Elevage d'Hulm - Ecurie Boisselier

Elevage d'Hulm - Ecurie Boisselier Cavalier international, membre de l'équipe Canadienne depuis 1998. Aujourd'hui je me consacre à 100% au dressage. je suis également juge national de dressage

J'ai participé à 3 championnats du monde jeune chevaux. 2 fois en CCE et une fois en Dressage.

"On note le cheval, pas le cavalier." Vous l'avez sûrement déjà entendue, cette phrase. Moi, elle m'agace profondément. ...
20/08/2026

"On note le cheval, pas le cavalier." Vous l'avez sûrement déjà entendue, cette phrase. Moi, elle m'agace profondément. 😤

Je l'entends régulièrement, en bord de piste, en club-house, parfois même de la bouche de cavaliers expérimentés qui devraient pourtant mieux connaître le règlement. Et à chaque fois, ça me hérisse un peu, parce que c'est tout simplement faux.

En tant que juge national, je peux vous le dire clairement : on ne juge jamais un cheval seul. On juge un couple. Toujours. C'est même écrit noir sur blanc dans l'esprit du barème de notation d'une reprise de dressage.

Laissez-moi vous l'illustrer autrement, avec une image qui parle à tout le monde. 🏎️

Vous conduisez une Ferrari, mais vous ne savez pas la conduire. Vous freinez trop t**d dans les virages, vous accélérez au mauvais moment, vous n'anticipez rien. Résultat : vous finissez dans le décor. La puissance de la voiture ne vous a servi à rien, elle a même aggravé les dégâts.

C'est exactement pareil en piste. Un cheval aux allures exceptionnelles, monté par un cavalier qui ne sait pas le présenter, qui n'a pas la finesse pour canaliser cette qualité naturelle, ça donne une reprise à côté de la plaque. Le cheval se précipite, se raidit, tombe sur les épaules, et le couple ne montre jamais ce dont il est réellement capable. En tant que juge, je note ce que je vois en piste à cet instant précis, pas le potentiel théorique du cheval si quelqu'un d'autre était en selle.

Et maintenant, prenons l'inverse. 🚗

Un cavalier de tout premier niveau, capable de monter un Grand Prix avec brio, se retrouve en selle sur un cheval modeste, disons une bonne petite "4L équestre", loin des standards de mouvement qu'on voit chez les meilleurs. Ce cavalier peut faire un travail d'une justesse remarquable, une reprise d'une correction exemplaire, sans la moindre faute technique. Il mérite d'être reconnu pour ça, et il le sera, sur les notes de soumission, de précision, d'exécution.

Mais soyons honnêtes : il ne décrochera jamais les notes d'ensemble ni les notes d'allures des meilleurs couples du jour. Ce n'est pas une injustice, c'est la réalité du barème. On ne peut pas noter des allures qui n'existent pas.

C'est là toute la nuance que beaucoup de cavaliers oublient : on ne juge pas seulement le cheval, comme sur un circuit SHF des 4, 5 ou 6 ans, où l'on évalue essentiellement le modèle et les allures d'un jeune cheval. En dressage, dès qu'il y a une reprise, on juge un couple, avec tout ce que ça implique : la qualité du cheval, oui, mais aussi la justesse des aides, la précision du tracé, l'harmonie entre les deux, la soumission, l'impulsion canalisée. Le cavalier fait partie intégrante de la performance. Il n'est pas un simple "transporteur" du cheval jusqu'au centre de la piste.

J'ai vu, au cours de mes années de jugement, des chevaux magnifiques totalement gâchés par une présentation approximative. Et j'ai vu, à l'inverse, des chevaux sans grande prétention transcendés par un cavalier qui savait exactement ce qu'il faisait, foulée après foulée. Les deux méritent d'être reconnus pour ce qu'ils montrent réellement en piste, ni plus, ni moins.

Alors non, on ne note pas "le cheval". On note un couple, dans l'instant, avec ses qualités et ses limites du jour.

