Educhien, Détection Canine & Comportement

Educhien, Détection Canine & Comportement Expertise depuis plusieurs décennies. Un savoir-faire unique pour la réussite de votre binôme. 🐾

Spécialiste en flair ou détection canine, cognition canine, rééducation comportementale du chien, formation en détection de punaises de lit. Seconde activité : Offre de service pour la Détection canine de punaises de lit pour les particuliers et les professionnels www.detection-punaises-de-lits.com

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20/07/2026

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QUAND LA SCIENCE DÉRANGE…
ON L’ACCUSE DE TOUT COMPLIQUER.

Et je suis effarée quand j'entends "les comportementalistes compliquent tout".

L’une des plus grandes difficultés actuelles avec le chien est que la simplicité est confondue avec la facilité. Or, il existe une différence fondamentale entre les deux. Une chose peut être simple à comprendre tout en étant exigeante à mettre en œuvre.

Faire un enfant est simple dans son principe. Répondre à ses besoins physiologiques, émotionnels, cognitifs et sociaux est une autre paire de manche. Pourtant, personne ne prétendra sérieusement que cela ne demande ni curiosité, information, temps, investissement financier ou adaptation permanente.

Avec le chien, le raisonnement devrait être identique, mais ce n'est pas toujours le cas.

Quand certains disent : « Avant, on ne se posait pas toutes ces questions et ça allait très bien », ils oublient une réalité de taille : beaucoup de chiens n'allaient pas si bien que ça, mais personne ne s’en souciait. Leurs difficultés étaient largement acceptées comme une fatalité. Un chien qui mordait, détruisait ou fuguait finissait attaché au fond du jardin, et on évitait de s’en préoccuper. Après tout, ce n’était qu’un chien.

Aujourd'hui, nous voulons des chiens capables d'habiter un appartement, de croiser des congénères dans le silence, de supporter la solitude des heures durant, d’aimer tous les enfants, de tolérer les invités, les voyages en cage, les terrasses de café bondées en plein été, les transports en commun muselés et les foules oppressantes, sans parler des soins vétérinaires sans aucune indulgence ni patience… La liste pourrait être très longue. Mais nous sommes devenus très exigeants avec le chien, en ne voulant pas s'en donner les moyens.

Toutes ces ambitions nécessitent une excellente compréhension des besoins spécifiques et personnels du chien. Les comportementalistes ne compliquent rien. Ils essaient d’ouvrir les yeux à une grande majorité d’humains-es qui pensent que le chien s’achète et ensuite « on verra bien, car de toutes façons, comment on faisait avant ? ». La connaissance que nous apportons met en lumière une réalité que l'ignorance permettait d'ignorer. Et c’est désagréable pour certains-nes.

ET AVEC L’ENFANT ? ON EN PARLE ?

Le parallèle avec la pédiatrie est possible. On pourrait effectivement dire : « Avant les pédopsychiatres, les psychologues du développement et les neurosciences, les parents faisaient comme ils le sentaient, et ça marchait très bien. »

Mais nous savons aujourd'hui que les bases sécuritaires sont primordiales à l'attachement sain, que la qualité du sommeil influence le développement cérébral, que les expériences même très précoces façonnent les circuits émotionnels, que le stress chronique a des conséquences mesurables sur la maturation du cerveau, que les interactions sociales modifient le développement cognitif, que l’alimentation est centrale, que le besoin d’activité physique est réel dans la gestion du stress, etc.

La connaissance n'a pas créé ces réalités, elle les a révélées. De la même manière, les comportementalistes n'ont pas inventé les besoins du chien. Ils décrivent simplement ce que les sciences du comportement, de l'apprentissage et les neurosciences nous permettent désormais de comprendre.

En ce sens, dire qu'on peut avoir un chien « simplement » revient parfois à vouloir conserver les bénéfices de la connaissance sans en assumer les implications.

