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Éducation du cheval à pied en renforcement positif

On y pense depuis un certain temps, on travaille dessus depuis un temps certain... Et c'est désormais officiellement lan...
11/09/2026

On y pense depuis un certain temps, on travaille dessus depuis un temps certain... Et c'est désormais officiellement lancé !

Si seul, on peut aller plus vite, ensemble on va plus loin... Et c'est là toute l'idée de l'AICEF.

On a plein de projets en tête pour la faire vivre et proposer une association vivante et cohérente pour les comportementalistes équin souhaitant la rejoindre... Ce n'est que le début !

Passiflore, on commence par la présentation avant de parler de l'intégration ! Passiflore, jeune jument de 15 mois actue...
09/09/2026

Passiflore, on commence par la présentation avant de parler de l'intégration !

Passiflore, jeune jument de 15 mois actuellement, a grandi du côté de Roanne.

Sevrée vers 10 mois, a toujours grandi en troupeau de plus ou moins grande taille.

Manipulée par son éleveuse, y comprendre : apprendre à connaître l'humain, à voir le pareur, le vétérinaire.

Elle a été également travaillée progressivement par son éleveuse à découvrir le camion avant son déménagement.

En quoi est ce important tout ça ?
C'est important tout d'abord pour comprendre que même si c'est une jeune, ça n'est pas une "page vierge".
Ensuite, c'est important car tous ces paramètres sont autant de facteurs qui rentrent en ligne de compte dans la suite de son histoire...

Sur les posts précédents, nous avons abordé le sujet de la recherche de consentement avec son cheval.  Je vous ai exposé...
01/09/2026

Sur les posts précédents, nous avons abordé le sujet de la recherche de consentement avec son cheval.
Je vous ai exposé une partie de mon point de vue, et des apprentissages que je peux mettre en place avec les miens pour essayer d'approcher ce concept avec eux...
Mais... A t on obligatoirement besoin de tout ça pour "approcher le consentement de son cheval" ?

Pas forcément. Par l'observation, sans jamais avoir un mot plus haut que l'autre, sans jamais rien imposer, avec un cheval qui n'a jamais été contraint par l'humain et qui a la place de fuir, et de fuir vraiment, sans jamais avoir de réprimande pour cela... Peut être que l'on peut approcher un échange plus fluide ?

Mais soyons conscient que les appétitifs et les aversifs, c'est notre cheval qui les décide : nous pouvons parfois devenir aversifs sans le vouloir. Et nous pouvons parfois utiliser un appétitif qui aura une telle valeur qu'il pourrait devenir coercitif.

Et nous avons des contraintes d'humains, pour des chevaux qui vivent dans un monde d'humain.

Alors, a défaut de "savoir" que l'on travaille avec le consentement de son cheval, si l'on veut a minima une coopération la plus équilibrée possible, au moins sur certains exercices ou soins... N'hésitez pas à vous interroger, creuser, observer.

Parce que prendre ce concept par dessus la jambe, c'est s'empêcher de réfléchir à tout ça.

Et quel mal y a t il à essayer de comprendre son cheval, avant de faire son choix de ce que l'on veut mettre en place avec lui ?

Et si la vraie question n’était pas :« Est-ce que mon cheval dit oui ? »Mais plutôt :« Peut-il réellement dire non ? »Pa...
29/07/2026

Et si la vraie question n’était pas :

« Est-ce que mon cheval dit oui ? »

Mais plutôt :

« Peut-il réellement dire non ? »

Parce qu’un choix n’existe que lorsqu’il est possible de choisir autre chose.

C’est tout l’intérêt d’entrainements comme le bouton start, le bouton stop ou la porte de sortie.

Ils ne garantissent pas que le cheval consent.

Ils cherchent à lui donner davantage de moyens pour exprimer son accord... ou son désaccord.

Encore faut-il que ce désaccord ait une valeur.

Car, comment m’assurer déjà que mon cheval considère bien qu’il n’y perd pas ?

