en suis convaincue, un premier pas vers un meilleur respect des autres individus humains, notamment des plus vulnérables, et une meilleure prise en compte du « non » et des limites imposées par l’autre.

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Elsa Weiss / Cynopolis Formations
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Cette fameuse friandise, soi-disant symbole de l'éducation positive. Alors oui, c'est un outil puissant et efficace dans...
05/10/2026

Cette fameuse friandise, soi-disant symbole de l'éducation positive. Alors oui, c'est un outil puissant et efficace dans certains contextes et pour certains chiens mais c'est loin d'être aussi simple !

Son utilisation demande beaucoup de réflexion : quelle friandise choisir dans tel contexte pour tel chien, de quelle façon la distribuer (à la main, lancée, posée au sol etc.), le timing (le moment où elle est donnée), la quantité donnée etc.

Son utilisation s'évalue d'autant plus dans les contextes de travail sur la réactivité. Elle est généralement utile pour recréer des associations positives avec le déclencheur (contre-conditionnement), et encore ça dépend, comme toujours, du contexte et de l'individu. Par contre, elle peut limiter l'apparition de comportements qui ont une réelle fonction (ex : observer calmement, s'éloigner, flairer, émettre des signes d'inconfort etc.) si le chien ne cherche qu'à obtenir sa friandise de la part de l'humain.

Et même au quotidien d'ailleurs, avoir un chien très focus sur son humain.e en balade parce qu'il cherche à obtenir une friandise (ou même tout autre renforçateur venant de l'humain), ce n'est pas sain non plus à mon sens car le chien ne va alors plus émettre (ou beaucoup moins) de comportements naturels. C'est tout un équilibre à trouver.

Par contre, la friandise peut être très utile pour l'apprentissage de nouveaux comportements (ex : stop, demi-tour, tricks, maintien d'une certaine position...) et faire en sorte que ces comportements réapparaissent par la suite. On donne généralement pas mal de friandises au début, pour que le chien comprenne bien ce qu'on attend de lui, puis progressivement on peut les espacer une fois le comportement acquis.

Il faut donc se demander : la friandise a-t-elle un intérêt dans ce cas précis ? L'intérêt est-il uniquement pour l'humain ou aussi pour le chien ?

Je suis donc pour la friandise mais simplement en faisant attention à l'utilisation qu'on en fait. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, il ne suffit pas de donner des friandises au pif pour que ce soit de l'éducation positive, ni même que ça fonctionne 😊

Maya, Mayou, Mayounette, ma paupiette, 4 ans que tu fais partie de notre vie. Quatre années où tu as découvert la vie en...
29/09/2026

Maya, Mayou, Mayounette, ma paupiette, 4 ans que tu fais partie de notre vie.

Quatre années où tu as découvert la vie en foyer, aimée. De chienne des rues errante en Espagne, tu es devenue chienne de famille à l'âge de 2 ans. Tu t'es vite habituée à cette nouvelle vie mais l'extérieur reste ton repère. Tu pourrais passer des heures à explorer à ton rythme 🐢, à flairer des milliers d'odeurs.

Nos balades sont nos meilleurs moments (actuellement, parce que ça n'a pas toujours été tout rose avec ta réactivité). C'est là que tu t'épanouis. Courir, explorer, flairer, observer, se rouler, creuser... Ce sont ces instants ensemble que j'ai voulu garder en souvenir et Amandine Le Musée à Museaux les a si bien capturés au cours de cette balade photographique magique au lever du soleil.

Même si ces photos montrent un aspect idyllique de notre vie, c'est loin d'être toujours le cas. Quand on t'a adoptée, la famille d'accueil m'avait prévenue que tu aboyais. Je n'avais pas pensé que ce serait nuit et jour de façon aussi intense et fréquente. Ça m'a rendue chèvre !

Mais plutôt que d'abandonner, j'ai persévéré. Pour rendre la vie plus douce à tout le monde. Parce que même si tu as des gènes de gardienne, je me suis dit que cette hypervigilance et cette sensibilité devaient cacher autre chose. Alors j'ai fait appel à des pros, sans succès. Puis, je me suis formée et j'ai continué sans relâche à apaiser ce quotidien mouvementé.

On a découvert que tu étais atteinte de gastrite chronique mais aussi d'une dysplasie des coudes et plus récemment des hanches. Les soins et les consultations véto ont fait partie de notre vie pendant des mois. Aujourd'hui, il reste encore quelques difficultés au quotidien mais bien moins importantes qu'à nos débuts. Notre vie est bien plus apaisée. En 4 ans, tu es passée d'une chienne apeurée par certaines choses, agacée à une chienne écoutée, respectée pour qui tu es, cette force tranquille expressive, douce et qui sait si bien communiquer.