Et vous, avez-vous déjà vu, en concours ou à l'entraînement, un cheval magnifique complètement gâché par sa présentation, ou au contraire un cheval modeste sublimé par son cavalier ? Racontez-moi cet exemple en commentaire, je suis curieux de vous lire. 👇

La bride est-elle en train de devenir une antiquité en dressage ? J'ai eu un début de réponse à Verden, cet été. 🤔En 202...
17/08/2026

La bride est-elle en train de devenir une antiquité en dressage ? J'ai eu un début de réponse à Verden, cet été. 🤔

En 2021, j'ai eu la chance d'emmener Jasmine au Championnat du Monde des jeunes chevaux de dressage, à Verden. Un souvenir énorme pour moi, un des points d'orgue de ma carrière. Mais je me souviens aussi très précisément d'un détail qui m'avait agacé à l'époque : je n'avais pas le choix, la bride était obligatoire pour présenter ma reprise.

Et pourtant, je le savais, moi. Je vivais avec Jasmine tous les jours. Je la sortais le matin, je sentais son dos sous ma main en la pansant, je connaissais son humeur rien qu'au bruit qu'elle faisait en m'entendant arriver à l'écurie. Et je savais qu'elle se présentait mieux, plus juste, plus détendue dans sa bouche, en filet simple. Ce n'était pas une intuition vague, c'était une certitude bâtie sur des centaines d'heures passées avec elle, bien avant d'arriver sur le rectangle. Mais ce jour-là, à Verden, ce n'est pas moi qui ai décidé pour elle. C'est un règlement, écrit loin de nos deux quotidiens.

Cet été, en suivant les reprises des 7 ans à Verden depuis chez moi, quelque chose m'a sauté aux yeux. La majorité des couples se présentaient désormais en filet simple. Pas une minorité qui teste timidement, non, une vraie majorité. Pour quelqu'un qui a connu l'époque où ce n'était même pas envisageable, c'est presque vertigineux à regarder.

Depuis le 1er janvier 2026, la FEI a rendu la bride facultative dans toutes les épreuves jusqu'au niveau 3* inclus. Le choix appartient désormais au cavalier. Avant ça, dès 2024, la fédération avait déjà ouvert une phase de test sur les CDI3* et CDIO3*, pour observer comment les couples se comportaient avec cette liberté nouvelle.

En revanche, la bride reste pour l'instant obligatoire sur les épreuves CDI4*, CDI5* et en Coupe du Monde. Autrement dit : plus on monte haut dans le sport, moins on a le choix, pour le moment. Et c'est exactement ce qui me dérange.

Parce qu'un règlement, aussi bien pensé soit-il, ne connaît pas votre cheval. Il ne l'a jamais vu se réveiller un matin d'hiver avec les articulations un peu raides. Il ne l'a jamais senti se raidir dans la nuque un jour de vent, ou au contraire se relâcher complètement dès qu'on retire ce deuxième mors qui, chez certains chevaux, change tout dans la bouche. Le cavalier, lui, sait. Il le sait parce qu'il vit avec ce cheval-là, pas avec un cheval théorique. Il le panse, il le nourrit, il le regarde brouter au pré, il connaît ses tensions et ses jours sans. Cette connaissance-là, aucun règlement ne peut la remplacer, ni même l'approcher.

Alors je vais être direct : je pense que la bride obligatoire au sommet du sport est en train de devenir un totem plus qu'un outil. Un symbole de prestige qu'on impose par habitude, pas par nécessité. Et je pense sincèrement que c'est au cavalier, et à personne d'autre, de décider ce qui sert le mieux le couple qu'il forme avec sa monture. Parce que c'est lui qui vit avec elle, tous les jours, bien avant et bien après le passage en piste.

D'ailleurs la Suède et les Pays-Bas ont déjà demandé à la FEI d'étendre cette liberté jusqu'au Grand Prix, y compris en CDI4* et CDI5*. Pour l'instant, la fédération a botté en touche. Mais le sujet revient sur la table à chaque assemblée générale, et je pense sincèrement qu'il finira par y passer, tôt ou t**d.