C'est comme vouloir un enfant équilibré sans consacrer de temps à son éducation, à son alimentation ou à sa sécurité émotionnelle.
C’est comme vouloir être en bonne santé sans se préoccuper de son hygiène de vie.
C’est comme rêver d’un jardin magnifique sans jamais le cultiver.

ON NE PEUT PLUS DIRE « JE NE SAVAIS PAS »

Ici, réalité est la même : les besoins existent indépendamment de notre volonté de les reconnaître. Au fond, lorsqu’on affirme que « tout est devenu trop compliqué avec les comportementalistes », on exprime moins une critique de la science qu'une résistance à ce qu'elle implique en termes de responsabilités. Connaître les besoins d'un être vivant crée une obligation morale supplémentaire : celle de ne plus pouvoir prétendre qu'on ne savait pas.

La connaissance retire le confort de la simplification. Elle nous rappelle qu'avoir un chien n'est pas seulement un plaisir ou un loisir. C'est accepter la responsabilité d'un individu doté d'émotions et d’une conscience subjective qui gêne de plus en plus à mesure qu'elle est mise en lumière, de besoins biologiques à assouvir, de capacités cognitives et de limites qu’il va falloir comprendre et respecter.

Cette réalité n'est pas tellement compliquée pour celles et ceux qui embrassent sérieusement le projet de vivre avec un chien en assumant toutes les responsabilités qui en découlent. C’est une réalité exigeante pour ceux qui y ont bien réfléchi, mais elle n’est pas compliquée. L’exigence et la complexité n’ont rien à voir, comme la simplicité et la facilité.

Audrey Ventura. /

Le livre "L'éducation du chien · de l'enfant : une analogie taboue ?" est sorti !
Disponible chez les dépositaires et sur shop.cynoconsult.fr
PRÉPAREZ VOTRE LECTURE DE VACANCES !

04/04/2026

Elle est revenue au nid pour le vingt-troisième matin consécutif. Seule. Ses cygnets ont disparu depuis trois semaines, mais elle baisse tristement la tête et caresse l'eau vide de son bec.

L'idée reçue ? Croire que ces oiseaux majestueux n'agissent que par pur instinct mécanique, totalement dénués d'émotions ou de sentiments.

La réalité scientifique : Pourtant, les éthologues mesurent chez le Cygne tuberculé (Cygnus olor) de véritables manifestations de deuil face à la perte : chute d'alimentation, isolement social marqué et hausse massive de cortisol (l'hormone du stress). Unis pour la vie par des liens pouvant dépasser 20 ans, leur attachement familial est profond et mesurable. En ce début d'avril, alors que s'ouvre la période critique de nidification et de ponte en Europe, ces grands herbivores aquatiques jouent un rôle clé en régulant la végétation des marais. Mais l'urbanisation et l'introduction d'espèces invasives brisent trop souvent ces familles.

Pour les protéger :

Tenez vos chiens en laisse près des étangs et cours d'eau.

Respectez une distance d'au moins 20 mètres avec les nids.

Bannissez le pain, qui est toxique et déforme leur système digestif.

La beauté du cygne n'est pas qu'une posture gracieuse. C'est l'expression d'un être sensible qui navigue au cœur d'une douleur silencieuse. Respectons leur espace.

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07/03/2026

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LA COURSE VERS LE NÉANT : LE PRIX INVISIBLE D'UN « JEU » EN MARS
Une forêt encore engourdie par le froid de mars. Le sol crépite sous vos pas. Soudain, votre chien flaire une piste, s'élance à travers les fourrés et lève un chevreuil. La course-poursuite s'engage. Vous rappelez votre compagnon, qui revient quelques minutes plus t**d, haletant et joyeux. Le chevreuil, lui, a disparu au loin, sain et sauf. C'est du moins ce que vous croyez. L'animal n'a pas été mordu, aucune goutte de sang n'a été versée. Pourtant, pour l'écologue qui lit les bilans énergétiques de la faune sauvage, ce chevreuil vient probablement de signer son arrêt de mort.