Alors on met en place différentes choses. On travaille à s’assurer que la porte de sortie reste toujours accessible, la première comprise, celle avec un historique de renforcement le plus élevé, pour qu’elle soit vraiment simple à choisir au besoin. Et on l’a respecte, systématiquement.

On s’assure également qu’on ne met pas un historique de renforcement trop fort sur notre bouton start, afin qu’il ne devienne pas un automatisme sans réflexion.

Et on s’assure que notre bouton stop est bien compris, sans être mal perçu par notre cheval. Que, tout au long de l’exercice/soin réalisé, lui et la porte de sortie restent accessibles, disponibles, entendables.

On prévient de ce que l’on va faire, avant de le faire (c’est ça aussi le consentement : savoir à quoi s’attendre).

Et là, on travaille avec son consentement ?

Qui sait...

On travaille en le recherchant, on travaille en le touchant peut être du doigt.

Mais le consentement est un concept délicat, fragile et surtout qui se veut pleinement compris et compréhensible pour l’individu qui doit le donner.

➡️ Penses tu que ton cheval s’autorise à dire non ?

« Il suffit d’observer son cheval. »J’entends souvent cette phrase, un peu réductrice à mon goût.Nous passons du temps à...
22/07/2026

« Il suffit d’observer son cheval. »

J’entends souvent cette phrase, un peu réductrice à mon goût.

Nous passons du temps à apprendre à lire les expressions, les postures et les comportements de nos chevaux. C’est indispensable.

Mais ce n’est pas infaillible.

Même entre humains, alors que nous disposons d’un langage commun, le consentement n’est visiblement pas quelque chose de limpide pour tou.te.s.

Alors avec une autre espèce, pourquoi serions-nous capables d’en être certains à chaque instant ?

Une étude récente montre d’ailleurs que nous identifions plus facilement les émotions négatives des chevaux que les émotions positives. Cela ne signifie pas que nous les comprenons mal. Cela rappelle simplement qu’il existe une part d’interprétation... et donc une possibilité de se tromper.

C’est précisément cette incertitude qui rend la recherche du consentement si intéressante.

Elle nous pousse à ne pas nous contenter de ce que nous croyons voir.

Elle nous invite à créer des situations où le cheval peut exprimer plus clairement son accord... ou son désaccord.

C’est de là que sont nés des outils comme le bouton start, le bouton stop ou encore la porte de sortie, dont je parlerai dans le prochain post.

Chercher le consentement, ce n’est pas affirmer que l’on sait.

C’est accepter que l’on ne saura peut-être jamais avec une certitude absolue... et continuer malgré tout à chercher à mieux comprendre son cheval.

Parce qu’au fond, ce n’est pas la certitude qui fait progresser notre relation.

C’est l’humilité.

➡️ Et toi, qu’en penses tu : jusqu’où peut-on vraiment être certain de comprendre ce que notre cheval exprime ?

Étude menée disponible via ce lien : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0168159125004009

17/07/2026

« Mon cheval aime ça. »

C’est une phrase que l’on entend souvent.

Et pourtant... c’est une conclusion qui mérite d’être questionnée.

Parce qu’un cheval qui reste immobile n’est pas forcément un cheval qui est d’accord.

Il peut apprécier la situation.

Il peut aussi la tolérer.

Il peut avoir appris qu’il obtiendra une récompense.

Ou qu’il vaut mieux ne pas s’y opposer.

Le comportement, à lui seul, ne raconte pas toute l’histoire.

C’est là que la différence entre coopération et consentement devient essentielle.

Un cheval peut coopérer sans être pleinement en accord avec ce qu’il vit.

C’est précisément pour cette raison que rechercher son consentement demande plus que d’observer un comportement « calme ». Cela nous oblige à nous interroger sur ce qui motive réellement cette coopération.

Lorsque ton cheval accepte un soin, le spray anti-mouches ou une manipulation, pose-toi la question : est-il réellement à l’aise ? A-t-il le choix ? Ou a-t-il simplement appris que c’était la meilleure option ?

Affirmer que « mon cheval aime ça » sans avoir exploré ces questions, c’est aller un peu vite.