Vous êtes plutôt team "la bride doit rester un passage obligé au Grand Prix, ça fait partie de l'exigence du haut niveau", ou team "c'est le cavalier qui vit avec son cheval au quotidien, donc c'est à lui de choisir, même en CDI5*" ? Dites-moi franchement votre camp et pourquoi, je sens que ça va discuter sec en commentaire, et j'ai hâte de lire ça. 👇

Pourquoi certains cavaliers ne montent jamais sans avoir d'abord fait tourner leur cheval en longe pendant 20 minutes ? ...
13/08/2026

Pourquoi certains cavaliers ne montent jamais sans avoir d'abord fait tourner leur cheval en longe pendant 20 minutes ? 🤔

C'est une question qui me trotte dans la tête depuis des années, et je sais qu'elle peut en froisser certains. Alors posons le débat sereinement : le but n'est pas de dire que telle méthode est meilleure qu'une autre, mais simplement de comprendre pourquoi on fait les choses. Parce qu'une pratique répétée sans se poser la question du "pourquoi", ça devient vite un réflexe qu'on ne questionne plus jamais.

Moi, je ne longe jamais un cheval pour "jeter son jus" avant de le monter.

Que je travaille un cheval monté ou à la longe, je recherche une seule chose : sa coopération, dans le calme. 🤝 Pour moi, la longe n'est pas un sas de décompression obligatoire avant le vrai travail. C'est un outil de communication, au même titre que les rênes ou les jambes. Elle sert à installer un dialogue, pas à vider une batterie.

Je vais être honnête avec vous : je ne vois pas l'intérêt de regarder un cheval galoper la queue en trompette à fond autour de son cavalier pendant un quart d'heure, juste pour "le fatiguer" avant de monter dessus.

Qu'est-ce que ça nous apprend sur sa disponibilité mentale ? Qu'est-ce que ça construit dans la relation ? Un cheval fatigué n'est pas forcément un cheval calme. Il peut être simplement épuisé, sur les nerfs, ou pire, il peut avoir appris que c'est en s'excitant qu'il obtient enfin le droit d'aller au paddock ou de se reposer. C'est l'inverse de ce que je recherche.

J'ai eu dans mes mains des chevaux qu'on m'a confiés en me disant "attention, il faut absolument le longer avant, sinon il est explosif". Et à chaque fois, en creusant un peu, je me suis rendu compte que c'était souvent l'histoire d'un cheval qui n'avait jamais eu d'autre échappatoire que la selle ou le box. Un cheval qui n'a jamais eu le droit de se dépenser librement finit par avoir besoin qu'on le "vide" avant de pouvoir travailler avec lui. Ce n'est pas une fatalité de tempérament, c'est souvent une conséquence de gestion. 🐴

Si je sens qu'un cheval a besoin de s'exprimer, de se dépenser, de décompresser, je le mets au paddock. Là, il peut se lâcher complètement, sans contrainte, sans longe, sans moi au milieu qui essaie de garder un semblant de contrôle sur une explosion d'énergie. Il galope, il freine sec, il fait des écarts, il joue avec ses copains de pré s'il en a. Il vit sa vie de cheval. 💨

Ensuite, quand je le récupère, je travaille avec un cheval qui a envie d'être avec moi, pas un cheval vidé qui subit parce qu'il n'a plus la force de faire autrement. La différence de qualité dans le travail est, à mes yeux, flagrante.