1) L'IDÉE REÇUE : « IL NE L'A PAS ATTRAPÉ, DONC TOUT VA BIEN »
Nous jugeons les interactions animales avec nos propres référentiels. Pour nous, si la proie échappe aux crocs, elle a gagné. Nous justifions souvent la perte de contrôle de notre chien par un laconique : « c'est dans sa nature, ils jouent ». Mais la nature sauvage ne joue pas. La fuite est une manœuvre d'ultime recours. Nous ignorons qu'une mort par épuisement métabolique peut survenir dans un silence total, 48 à 72 heures après une poursuite, bien loin des regards.

2) LA RÉALITÉ SCIENTIFIQUE : LA BANQUEROUTE CALORIQUE
La survie des ongulés sauvages face au froid repose sur une comptabilité énergétique d'une extrême rigueur :

Le métabolisme d'économie : En hiver, le chevreuil réduit drastiquement son activité et abaisse son rythme cardiaque. Il vit au ralenti pour préserver sa graisse brune.

Le coût d'un sprint : Une course de fuite exige une contraction musculaire explosive (anaérobie). En seulement cinq minutes de sprint à 60 km/h, le chevreuil brûle l'équivalent calorique de plusieurs jours de survie au repos.

La myopathie de capture : Sous un stress extrême, les muscles de l'ongulé produisent un excès d'acide lactique qui ne peut pas être évacué. Cette acidose détruit les fibres musculaires et libère de la myoglobine dans le sang, bloquant les reins. Le chevreuil meurt paralysé ou en insuffisance rénale aiguë, des jours après la course.

3) CE QUI SE PASSE RÉELLEMENT MAINTENANT (MARS)
En ce début mars, le chevreuil est au bord du gouffre physiologique. Il n'a plus de graisse. Son alimentation actuelle se compose d'écorces, de lierre et de ronces sèches, des éléments très pauvres en énergie. S'il est forcé de fuir un chien aujourd'hui, il lui est physiquement impossible de trouver dans la forêt de mars les calories nécessaires pour rembourser cette dette fulgurante.
Pire encore : la chevrette (la femelle) porte ses petits. En mars, la croissance fœtale s'accélère brutalement. Une poursuite canine entraîne presque systématiquement un avortement, le corps de la mère sacrifiant la gestation pour tenter de survivre à la faillite calorique.

4) POURQUOI C’EST ÉCOLOGIQUEMENT CAPITAL
Le chevreuil est un "architecte paysager". Par son abroutissement, il modèle la structure du sous-bois. Un chevreuil traqué en permanence par des chiens non tenus en laisse va fuir ses zones de repos habituelles (souvent proches des lisières) pour se retrancher dans des parcelles forestières denses. Cette concentration artificielle de la faune stressée entraîne un surpâturage très localisé qui détruit la régénération naturelle des jeunes arbres et déséquilibre le renouvellement de la forêt.

5) DES GESTES SIMPLES POUR AUJOURD'HUI
Le contrôle absolu (La laisse) : En mars, la laisse n'est pas une restriction pour votre chien, c'est l'acte de protection le plus vital que vous puissiez offrir à la faune. Dès que vous quittez un chemin forestier large, gardez-le attaché.

Le respect de l'immobilité : Si vous apercevez un chevreuil couché au loin, changez de trajectoire. En mars, un animal qui ne fuit pas n'est pas « confiant » ; il économise désespérément ses dernières forces. Le forcer à se lever est déjà une agression.

Anticipez la loi : L'arrêté ministériel français interdit la divagation des chiens dans les bois hors des allées forestières à partir du 15 avril. Mais la biologie n'attend pas les dates administratives : la vulnérabilité des ongulés commence dès la fin février.

CONCLUSION
Dans la forêt de mars, chaque calorie compte. Un sprint innocent pour un chien bien nourri est une hypothèque mortelle pour un animal sauvage qui sort de l'hiver. La véritable cohabitation ne consiste pas seulement à ne pas tuer de ses propres mains, mais à comprendre que la survie d'un chevreuil se joue à un rythme ralenti que l'excitation d'une course-poursuite vient briser à jamais. La laisse est le cordon sanitaire du printemps.

