Educhien, Détection Canine & Comportement

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Educhien, Détection Canine & Comportement Expertise depuis plusieurs décennies. Un savoir-faire unique pour la réussite de votre binôme. 🐾

Spécialiste en flair ou détection canine, cognition canine, rééducation comportementale du chien, formation en détection de punaises de lit. Seconde activité : Offre de service pour la Détection canine de punaises de lit pour les particuliers et les professionnels www.detection-punaises-de-lits.com

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15/08/2026

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𝐄𝐩𝐢𝐝𝐞́𝐦𝐢𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐚𝐧𝐢𝐟𝐞𝐫𝐚𝐥𝐬 🐺 en France, Suisse, Belgique... depuis quelques semaines/mois/…
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Info pour les pressés : temps de lecture de ce (long) coup de gu**le : 7-10 minutes.
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𝑳’𝒂𝒓𝒏𝒂𝒒𝒖𝒆…
On vous propose d’adopter un truc qui ressemble à un CHIEN (un canidé semi-sauvage – déguisé dans une peau de chien) sous le doux nom de CHIEN (‘familier’, étant sous-entendu dans le nom « CHIEN » mais pas expressément dit). .
C’est ce que je raconte à ces clients empathes : « vous avez adopté un loup déguisé en chien ».
Oui, cela ressemble à un chien. Mais un loup ressemble aussi à un chien. Puisque tous ces canidés ont 99% de leurs gènes en commun et tous les gènes de morphologie.
Et certains adoptants vont jusqu’à faire une analyse génétique des dizaines de races de ‘chiens’ qui se retrouvent dans leur caniféral, et me disent : « regardez, il y a douze races de chiens dans mon chien roumain* – pour ne pas nommer l’origine de ce caniféral dont c’est l’épidémie depuis quelques semaines – c’est donc bien un ‘chien’ ».
[* les épidémies de caniférals viennent de partout et n’importe où, et se succèdent en vague suivant l’offre et la demande]
Non, ce n’est pas un CHIEN.
Parce que…
𝐂’𝐄𝐒𝐓 𝐐𝐔𝐎𝐈 𝐔𝐍 𝐂𝐇𝐈𝐄𝐍 𝐅𝐀𝐌𝐈𝐋𝐈𝐄𝐑 ?
J’ai discuté le sujet dans une publication Substack (https://joeldehasse.substack.com/p/cest-quoi-un-chien) que pas grand monde n’a lu, parce que personne ne veut vraiment savoir ce qu’est un CHIEN.
J’écris : « Un Chien – le vrai, Canis lupus familiaris – est un canidé qui préfère l’humain à son propre congénère. Point final. S’il préfère renifler un autre canidé plutôt que de vous coller comme une sangsue d’amour, désolé : ce n’est pas un Chien. C’est un canidé. Et il mérite un autre nom. »
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Un « Chien familier » porte des variantes génétiques hypersociales :
~ OXTR (récepteur ocytocine) boosté
~ WBSCR17 (gènes du syndrome de Williams-like : hypersociabilité, regard-pour-humain, incapacité à vivre sans contact intime).
Entre autres… Il y a bien d’autres variantes génétiques qui permettent à ce canidé de se socialiser à ce primate bipède bizarre qu’est l’humain ‘homo narrans’ (plutôt que ‘sapiens’).
Et donc analyser si votre canidé chéri a du beagle, du bobtail, du husky, du chihuahua… dans ses ancêtres, on s’en fout : cela dit juste que c’est un bât**d magnifique. Mais cela ne dit rien du fait qu’il est un CHIEN Canis FAMILIARIS.
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L’arnaque, c’est que des gens de type triade-sombre (dark triad: narcissique, manipulateur, sociopathe/pas-d’empathie) proposent à des gens de type empathe (compatissant, sauveur du monde) d’adopter du caniféral pour le faire vivre en milieu social humain et en appartement, avec enfants, chats, furets, hamsters…, c’est-à-dire en zoo grillagé (mettant toute la famille dans la cage-zoo).
Leur 𝐩𝐫𝐨𝐦𝐞𝐭𝐭𝐚𝐧𝐭 𝟏𝟎-𝟏𝟓 𝐚𝐧𝐧𝐞́𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐟𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞… !
Non, Non, ça ils ne promettent pas : ils promettent avec 100% d’affirmation (narcissique) que c’est un CHIEN, et que tout le monde sera heureux, comme dans les contes de fée. Et si l’adoptant n’arrive pas à gérer ce sauvage, ils mettront sur les réseaux sociaux [manipulation machiavélique] à quel point cet adoptant est incompétent de s’occuper d’un pauvre petit ‘chien’ qui ne demande qu’un peu d’amour pour mieux vivre (que dans son pays d’origine où il pouvait courir la campagne, déchirer les sacs poubelles, chasser dans les bois, se battre entre gangs de chiens, attaquer les promeneurs, fuir les gens avec ca****ne qui veulent les tuer, fuir les humains prédateurs qui veulent les capturer pour les vendre à des gogos qui ont le cœur sur la main et qui ne savent pas la différence entre un chien et un caniféral*).
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*Personne ne veut nommer un chien un chien, un caniféral un caniféral, et un loup un loup.