Bien sûr, en concours, on ne peut pas mettre son cheval au paddock avant de rentrer en piste. C'est là que tout se joue vraiment. Et c'est justement là qu'on récolte ce qu'on a semé à la maison : un cheval qui a pris l'habitude de travailler AVEC nous, et non parce qu'il est épuisé, devient beaucoup plus facile à gérer, même dans le stress d'un concours. Avec les jeunes chevaux, il faut accepter que ça bouge un peu, c'est normal, c'est le jeu. Mais je dois dire qu'en tant qu'ancien cavalier international de complet, ça ne m'a jamais dérangé. Un cheval un peu vif au warm-up ne m'a jamais inquiété, du moment que le dialogue est là. 🏆

Je comprends que pour certains, la longe avant de monter soit un rituel rassurant, une sécurité, une habitude bien ancrée, parfois même transmise par un moniteur qu'on respecte. Je ne suis pas là pour juger les pratiques de chacun, ni pour dire que ceux qui longent avant de monter font mal les choses. Chaque cheval, chaque contexte, chaque cavalier est différent.

Mais je pense qu'il est important de se demander CE QU'ON CHERCHE VRAIMENT quand on longe : de la coopération, ou juste de l'épuisement ? Un outil de dialogue, ou une soupape de sécurité qu'on utilise sans se poser plus de questions ?

Et vous, quelle est votre pratique et surtout... votre pourquoi ? Dites-moi tout en commentaire, je répondrai à chacun d'entre vous, même si on n'est pas d'accord. 👇

11/08/2026

Très belle définition

Combien de temps passez-vous à échauffer votre cheval… et combien de temps à vous échauffer vous-même ? 🤔Moi, la réponse...
10/08/2026

Combien de temps passez-vous à échauffer votre cheval… et combien de temps à vous échauffer vous-même ? 🤔

Moi, la réponse a été simple pendant 30 ans : zéro minute pour moi. Zéro. Pas un étirement, pas une mobilisation, rien.

J'ai fait des concours internationaux pendant trois décennies. Sur l'échauffement du cheval, je pourrais donner des cours magistraux. Le pas de détente, la mise en avant progressive, les transitions pour réveiller le dos, les assouplissements latéraux avant d'attaquer les premiers exercices techniques, l'ajustement selon la météo, l'état du cheval ce jour-là, le terrain... Tout ça, je l'ai décortiqué, affiné, transmis à des dizaines de cavaliers.

Et pendant ce temps, moi je montais froid. Le corps raide, les hanches bloquées, sans une seule minute de préparation. Persuadé, comme beaucoup d'entre nous, que "s'échauffer" c'était l'affaire du cheval, jamais la mienne.

Il y a presque un an, une sciatique m'a cloué au sol. 😣 Impossible de monter, difficile même de marcher normalement certains jours. C'est dans ce contexte que j'ai commencé à travailler avec Elsa, ma kinésithérapeute.

Ce qu'elle m'a dit dès la première séance m'a marqué : "Tu demandes à ton cheval d'être souple, disponible, réactif. Mais toi, dans quel état arrives-tu en selle ?" Je n'avais pas de réponse.

Ensemble, on a construit pas à pas un programme d'échauffement spécifique, pensé pour mon corps, mes douleurs, ma pratique. Mobilité du bassin, gainage profond, ouverture des hanches, réveil des appuis. Dix à quinze minutes avant chaque monte, pas plus. Mais fait sérieusement, comme je l'exigerais pour un cheval.

Et honnêtement ? Ça a tout changé. 💪 Ma position est plus stable. Je sens beaucoup mieux les déséquilibres du cheval au lieu de les subir. Je me crispe moins dans les moments de tension. La fatigue en fin de reprise a nettement diminué. Et surtout, la douleur qui me limitait a quasiment disparu.

Ce qui me frappe le plus avec le recul, c'est à quel point cette évidence m'avait échappé pendant 30 ans. Dans le monde du cheval, on travaille la position du cavalier, son assiette, son feeling, sa technique. Mais presque jamais son corps comme un véritable outil sportif, au même titre que celui d'un athlète de haut niveau. On exige une préparation irréprochable pour nos chevaux, et nous, on descend de voiture et on monte directement en selle.

Je pense sincèrement que c'est une erreur collective, ancrée dans nos habitudes depuis des générations. On ne peut pas demander à son corps d'être fin, réactif, disponible pour le cheval, s'il n'a jamais appris à l'être.