RÉFÉRENCES SCIENTIFIQUES & DONNÉES
OFB (Office Français de la Biodiversité) : Études sur l'impact du dérangement hivernal sur les populations de grands cervidés et le phénomène de myopathie de capture.

MNHN (Muséum national d'Histoire naturelle) : Données sur l'écologie énergétique du Chevreuil (Capreolus capreolus) durant la période de soudure printanière.

INRAE : Recherches sur l'effet de l'effarouchement par les chiens domestiques sur l'abroutissement et la dynamique forestière.

A lire absolument 😊.
28/02/2026

A lire absolument 😊.

⚕️la 𝐜𝐚𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 de convenance est-elle préjudiciable pour la santé du chien ➡️ est-elle éthique ? 🐺
J’ose vous en reparler ? 🤓
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𝐂𝐚𝐬 𝐜𝐥𝐢𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 : ces personnes du 3ème âge achètent un jeune chien (de taille moyenne), et suivent des cours d’éducation. Le chien étant trop actif pour être gérable, le club d’éducation conseille la castration. Les gens en parlent à leur véto qui procède à l’ablation chirurgicale des testicules quand le chien a 1 an (adolescent) avant la maturation complète du corps. Physiologiquement, le taux de testostérone chute dans les 24h après castration. Et pourtant, 2 mois plus t**d, le chien est toujours tout autant actif et ingérable.
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𝐏𝐫𝐞𝐣𝐮𝐝𝐢𝐜𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐬𝐬𝐢𝐛𝐥𝐞𝐬 : les 𝐬𝐭𝐚𝐭𝐢𝐬𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 de population des chiens castrés (castré = gonadectomie = ablation des gonades: testicules ou ovaires) par comparaison aux chiens ‘entiers’ montrent :
Chiens castrés : 5 x+ de cancers, 3-5x+ de troubles ostéoarticulaires, 22x+ de pancréatite (chienne), 2-4x+ d’agression sur les propriétaires, 4x+ de peur (Vizla), etc. pour une réduction d’hypersexualité de0.3x- (-33%). (chiffres et statistiques dans mon livre La stérilisation du chien, pour ou contre ? (2017), et résumé et +100 références scientifiques, d’accès gratuit à https://joeldehasse.com/articles/gonadectomie.html).
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𝐐𝐮𝐞𝐥 𝐞𝐬𝐭 𝐯𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐚𝐯𝐢𝐬 : la gonadectomie est-elle préjudiciable à la santé (l’équilibre, homéostasie) et bien-être des chiens ?
Mon avis : J’ai conclu depuis 15-20 ans que la gonadectomie était +préjudiciable que favorable.
J’ai présenté ces chiffres en conférence FCCC, en conférence aux vétérinaires en Belgique, Suisse, Québec, etc. en 'conférence en ligne' accessible aux vétos.
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𝐌𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐚𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐝’𝐡𝐮𝐢 à partir de ce cas exemplatif (et je vois tous les jours des cas semblables) :
Un éducateur-canin/dog-trainer – influenceur –, par ses conseils, cause (augmente le risque d’)un préjudice sur la santé psychique et physique d’un chien : est-ce éthique ? et quelles responsabilités a-t-il ?
Un vétérinaire qui castre un chien pour motif de convenance (en dehors d’une pathologie des gonades, ou gonade-dépendante), – et sans ‘consentement éclairé’ (c’est-à-dire sans signaler le risque de préjudices cités plus haut, ou de calcul de risques/bénéfices) – cause (augmente le risque d’)un préjudice sur… : est-ce éthique ? et quelles responsabilités a-t-il ?
Chacun des lecteurs doit répondre pour lui/elle-même.
J’ai mes réponses et mes avis respectueux de Mon Éthique.
Mais l’Éthique de chacun est bien évidemment différente (et basée sur ses croyances morales).
Vous pouvez donner votre avis constructif dans les commentaires.
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𝐏𝐫𝐨𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 : si vous désirez en connaître plus sur l’effet ‘perturbateur endocrinien’ et/ou sur l’effet ‘perturbateur neuro-psychique’, et/ou sur l’effet perturbateur PNEI (psycho-neuro-endocrino-immuno-logique)/holistique’ de la gonadectomie, dites le et je vous ponds un article sur le sujet.
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𝐄𝐧 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐭 : 𝐬𝐨𝐥𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐫𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 : si on veut stériliser (empêcher la reproduction) chirurgicalement des chiens sans préjudice de santé et bien-être, il y a la vasectomie (mâles) et la tubectomie/hystérectomie (femelle), et bien entendu l’intervention chirurgicale doit être la moins traumatisante possible et se faire idéalement en dehors de la période sensible (de sensibilisation) qu’est l’adolescence, donc pas avant l’âge adulte accompli.
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𝐍𝐨𝐭𝐞 : je sais, je parle chaque année des préjudices possibles de la gonadectomie. D’autres vétérinaires en parlent aussi, de plus en plus. Et pourtant, je vois peu de changement dans la croyance populaire et le consensus sciPop et dans le nombre de chiens gonadectomisés pour convenance (c’est-à-dire pour le bien-être des humains au détriment du bien-être des chiens). Mais peut-être ma vision est biaisée par les cas cliniques que je consulte.
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𝐃𝐨𝐧𝐧𝐞𝐳 𝐯𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐚𝐯𝐢𝐬 pour créer ensemble une éthique de la gonadectomie, respectueuse du bien-être des animaux et de leurs humains.
🐺𝐃𝐫 𝐉𝐨𝐞𝐥 𝐃𝐞𝐡𝐚𝐬𝐬𝐞, le 28 février 2026.

