29/07/2026
Et si la vraie question n’était pas :
« Est-ce que mon cheval dit oui ? »
Mais plutôt :
« Peut-il réellement dire non ? »
Parce qu’un choix n’existe que lorsqu’il est possible de choisir autre chose.
C’est tout l’intérêt d’entrainements comme le bouton start, le bouton stop ou la porte de sortie.
Ils ne garantissent pas que le cheval consent.
Ils cherchent à lui donner davantage de moyens pour exprimer son accord... ou son désaccord.
Encore faut-il que ce désaccord ait une valeur.
Car, comment m’assurer déjà que mon cheval considère bien qu’il n’y perd pas ?
Alors on met en place différentes choses. On travaille à s’assurer que la porte de sortie reste toujours accessible, la première comprise, celle avec un historique de renforcement le plus élevé, pour qu’elle soit vraiment simple à choisir au besoin. Et on l’a respecte, systématiquement.
On s’assure également qu’on ne met pas un historique de renforcement trop fort sur notre bouton start, afin qu’il ne devienne pas un automatisme sans réflexion.
Et on s’assure que notre bouton stop est bien compris, sans être mal perçu par notre cheval. Que, tout au long de l’exercice/soin réalisé, lui et la porte de sortie restent accessibles, disponibles, entendables.
On prévient de ce que l’on va faire, avant de le faire (c’est ça aussi le consentement : savoir à quoi s’attendre).
Et là, on travaille avec son consentement ?
Qui sait...
On travaille en le recherchant, on travaille en le touchant peut être du doigt.
Mais le consentement est un concept délicat, fragile et surtout qui se veut pleinement compris et compréhensible pour l’individu qui doit le donner.
➡️ Penses tu que ton cheval s’autorise à dire non ?