Et vous, est-ce que vous prenez le temps de vous échauffer avant de monter — ou est-ce que seul votre cheval y a droit ? 👇

07/08/2026

Ce week-end, direction Le Lion d'Angers. Et je ne vous le cache pas, ça m'a fait quelque chose de particulier d'y revenir. 🥹

C'est ici que j'ai couru mes deux championnats du monde jeunes chevaux, en concours complet, il y a des années. Et cette fois, j'y suis retourné en dressage pur, avec une toute autre histoire à écrire. Bizarre, émouvant, et en même temps très beau de refermer une boucle comme ça. 🐴

Deux jours intenses, entourés de nos deux partenaires du moment : Fangorn d'Hulm et Jasmine.

Avec Fangorn, en Saint-Georges, on continue tranquillement notre chemin. Deux jours de suite avec des notes qui frôlent les 67%, et surtout des commentaires de juges qui font vraiment plaisir à entendre. Ce cheval progresse concours après concours, et le voir se construire comme ça, c'est exactement ce qui me fait vibrer dans ce métier. 📈

Et puis il y a Jasmine. Sur l'Inter II et l'Inter A, elle aussi continue de grandir, et elle nous offre la victoire de l'Inter A / Pro1 A à 64,5%. Ce genre de moment, ça ne s'oublie pas. Tout le travail des dernières semaines, toutes les petites galères du quotidien, tout d'un coup ça prend tout son sens. 🥹

Rien de tout ça ne serait possible sans Dorothée, mon épouse, toujours là, toujours investie à 200%, et sans qui je ne pourrais littéralement pas rentrer en piste sereinement — son aide à l'oreillette, entre autres, est juste indispensable. Merci pour tout ce que tu fais, vraiment. ❤️

Merci aussi à nos partenaires, qui nous suivent et nous soutiennent dans cette aventure au quotidien.

Et merci à VOUS. Tous les messages reçus, tous les encouragements sur place, ça compte énormément. Vous faites partie intégrante de cette réussite, sincèrement. 🙏🐴

Et vous, quelle est LA place de concours qui vous apporte le plus d'émotion à chaque fois que vous y retournez ? Racontez-moi laquelle, et pourquoi. 👇

Est-ce que le plus beau cheval gagne toujours ? Je peux vous dire que non, et j'ai une histoire qui le prouve. 👀Il y a u...
06/08/2026

Est-ce que le plus beau cheval gagne toujours ? Je peux vous dire que non, et j'ai une histoire qui le prouve. 👀

Il y a un peu moins d'un an, un cavalier d'un certain âge est venu me voir pour prendre des cours et se lancer en dressage. Je l'ai fait monter, et honnêtement, en le regardant, j'ai vu l'étendue du travail qui nous attendait. Rien n'allait. Ni la position, ni les bases, ni la préparation. Et son cheval, un bon Cob Irlandais plein de bonne volonté mais loin d'être un foudre de guerre aux allures.

Je lui ai dit : "OK, on a un concours Club 4 dans neuf mois, pas loin de chez toi. C'est notre objectif." Et on s'est mis au travail. On a travaillé, travaillé, et encore travaillé. On a répété sa reprise des centaines de fois, pour ancrer une précision quasiment parfaite.

Et là, je vais vous confier comment on a fait, parce que c'est exactement ce qui a tout changé. Au début, comme beaucoup de mes élèves, il apprenait sa reprise comme ça : "Je prend la ligne du milieu, je tourne à gauche, je fais un cercle en C…" Une simple liste de directions. Et je peux vous dire que ce n'est pas comme ça qu'on prépare une reprise, encore moins qu'on la réussit.

Je lui ai appris à penser différemment, mouvement par mouvement : "En prenant la ligne du milieu, je garde mon cheval bien entre mes jambes et mes rênes. Je fixe la juge, je respire profondément, et je prépare déjà mon demi-arrêt pour l'arrêt." Chaque foulée devient un objectif précis. On ne pense plus "tourner, puis cercler, puis transition", on pense à CE QU'IL FAUT FAIRE, à chaque instant, pour préparer ce qui arrive juste après.