́thique

     ́ducationcaninepositive
19/02/2026

́ducationcaninepositive

16/02/2026
16/02/2026

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09/02/2026

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COMMENT SAVOIR SI MON CHIEN A FROID ?

Tous les chiens ne sont pas égaux face aux intempéries. La sélection artificielle s’est en effet occupée de retirer a beaucoup d’entre eux ce que la nature leur avait intelligemment donné pour se protéger. Le résultat de cette sélection est que certaines races ont le poil très court, voire ras, ou pas de sous-poil imperméable ou isolant, ou la peau très fine, ou une masse musculaire réduite, ce qui revient pour elles à sortir nues sous la pluie, ou quand il gèle.

Et puis aussi, il y a l’âge… certains chiens deviennent frileux en vieillissant. Et à l’inverse, les chiots seront plus sensibles au froid car ils ne peuvent pas encore réguler leur température comme les adultes.

L’idée persiste pourtant qu’un chien n’a jamais froid, que le couvrir c’est faire épreuve de sensiblerie ou le fragiliser. Le chien doit s’endurcir… Sauf que la fourrure ne va pas apparaître sur son dos avec le temps.

Alors, je vois en ce moment beaucoup trop de chiens sans manteau… des chiens qui montrent clairement qu’ils ont froid. Si vous le dites gentiment, vous vous entendez répondre que c’est un chien, et qu’il n’a pas froid, quand on ne vous demande pas de vous mêler de vos affaires.

Mais un chien qui a froid, l’exprime clairement. Ce n’est pas une question de point de vue… Et si certaines personnes ne savent pas encore l’observer, peut-être alors que l’écrire et le partager pourra leur enseigner comment comprendre avec certitude que leur chien leur dit « Hey copain, j’ai super froid là…».