Chercher le consentement, ce n’est pas chercher une réponse qui nous arrange.

C’est accepter que la réalité soit parfois plus complexe que ce que l’on aimerait croire.

➡️ Et toi, penses tu que savoir lire les signaux de ton cheval est un outil fiable pour t’assurer de son consentement ?

J'avais envie depuis un certain temps maintenant de suivre cette formation, afin de creuser plus loin l'aspect trauma de...
08/06/2026

J'avais envie depuis un certain temps maintenant de suivre cette formation, afin de creuser plus loin l'aspect trauma de nos chevaux, pour pouvoir mieux les accompagner ; c'est chose faite !

Être un cheval domestique c'est bénéficier parfois de conditions de vie plutôt "aisées" (pas toujours), mais c'est (souvent) aussi avoir une valise d'expériences passées pas forcément très chouettes...

Une corde de plus à ajouter à mon arc, pour les couples humain/cheval que j'accompagne (et les miens, de chevaux tant qu'à faire aussi).

Merci Understand Horses pour cette formation !

On parle beaucoup de faire en sorte qu'il n'y ait pas de frustration, pour un cheval travaillé en R+ (et c'est bien !).O...
09/04/2026

On parle beaucoup de faire en sorte qu'il n'y ait pas de frustration, pour un cheval travaillé en R+ (et c'est bien !).

On y retrouve en grande partie la notion d'éviter d'avoir un cheval frustré au travail (important).

Mais en y réfléchissant aujourd'hui, une chose sur laquelle j'avais du mal à mettre le doigt précisément m'a frappé.

Les détracteurs du travail avec récompense alimentaire ont un argument souvent : que nos chevaux ne nous voient pas seulement comme un distributeur à bonbons.
Et d'une certaine manière, je suis d'accord avec ça.

Ne me lapidez pas tout de suite, je m'explique !

Je suis d'accord avec le fait que ce n'est pas parce qu'on travaille avec des récompenses alimentaires, qu'il faudrait que notre relation entière avec notre cheval ne tourne qu'autour de cela.

Oui, je veux que ma jument soit bien dans le travail avec moi. Oui, je veux qu'elle soit motivée, contente de me voir.

Mais je ne veux pas forcément qu'elle n'ait presque que ça en tête : faire des choses avec moi pour avoir son bonbon. Parce qu'elle est un cheval et que c'est OK que certains jours elle préfère brouter parce qu'ils viennent de changer de champ, parce que là un nouveau vient d'arriver dans le troupeau et qu'elle a des trucs de cheval à gérer.

Et on y retrouve cette dimension d'éviter la frustration.

De la même manière que la mise en place du marqueur tel que je le transmets, juste un "petit plus" sur quelque chose de "bien" déjà, je crois que c'est ça ce que j'aspire à être au quotidien avec mes chevaux.
Un "petit plus".

Que s'ils ne l'ont pas, c'est un peu dommage mais ça n'est pas cata.

Je ne veux pas que ma jument travaillée en R+ veuille absolument qu'on fasse un truc pour avoir un bout de carotte, et ce même si elle est déjà presque dans le rouge de tout ce qu'elle a/doit gérer dans son environnement en parallèle (ou même juste, tout court).

On devrait toutes les 2 être capable de juste se dire bonjour, et puis se poser sans rien d'autre forcément, et que ça soit OK. Juste être là, avec elle, dans son environnement. Acceptée, mais pas essentielle.

Il y a quelques jours, j'ai eu une séance avec un chouette binôme et une question est arrivée. "Je ne suis pas sûre de c...
25/03/2026

Il y a quelques jours, j'ai eu une séance avec un chouette binôme et une question est arrivée.
"Je ne suis pas sûre de comprendre ou d'être totalement à l'aise avec ça, parce que là on ne force pas ? Mais si un jour on a besoin d'imposer (urgence, autre...) ?"

Et j'ai trouvé cette question plus que pertinente.

Dans ma vision du travail avec le cheval, je vois (au moins) 2 axes essentiels :
L'être, et le faire.