Le jour du concours est arrivé. Sur le paddock, il regarde autour de lui, se tourne vers moi et me dit : "Mais ils ont des vrais chevaux avec de vraies allures, les autres…" Il n'avait pas tort. Leurs chevaux étaient objectivement plus plaisants à regarder que le sien. En notes d'allures, il aurait fini loin derrière, aucun doute là-dessus.

Sauf qu'en piste, ce n'est pas ce qu'on regarde en premier. Grâce à des mois de travail sur cette précision, sur cette anticipation foulée après foulée, la juge a été bluffée. Elle l'a félicité à la sortie de piste. Verdict : 73% et la victoire de l'épreuve. Il en a pleuré. 🥹

C'est exactement ce que j'essaie de faire comprendre à tous mes élèves : la précision, ce n'est pas un détail technique réservé aux pros. C'est une méthode, ça s'apprend, et ça permet, à n'importe quel niveau, de récolter chaque point que vous êtes capable d'obtenir, même avec un cheval qui n'a pas les allures d'un crack. Rien laissé sur la table.

Alors la prochaine fois que vous préparez votre reprise, essayez d'oublier la simple liste de directions. Demandez-vous plutôt, à chaque figure : qu'est-ce que je dois faire, précisément, pour préparer ce qui vient ensuite ?

Et vous, avez-vous déjà vécu ou vu un concours où un cheval "moins joli" a surpris tout le monde grâce au travail du cavalier ? Racontez-moi ça en commentaire 👇

🤠 Quelle discipline équestre aimeriez-vous essayer pendant une journée ?On me pose souvent des questions sur le dressage...
03/08/2026

🤠 Quelle discipline équestre aimeriez-vous essayer pendant une journée ?

On me pose souvent des questions sur le dressage, mais aujourd'hui j'avais envie de vous en poser une. 😊

Au cours de mon parcours, j'ai eu la chance de pratiquer le concours complet à haut niveau avant de me spécialiser en dressage. Cette expérience m'a permis de découvrir plusieurs disciplines et de comprendre que chacune développe des qualités incroyablement complémentaires.

Le dressage m'a finalement conquis, mais cela ne m'empêche pas d'être curieux de tout ce qui se fait dans le monde du cheval.

S'il y a une discipline que j'aimerais vraiment essayer au moins une fois dans ma vie, c'est le reining. 🤠

Il faut dire qu'il y a peut-être une explication… Je suis un grand fan de musique country ! 🎶🇺🇸 Au grand désespoir de Dorothée, qui n'est clairement pas la plus grande fan du genre et qui doit pourtant supporter mes playlists pendant des centaines d'heures sur les longs trajets en camion ! 😂🚛

Mais au-delà de l'ambiance western que j'adore, c'est surtout le travail des cavaliers et de leurs chevaux qui me fascine.

La précision des manœuvres, la disponibilité du cheval, la légèreté des aides, la complicité du couple… Même si les disciplines sont très différentes, on retrouve finalement des valeurs qui me parlent énormément.

Et si je pouvais passer une journée dans cet univers, je ne me limiterais pas au reining !

🐂 J'aimerais découvrir le travail avec le bétail et voir comment les chevaux lisent les déplacements des vaches.

🏇 J'aimerais assister et participer aux différentes épreuves western pour mieux comprendre leurs spécificités.

🛢️ Et je serais même tenté par un essai en barrel race… Bon, je ne garantis pas le chrono, mais je suis sûr que je passerais un excellent moment ! 😂

Je vais être honnête : je trouve que le monde du dressage a parfois un petit côté fermé, presque hautain, vis-à-vis des autres disciplines. Comme si la finesse n'existait que chez nous. C'est faux, et le western me le rappelle à chaque fois que j'y regarde de plus près.