Quelques signes imparables :

- Il tremble (oui, je sais, ça a l’air évident, mais ce que j’observe montre bien que non…).
- Il est en posture basse, comme affaissé sur lui.
- Ses mouvements sont ralentis (car il est transi par le froid), ou accélérés (car il essaie de se réchauffer).
- Il cherche les jambes de son gardien ou le contact avec les autres chiens ou les autres personnes (pour trouver une source de chaleur).
- Il lève les pattes une par une, comme s’il marchait sur des braises car les coussinets du chien sont sensibles au froid et au gel).
- Il refuse de sortir de la voiture, d’avancer, s’arrête souvent ou veut rentrer.
- Ses oreilles et son ventre sont glacés au toucher.
- Il cherche les endroits abrités du vent (il se plaque contre les murs, les haies, les troncs, les voitures…).
- Il refuse de s’asseoir ou de se coucher sur le sol.
- S’il est dehors dans son jardin, il est couché en boule (pour conserver sa chaleur), dans un coin ou dans la terre (géothermie).

On voit bien qu’un chien qui a froid n’est pas discret. Il n’encaisse pas en silence. Son inconfort est réel et bien visible. IL s’agit donc de respecter sa physiologie.

COMMENT PROTÉGER SON CHIEN DU FROID ?

En le protégeant, vous n’en ferez pas un chien douillet. Vous lui permettrez d’évoluer normalement malgré des conditions climatiques qui sont devenues hostiles à cause de la sélection artificielle. Le chien de famille n’est pas un loup. Il n’a pas à endurer le froid ou à dormir dehors. Beaucoup de races ont été sélectionnées uniquement pour l’esthétique, au détriment de leur protection naturelle. Alors désormais, à nous de les aider à s’adapter.

1° Offrez-lui un manteau
Ce n’est pas une lubie esthétique. Un vrai manteau chaud, imperméable, qui couvre le dos, les reins et le ventre est une nécessité pour certaines races comme le petit lévrier italien ou le whippet ou le chihuahua… Rappelons-nous que le ventre est une énorme zone de déperdition de chaleur.

2° Évitez l’immobilité
Les chiens qui attendent en laisse devant les écoles, les commerces ou pendant les discussions entre humains se refroidissent très vite. En début et en fin de balade, ne restez pas statiques.

3° Séchez-le en rentrant
Un chien mouillé est un chien qui se refroidit très vite, même à l’intérieur. Si vos vêtements sont trempés, le simple fait de rentrer au chaud et de tamponner vos habits ne suffira pas à vous réchauffer. Séchez votre chien correctement et utilisez une cape d’après la pluie s’il tremble encore, ou une couverture.

4° Un couchage isolé du sol
Les couchages performants ne sont pas directement posés sur le carrelage ou le béton. Soit ils sont très épais et éloignés du sol, soit ils sont posés sur un support.

5° Surveillez les coussinets
Le sel, le gel et la neige peuvent provoquer gerçures et brûlures. Un baume protecteur peut être utile, et l’huile de coco fait très bien l’affaire. En cas de blessure, le baume de Pyrénées (cire d’abeille et Propolis) est d’une efficacité redoutable pour désinfecter et cicatriser. Si besoin, il existe des chaussons pour aider le chien dans la neige.

Alors oui, évidemment, certains chiens supportent très bien le froid. Ils sont sélectionnés pour ça, leur fourrure en est le témoignage. Je demande alors aux gardiens de sibériens, alaskans, akitas, samoyèdes, laïkas, etc. qui auraient envie d’intervenir pour dire que non, un chien n’a pas besoin de manteau, de finalement s’abstenir. 😉 Toutes les races sont dans la nature, et chacune a des besoins particuliers. À cela s'ajoutent les singularités de l'individu lui-même... Bref, pas de généralités.

Il n’y a rien de ridicule à protéger son chien frileux avec un manteau.
Il n’y a aucune sensiblerie à ne pas vouloir qu’il ait froid.

Audrey Ventura / Cynoconsult

LES LIVRES
Le chien, cet animal qui nous échappe ici et
Mon chien, mon coach et moi sont ici : https://cynoconsult.fr/

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La sortie du troisième livre d'Audrey Ventura est annoncée courant 2026 ! Son sujet sera dévoilé dans les semaines à venir, restez connectés !

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