12/06/2026
Aujourd'hui, nous ne rendrons pas hommage à un seul chien, mais à tous ceux qui sont victimes de l'Homme.
À ceux qui nous font confiance sans réserve. À ceux qui obéissent à ce qu'on leur apprend, sans pouvoir distinguer le bien du mal. Après tout, si leur humain leur demande quelque chose, c'est forcément la bonne chose à faire à leurs yeux. Alors ils exécutent, fiers, heureux de faire plaisir.
Comment leur en vouloir?
Pourtant, ce sont eux qui en subissent les conséquences lorsque ce qu'on leur a appris devient dangereux. Ce sont eux qui sont jugés, rejetés, enfermés ou condamnés.
Pensons à ceux qui mordent par peur parce qu'ils n'ont jamais connu la douceur, la patience ou la sécurité.
Pensons à ceux qui deviennent dangereux parce que c'est la seule chose qu'on leur a apprise. Parce que c'est ainsi qu'ils obtenaient l'attention, la reconnaissance ou l'approbation de ceux qui étaient censés les guider. Ils n'ont fait qu'obéir à ce que l'on attendait d'eux.
Pensons à tous ceux qui ont payé de leur vie les erreurs, la cruauté, l'inconscience ou l'égoïsme humains.
Remettons les responsabilités à leur juste place. Ces chiens ne sont pas nés dangereux. Beaucoup sont devenus ce que l'Homme a fait d'eux. Leur seul tort a souvent été de croiser la route des mauvaises personnes.
Le chien est un être sincère et loyal. Il agit selon ce qu'il connaît, selon ce qu'on lui a appris. L'humain, lui, possède le discernement. Il sait faire la différence entre le bien et le mal. Il sait quelles peuvent être les conséquences de ses actes.
Alors aujourd'hui, pensons à eux tous : ceux que nous connaissons, ceux dont personne ne parle, ceux qui ne sont plus là, ceux qui font les gros titres de l'actualité, mais aussi tous les anonymes oubliés. Pensons à ceux d'hier, à ceux d'aujourd'hui et à ceux qui, malheureusement, risquent encore de subir le même sort demain.
Nous continuerons à nous battre pour que ces drames cessent. Pour que moins de chiens soient brisés, instrumentalisés ou façonnés pour devenir ce qu'ils n'auraient jamais dû être.
Mais nous continuerons également à demander que les véritables responsables soient punis. Car lorsqu'un animal devient dangereux à cause de la négligence, de l'inconscience, de la maltraitance ou de l'éducation qu'il a reçue, il ne devrait pas être le seul à en payer le prix.
La responsabilité ne devrait pas s'arrêter au chien. Elle devrait aussi atteindre ceux qui l'ont conduit sur ce chemin.
Pensons à eux. Tous. Et continuons de lutter pour que moins d'animaux aient à payer le prix des erreurs humaines.