Je trouve que nous avons parfois tendance à rester dans notre discipline sans vraiment regarder ce qui se fait ailleurs. Pourtant, chaque univers équestre possède sa culture, son histoire, son savoir-faire et beaucoup de choses à nous apprendre.

Je suis convaincu qu'un bon cavalier reste avant tout quelqu'un de curieux.

👇 Et vous, si vous aviez la possibilité d'essayer n'importe quelle discipline équestre pendant une journée, laquelle choisiriez-vous ?

Et surtout, pourquoi celle-là ?

Je suis très curieux de découvrir vos réponses. Qui sait, vous me donnerez peut-être envie d'en essayer une autre ! 😄

🤔 Et si enseigner était ce qui m'a le plus fait progresser... à cheval ?Quand on me demande ce qui m'a le plus aidé à év...
30/07/2026

🤔 Et si enseigner était ce qui m'a le plus fait progresser... à cheval ?

Quand on me demande ce qui m'a le plus aidé à évoluer comme cavalier, beaucoup s'attendent à ce que je parle d'un entraîneur, d'un stage ou d'un cheval exceptionnel.

Pourtant, une grande partie de ma progression vient... de l'enseignement. 🐴

Depuis toujours, je fais partie de ces cavaliers qui passent énormément de temps à réfléchir. Parfois même un peu trop ! 😅

Pourquoi ce cheval réagit-il ainsi ? Pourquoi cette solution fonctionne-t-elle avec l'un mais pas avec l'autre ? Comment améliorer la communication entre le cavalier et son cheval ?

Ces questions occupent une bonne partie de mes journées.

Il y a quelques mois, j'ai réalisé quelque chose qui m'a beaucoup fait réfléchir. En observant mes élèves séance après séance, j'ai constaté que la rectitude était presque toujours la première chose sacrifiée. On la corrige une fois, on passe à autre chose, et elle disparaît aussitôt de l'attention du cavalier.

Sur le moment, ça peut sembler un détail. Un cheval un peu de travers, ce n'est pas très grave, n'est-ce pas ?

Sauf que ce n'est pas un détail. C'est même l'un des piliers les plus importants de tout le travail.

Un cheval qui n'est pas droit compense en permanence. Il triche avec son équilibre, il protège une hanche, il fuit un appui plutôt que de le chercher. Et tant que la rectitude n'est pas installée, tout ce qu'on construit par-dessus reste fragile.

Voir mes élèves négliger ce point, encore et encore, m'a obligé à mieux comprendre pourquoi c'était si essentiel pour leurs chevaux... et pour les miens.

J'adore me documenter. 📚 Lire. Échanger avec d'autres professionnels. Observer. Tester. Remettre en question certaines idées.

Ce qui me passionne, ce n'est pas d'avoir toujours raison. C'est de continuer à apprendre.

Lorsque j'enseigne, chaque cavalier arrive avec son histoire, ses qualités, ses difficultés, son cheval et ses objectifs.

Je pourrais appliquer les mêmes recettes à tout le monde... et honnêtement, je crois que c'est exactement ce qui explique pourquoi tant de cavaliers stagnent au même niveau pendant des années. On leur donne des exercices, mais jamais les raisons profondes qui expliquent pourquoi ces exercices fonctionnent ou pas selon le cheval qu'ils ont en face d'eux.

Je ne crois plus du tout aux méthodes toutes faites, appliquées à l'identique d'un cheval à l'autre. Je sais que ça peut déplaire à certains, mais je pense sincèrement qu'un enseignant qui ne prend pas le temps d'adapter sa pédagogie rend service à sa propre facilité, pas à ses élèves.

J'essaie donc de comprendre chaque couple avant de proposer une solution.

Deux chevaux peuvent présenter le même problème... mais pour des raisons totalement différentes.

Et finalement... tout ce travail revient ensuite dans ma propre équitation.

À force d'analyser les difficultés des autres, j'apprends aussi énormément sur les miennes.

Aujourd'hui, je crois davantage à l'observation. 👀 Aux sensations. À la capacité d'écouter le cheval qui est devant nous.