Je n'ai jamais rien lâché, pour toi, pour que tu deviennes celle que tu es 🧡 Et c'est en partie toi qui m'a donné envie d'aider à mon tour d'autres individus en quête d'une vie plus sereine et apaisée 🙏🏻

Dans notre société punitive dans laquelle la prévention, l'anticipation est rarement la première solution envisagée (ni ...
15/09/2026

Dans notre société punitive dans laquelle la prévention, l'anticipation est rarement la première solution envisagée (ni même pas du tout envisagée parfois), on attend plutôt que le comportement indésirable se produise pour le réprimer derrière.

En éducation positive, on fait l'inverse : on anticipe, on met en place les bonnes conditions pour éviter qu'un comportement indésirable n'apparaisse. Alors évidemment, il y a des ratés parfois parce qu'il y a plein de choses sur lesquelles on n'a pas de contrôle. Dans ce cas, on interrompt tranquillement le comportement indésirable et en fonction de la situation et de l'individu, on redirige, on prend de la distance et on renforce les bons comportements une fois de retour dans la zone de confort.

Parfois, les mesures punitives sont les mêmes que les mesures préventives : attacher en longe, enfermer dans une pièce ou un enclos, mettre une muselière (pas toujours jugé punitif mais beaucoup attendent que le chien ait déjà mordu dans sa vie pour mettre en place la muselière), éloigner/mettre de la distance etc. Ce qui change c'est l'intention derrière et surtout comment l'animal vit la situation. En éducation positive, on vise la sécurité, le bien-être de tout le monde et donc l'émergence d'émotions agréables en préparant tous ces moyens de gestion en amont pour que ce soit bien vécu par le chien.

Ce qui est ironique c'est que si on met en place un moyen de gestion jugé punitif (ex : enfermer un chien dans une pièce ou l'attacher en longe) alors que le chien "n'a rien fait de mal", certaines personnes ne comprennent pas. Ce n'est pas juste pour lui, il n'a rien fait (encore). Alors que ça peut être associé positivement par le chien (soit sans rien faire, soit grâce à une préparation en amont) et dans ce cas le chien le vit très bien. Même mieux que s'il était laissé en libre, à devoir gérer beaucoup de stimuli par lui-même par exemple. Dans sa pièce à part, il peut se sentir bien, au calme, en sécurité. Le chien ne le vit absolument pas comme une punition dans ce cas, au contraire. C'est donc bénéfique pour tout le monde 🙏🏻

Posons-nous donc les questions suivantes : quelles solutions est-ce que je peux mettre en place en amont pour éviter une situation inconfortable et insécuritaire pour tout le monde ? Est-ce que la solution choisie permet de générer des émotions agréables pour tout le monde ? Tous les protagonistes se sentent-ils en sécurité et détendus grâce à cette solution ? Si oui, on garde cette solution. Si non, on réajuste, on tente autre chose jusqu'à trouver la meilleure solution possible dans cette situation donnée pour cet individu-là.

N'attendons pas que le chien commette une "faute" pour le punir. Mettons plutôt en place les bonnes conditions pour qu'il n'ait pas besoin d'en arriver là 😊 Accompagnons-le, ne le punissons pas.

J'ai le plaisir de vous annoncer qu'après Berlioz, notre chat, qui nous hurle dans les oreilles dès qu'on ouvre un oeil ...
08/09/2026

J'ai le plaisir de vous annoncer qu'après Berlioz, notre chat, qui nous hurle dans les oreilles dès qu'on ouvre un oeil le matin et Maya qui nous indique gentiment par ses aboiements que des voisins passent dans la rue de (très) bon matin, il était temps d'investir dans un troisième réveil matinal : un bipède cette fois ! 👶

Ce projet 2027 implique la cessation (temporaire je l'espère) de mon activité d'éducatrice comportementaliste canine. Si tout va bien, je prévois d'arrêter mon activité courant décembre et je ne sais pas quand je reprendrai, Bébéchou(quette) étant prévu.e pour le 8 février 2027. Ayant déjà fait un burn-out, je privilégie ma santé avant mon activité. Notre bébé et nos animaux sont ma priorité mais j'espère bien revenir un jour.

Prenez soin de vous et de vos proches (animaux compris of course) 🫶🏻

Photo : Le Musée à Museaux

Ce post est là pour expliquer pourquoi je choisis d'utiliser le terme "éducation positive". C'est un choix de ma part. I...
04/09/2026

Ce post est là pour expliquer pourquoi je choisis d'utiliser le terme "éducation positive". C'est un choix de ma part. Il y a des personnes qui n'utilisent pas ce terme (je pense notamment à des pros du milieu équin où le terme n'est quasiment pas utilisé) et qui pourtant partagent les mêmes valeurs et la même approche que moi.