L'être, c'est ce que l'on ressent, les émotions qui sont associées à une situation, un stimulus, une personne, une action.

Le faire, c'est le comportement lui-même, l'action réalisée.

Être à l'aise dans le van, c'est de l'être.
Monter dans le van en suivant la pression de la longe et y rester le temps que l'on ferme la barre de queue, c'est du faire.

Être détendu quand le clic intervient, c'est de l'être.
Savoir toucher une cible, monter sur un podium, mettre seul son licol, c'est du faire.

Et donc ?
Et donc, quand je travaille avec des chevaux, que ce soit les miens ou les vôtres en séance, je commence par travailler l'être.

Avant d'apprendre à mon cheval d'entrer dans le van en suivant la pression, je l'accompagne à découvrir cette grosse boîte, à prendre confiance à l'intérieur, à être déjà détendu sans qu'un facteur humain risque d'apporter un potentiel stress en plus.

C'est pour cela qu'avant d'apprendre à mon cheval à toucher une cible et avoir une récompense, je lui apprends qu'en restant calmement à manger, la récompense arrive toujours à lui.

Alors, en effet, pendant cette phase, on ne force pas, on ne presse pas. On oriente au rythme du cheval, on le laisse explorer, essayer, découvrir.
Et une fois que l'être est posé, ancré, on commence à travailler le faire.

Travailler et écouter l'émotionnel avant de travailler le comportement, pour faciliter la mise en réussite de chacun et surtout dans un contexte le plus apaisé possible.

Et pourquoi ça peut être long ? Parce que travailler l'émotionnel c'est travailler en écoutant le cheval et sans déclencher de forte réaction de peur/stress. Contraindre à ne plus bouger, on ne serait plus dans l'être : on serait dans le faire...

19/03/2026

Parfois, on peut avoir l'impression qu'il ne se passe rien... Alors qu'il se passe énormément de choses.

Petit partage d'un moment de vie, visuellement plutôt banal.
Je vous propose un second niveau de lecture.

Je rentre dans le pré avec un licol que je passe à Jamaïc.
Caïno, derrière, ne réagit pas.
Il fait de l'anxiété de séparation (en cours de travail et sur laquelle il progresse) et cela me permet deux choses :
- de vérifier que la mise du licol n'est pas déjà un déclencheur pour lui ;
- continuer à banaliser la mise du licol sur les autres, pour ne pas qu'il stresse dès cette étape.

Ensuite, je travaille Jamaïc pour la préparation aux vaccins. Elle n'a pas le contrôle sur la situation : pas de soins coop ici, mais une situation simulée pour s'approcher de celle dans laquelle nous serons avec la vétérinaire.
1min30 d'entraînement, ça n'est pas grand chose sur une visite à mes chevaux, mais c'est un temps pris qui facilitera la vie de tout le monde le jour des vaccins.

Enfin, Izi. Izi qui traîne encore une légère frustration à la nourriture, plus ou moins intense selon les contextes.
Elle sait que je travaille Jamaïc avec des récompenses alimentaires. Mais pourtant, elle reste tranquillement à manger son foin, sans présenter de signes de frustration : cette situation est OK pour elle (sinon je ne l'aurais pas fait juste à côté d'elle, bien entendu).
Et spoiler alert : pour cela, je ne l'ai pas travaillée en la repoussant à chaque fois qu'elle venait nous voir avec Jamaïc, tout simplement parce que je ne l'ai pas mise dans une telle situation avant de me dire qu'elle pouvait la gérer...
C'est là encore un travail de quelques minutes par ci par là sur la durée qui amène aujourd'hui ce résultat.

Cette vidéo est banale mais illustre bien, je trouve, mon travail de comportementaliste.
Pas d'allures ronflantes, pas de performances extrêmes.
Mais amener de la sérénité à des chevaux qui n'en avaient pas forcément de base sur certaines situations, et continuer à l'entretenir pour leur faciliter la vie au quotidien... Et par la même occasion, la mienne !

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35113

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