11/06/2026
Les rendez-vous oubliés… ou le manque de respect qui fragilise les petites entreprises
Il y a des choses que l’on peut comprendre : un imprévu, un enfant malade, un problème de voiture, une urgence de dernière minute. La vie n’est pas un long fleuve tranquille et personne n’est à l’abri d’un contretemps.
Mais il y a une chose qui est beaucoup plus difficile à accepter : ne pas venir à un rendez-vous sans prévenir. Ne pas envoyer un simple message. Ne pas passer un coup de téléphone. Et, pire encore, ne plus répondre ensuite.
En une semaine, cela m’est arrivé deux fois.
Deux premiers rendez-vous pour des bilans, deux créneaux de deux heures et demie bloqués à chaque fois, soit cinq heures de travail perdues. Cinq heures pendant lesquelles j’aurais pu accompagner d’autres familles, aider d’autres chiens, répondre à des demandes ou simplement faire avancer mon entreprise.
Lorsqu’on est une petite structure, cinq heures ne sont pas anecdotiques. Derrière chaque rendez-vous, il y a une préparation, une organisation, des déplacements parfois, une gestion du planning et des personnes à qui l’on refuse un créneau parce qu’il est déjà réservé.
Contrairement à certaines grandes entreprises, nous n’avons pas les moyens d’absorber facilement ce type d’incivilités. Notre temps est notre outil de travail. Quand il est gaspillé, ce sont des revenus qui disparaissent, mais aussi de l’énergie, de la motivation et parfois une certaine confiance dans les relations humaines.
Annuler un rendez-vous n’est pas un problème. Cela arrive à tout le monde. Prévenir, en revanche, est une question de respect. Un simple message : « Je suis désolé, je ne pourrai pas être présent » suffit. Cela prend moins d’une minute et permet à quelqu’un d’autre de bénéficier de ce créneau.
Je continuerai à exercer mon métier avec passion, bienveillance et professionnalisme, parce que j’aime profondément accompagner les chiens et leurs humains. Mais il me semblait important de rappeler que derrière une petite entreprise, il y a une personne. Une personne qui organise ses journées, qui compte sur ces rendez-vous pour faire vivre son activité et qui mérite, comme tout le monde, un minimum de considération.
Alors, si vous avez un empêchement, prévenez. Ce n’est pas seulement une question de politesse. C’est une question de respect pour le travail des autres.
Parce qu’au-delà du rendez-vous manqué, ce qui pèse le plus, c’est souvent cette impression que le temps des petites entreprises aurait moins de valeur que celui des autres.
Et ça, franchement, ça commence à bien faire.