C'est probablement ce que l'enseignement m'a apporté de plus précieux.

Être plus curieux. Plus ouvert. Et surtout ne jamais penser que l'on a fini d'apprendre.

Parce qu'au final... ce sont souvent les chevaux qui nous obligent à devenir de meilleurs cavaliers. ❤️🐴

❓ Et vous, pensez-vous qu'un bon enseignant devient forcément un meilleur cavalier... ou qu'au contraire ce sont deux métiers complètement différents ? J'ai vraiment hâte de lire vos avis ! 👇

Sauriez-vous reconnaître un cheval déshydraté avant qu'il ne soit trop t**d ? 🤔C'est une question que je me pose littéra...
27/07/2026

Sauriez-vous reconnaître un cheval déshydraté avant qu'il ne soit trop t**d ? 🤔

C'est une question que je me pose littéralement à chaque concours d'été, quand j'enfile ma casquette de commissaire au paddock. Parce qu'un cheval déshydraté, avant de devenir un cas d'urgence vétérinaire, envoie des signaux. Encore faut-il savoir les lire.

Justement, cet été, lors des fortes chaleurs, en plein contrôle au paddock, je regarde un cheval passer devant moi pour la reprise suivante. Quelque chose me chiffonne : il a l'air un peu terne, les gencives collantes, et sa fréquence cardiaque ne redescend pas comme elle devrait après l'échauffement. Ces signes de déshydratation après l'exercice incluent justement des gencives collantes, une élasticité cutanée réduite, une urine foncée, de la léthargie, de la raideur et une fréquence cardiaque plus élevée que prévu pendant le retour au calme. J'ai fait le test du pli de peau sur l'encolure : la peau met une seconde de trop à revenir en place. J'en ai parlé calmement au cavalier, qui a préféré ne pas présenter sa reprise. Bonne décision.

Ce qui m'a marqué dans cette histoire, c'est que rien de tout ça n'était spectaculaire. Pas de cheval qui titube, pas de drame visible. Juste une accumulation de petits signaux que beaucoup de cavaliers ne regardent jamais, tout simplement parce qu'on ne leur a jamais appris à les chercher.

Les chevaux qui participent à des courses d'endurance ou qui font de l'exercice intensif prolongé sont les plus à risque de déshydratation, mais je peux vous dire que le dressage et le complet ne sont pas épargnés, surtout par 30 degrés à l'ombre en plein mois de juillet. Des niveaux d'électrolytes faibles peuvent même supprimer la réponse de soif du cheval et aggraver la déshydratation, ce qui veut dire qu'un cheval qui ne boit plus assez n'a parfois même plus "envie" de boire. C'est un cercle vicieux qu'il faut anticiper, pas subir.

Ce que je conseille systématiquement à mes élèves l'été : un apport quotidien de sel, grâce à une pierre à sel pour favoriser la consommation d'eau, et un supplément d'électrolytes les jours de forte chaleur ou après un travail intense. C'est simple, ça coûte trois fois rien, et ça évite bien des situations délicates.

Et puis il y a le geste que tout cavalier devrait connaître : le test du pli de peau. Vous pincez délicatement la peau sur l'encolure, vous relâchez, et vous regardez le temps qu'elle met à reprendre sa place. Si elle traîne, c'est un signal d'alerte. Deux secondes, aucun matériel, et ça peut vous éviter bien des soucis un jour de compétition.

Je le dis souvent à mes élèves : on passe des heures à travailler la précision d'une reprise, et on oublie parfois l'essentiel, à savoir si notre cheval est en état de la présenter. La performance commence par la santé, pas l'inverse.

Et vous, est-ce que vous avez déjà repéré des signes de déshydratation chez votre cheval, en concours ou à l'entraînement ? Racontez-moi ça en commentaire, ça peut vraiment aider d'autres cavaliers 👇

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Came
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Lundi 08:00 - 20:00
Mardi 08:00 - 20:00
Mercredi 08:00 - 20:00
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