À l'inverse, il y a des personnes qui brandissent cet étendard "éducation positive" mais qui ne le sont pas parce qu'elles utilisent en réalité des méthodes coercitives et/ou sont malveillantes avec les humains. Mais ce ne sont donc pas des personnes en positif selon moi.

Pour qu'il n'y ait pas d'ambiguité, j'ai essayé d'être la plus claire et concrète possible avec une liste de "ce que je fais / ce que je ne fais pas". J'ai certainement oublié des choses mais la liste est déjà bien assez longue comme ça 😅

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Adeline Gailly - Un poil positive
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Il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur le sujet du langage corporel chez les chiens, les chevaux et les chats ...
28/08/2026

Il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur le sujet du langage corporel chez les chiens, les chevaux et les chats mais c'est une première étape, la base pour mieux les comprendre et donc vivre en harmonie avec nos animaux 🙏🏻

Voici les références sur le sujet :
• Mariti, C. et al, 2017. Analysis of the intraspecific visual communication in the domestic dog (Canis familiaris): A pilot study on the case of calming signals. Journal of Veterinary Behavior, 18, 49-55
• Turid Rugaas, Les signaux d'apaisement - Les bases de la communication canine
• Rachaël Draaisma, Langage corporel et signaux d'apaisement chez les chevaux
• Lili Chin, Le langage du chat - Comprendre ce qu'il veut vous dire

Merci à EquiPaw - Pauline Campan pour la conversation très intéressante sur le sujet et la recommandation du dernier ouvrage. Je connaissais celui sur les chiens (que je vous recommande aussi !) mais pas celui sur les chats 🫶🏻

L'éducation ou la rééducation comportementale ne devrait jamais se faire au détriment du bien-être de l'individu, aussi ...
24/08/2026

L'éducation ou la rééducation comportementale ne devrait jamais se faire au détriment du bien-être de l'individu, aussi bien physique qu'émotionnel.

Je vois encore trop souvent des chiens "polis", bien intégrés dans notre société d'humains, qui ne bougent pas d'un poil, calmes (en apparence souvent). Les humains sont contents, ils ont obtenu ce qu'ils voulaient : un chien qui ne dérange pas.

Mais derrière cette façade se cache parfois (souvent ?) une autre réalité : celle du chien. On lui a appris à se taire. Quelle que soit la situation. S'il exprime un mal-être, d'autant plus si c'est par des comportements très visibles et inconfortables pour l'humain (aboyer, sauter, grogner, mordiller etc.), on le remet à sa place. La place d'un individu qui n'a pas son mot à dire. Un chien c'est fait pour obéir à l'humain. Point.

Les signes d'inconfort plus subtils (ceux appelés "signaux d'apaisement") ? On ne les voit pas généralement. Peu de personnes savent réellement les lire et les prendre en compte malheureusement.

Alors comment fait-on ? Parce que je ne dis pas qu'il faut laisser le chien faire tout ce qu'il veut au détriment des autres. On remplit les besoins fondamentaux avant tout et on crée des contextes favorables, pour tout le monde. On n'emmène donc pas son chien au restaurant, au marché, en plein centre-ville ou au milieu d'enfants s'il n'en est pas capable. Ne lui demandons pas de se laisser caresser par des inconnus, un "assis" au milieu d'une foule ou de se coucher n'importe où. Certains chiens ne seront jamais capables de ça et c'est ok. Chaque chien est différent. Adaptons-nous à lui plutôt que lui demander de s'adapter à tout prix à notre monde d'humains qui n'est pas pensé pour lui.

Puis, une fois le contexte favorable posé, n'hésitons pas à valoriser les propositions qui viennent du chien, à renforcer ses "bons" comportements, ceux que l'on veut voir se reproduire.

Si on a un objectif, on augmente tout doucement la difficulté en respectant le rythme et les limites du chien. Au risque sinon que vous vous retrouviez avec un chien résigné, éduqué mais éteint, qui n'est plus que l'ombre de lui-même.

Mettre en place des moyens de gestion pour éviter une situation compliquée, ce n'est pas éviter le problème, c'est au co...
23/07/2026

Mettre en place des moyens de gestion pour éviter une situation compliquée, ce n'est pas éviter le problème, c'est au contraire créer des situations rassurantes pour votre animal et vous, apaiser le système nerveux et éviter que votre chien ne se renforce dans certains comportements pour pouvoir ensuite (ou en parallèle) développer progressivement de nouvelles compétences ensemble 🙏🏻

Anticiper, éviter les situations compliquées est une étape indispensable lors d'une rééducation comportementale en éducation positive.

Et vous, que mettez-vous en place avec votre chien.ne pour mettre toutes les chances de votre côté ?



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