05/07/2026
💶 Quelques mois de re**rd… cela change-t-il vraiment quelque chose ?
On entend souvent dire :
« Les aides finiront bien par arriver… »
C’est vrai.
Mais la vraie question est :
Quand ?
Voici les dates auxquelles j’ai perçu mes aides BIO-CAB :
📅 Campagne 2019 ➜ 21 octobre 2020 (première année de mise en place du dispositif)
📅 Campagne 2020 ➜ 3 mars 2021
📅 Campagne 2021 ➜ 3 mars 2022
📅 Campagne 2022 ➜ 8 mars 2023
Puis arrive la campagne 2023…
📅 12 juin 2024 ➜ versement de 75 %.
📅 28 août 2024 ➜ versement du solde.
Pendant plusieurs années, ces aides arrivaient autour du mois de mars.
En 2024, elles sont arrivées avec plusieurs mois de re**rd.
Pendant ce temps…
➡️ Les échéances de prêts continuaient.
➡️ Les cotisations continuaient.
➡️ Les assurances continuaient.
➡️ Les fournisseurs continuaient.
➡️ La banque, elle, ne décalait pas ses prélèvements.
Je précise que ce re**rd est intervenu dans le cadre d’un contrôle administratif. Je ne remets pas en cause le principe des contrôles, qui sont nécessaires, mais leurs conséquences lorsqu’ils re**rdent pendant plusieurs mois des aides attendues par une exploitation.
Dans mon cas, ces re**rds ont fragilisé une trésorerie déjà mise à rude épreuve. Les échéances, elles, n’ont jamais attendu.
Alors je me pose une question.
L’État veut-il réellement encourager l’agriculture biologique si les aides prévues pour accompagner cette transition arrivent plusieurs mois après la période où elles étaient habituellement versées ?
Je ne cherche pas à créer une polémique.
Je souhaite simplement partager une réalité que beaucoup ignorent.
Parce qu’au-delà de mon cas personnel, beaucoup d’agriculteurs vivent les mêmes difficultés.
En agriculture, on peut supporter beaucoup de choses. Mais quand les recettes sont décalées de plusieurs mois alors que les dépenses, elles, restent à la même date, c’est toute une exploitation qui peut vaciller.
Si cette publication vous permet de mieux comprendre ce que vivent certains agriculteurs, alors n’hésitez pas à la partager. Mieux faire connaître cette réalité est déjà une manière de soutenir notre agriculture.