C’est idiot.
Est-ce que c’est juste ‘idiot’ ou est-ce intentionnel ?
Je vous laisse décider… je n’ai pas toutes les preuves pour démontrer l’arnaque et la triade sombre.
Mais néanmoins les FAITS ressemblent très fort à de la prédation de l’empathie et de l’ignorance par des sociopathes manipulateurs.
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*Sur les 750-900 millions de canidés qui ressemblent à un des +400 morphotypes de ‘chien’, 100 à 150 millions sont familiers, 200 millions sont de vrais férals (d’où le nom caniféral), 500 à 550 millions sont des village/street dogs, des canivillage, ou cani-rue, mal aimés (et rejetés, et pourchassés par) des populations humaines qu’ils parasitent.
Donc quand on vous vend un chien capturé dans la nature, qui a survécu dans la nature, ou dont les parents ont vécu dans la nature, quelque soit l’âge de capture, vous avez statistiquement 99% de chances que ce soit un cani-rue, un canivillage ou un caniféral.
𝐶𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑛𝑒 𝑣𝑒𝑢𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑑𝑖𝑟𝑒 𝑞𝑢’𝑖𝑙 𝑒𝑠𝑡 𝑖𝑛𝑐𝑎𝑝𝑎𝑏𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑠’𝑎𝑑𝑎𝑝𝑡𝑒𝑟 𝑎̀ 𝑢𝑛 𝑒𝑛𝑣𝑖𝑟𝑜𝑛𝑛𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑠𝑜𝑐𝑖𝑎𝑙 ℎ𝑢𝑚𝑎𝑖𝑛 𝑒𝑡 𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑢𝑛 𝑣𝑟𝑎𝑖 𝑐ℎ𝑖𝑒𝑛 𝑓𝑎𝑚𝑖𝑙𝑖𝑒𝑟 (s’il a les gènes d’hypersocialité, et s’il a vécu une période de socialisation bienveillante à l’humain, période de socialisation qui, chez le caniféral, se termine vers l’âge de 7-9 semaines, vous le saviez ?).
Ce qui veut dire que vous adoptez un chien qui a, génétiquement-ancestralement, survécu en fuyant les humains : c’est un genre de sélection génétique guidée par l’humain, des ‘chiens’ qui ont le plus peur des humains, et sont donc les moins probables à s’hypersocialiser à l’humain.
Ceci est une hypothèse, à vérifier sur le nombre de ces caniférals et canivillages qui s’adaptent et sont heureux de vivre avec les gens vs les inadaptables.
Je ne peux pas faire cette statistique parce que je ne vois que les inadaptables. Et les asso refusent de nous donner les chiffres objectifs des adaptés/inadaptables.
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Que faire des chiens inadaptés-inadaptables ?
S’ils ne s’adaptent pas avec des familles-d’accueil-éducatrices-compétentes en 3 mois (3 semaines à 3 mois pour une période d’adaptation normative), on peut penser que ces chiens sont inadaptables, trop socio-divergents/socio-incompétents que pour être adaptables à des humains.
Il faut alors donner à ces caniférals l’environnement/l’écosystème qui optimalise leur bien-être, c’est-à-dire la nature, sous forme de sanctuaire pour caniférals.
Mais bien sûr, c’est évident… Un 𝐬𝐚𝐧𝐜𝐭𝐮𝐚𝐢𝐫𝐞 pour caniférals !
Où trouver ce sanctuaire ?
Peut-être dans le pays d’origine ?
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Je parle d’arnaque, de commerce, de 𝒑𝒓𝒆́𝒅𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍’𝒆𝒎𝒑𝒂𝒕𝒉𝒊𝒆 𝒆𝒕 𝒅𝒆 𝒍’𝒊𝒈𝒏𝒐𝒓𝒂𝒏𝒄𝒆 par des sociopathes manipulateurs.
C’est un décryptage des FAITS, pas des narrations, explications, et autre blabla mental que les humains se racontent pour justifier leurs actions – et qui est quasi non fiable. « 𝑪𝒆 𝒒𝒖𝒆 𝒕𝒖 𝑭𝒂𝒊𝒔 𝒅𝒊𝒕 𝒒𝒖𝒊 𝒕𝒖 𝑬𝑺 ; 𝒄𝒆 𝒒𝒖𝒆 𝒕𝒖 𝑫𝒊𝒔 𝒅𝒊𝒕 𝒒𝒖𝒊 𝒕𝒖 𝒗𝒆𝒖𝒙 𝑷𝒂𝒓𝒂𝒊̂𝒕𝒓𝒆 ».
Et vous qui adoptez un caniféral, canivillage, cani-rue, en croyant sauver un chien familier, votre ignorance entretient ce commerce de la souffrance.
𝑽𝒐𝒕𝒓𝒆 𝒑𝒓𝒆𝒎𝒊𝒆̀𝒓𝒆 𝒂𝒓𝒎𝒆, 𝒄’𝒆𝒔𝒕 𝒍𝒂 𝒄𝒐𝒏𝒏𝒂𝒊𝒔𝒔𝒂𝒏𝒄𝒆.
Votre deuxième a**e, c’est l’arrêt de la demande : dans la logique commerciale offre/demande, si la demande s’arrête, l’offre… s’arrête.
Votre troisième a**e, si les deux premières ont échoué, c’est de demander au vendeur une garantie écrite qu’il s’agit d’un ‘chien familier’ adaptable dans toute famille bienveillante. Et que si le ‘chien’ n’est pas adaptable, ou malade PNEI*, une garantie écrite que le vendeur prenne en charge tous les frais médicaux et de souffrance de tous les membres du système adoptant, à vie.
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*PNEI : j’ai observé chez ces caniférals inadaptés une plus grande fréquence de maladies psycho-neuro-endocrino-immuno-logiques: les frais annuels de traitements de ces affections est de plus de 3000€/an. Sans compter les frais de traitements des maladies PNEI du système adoptant : la souffrance des enfants, le burnout des parents, les conflits de couple, la dégradation de l’appartement (oui, certains de ces caniférals ne quittent pas une pièce de 15 m2 où ils mangent, défèquent, urinent, et vivent en détresse permanente). Sans compter les frais sociétaux : divagation, agression des passants, prédation sur chats et petits chiens, déclaration des mordeurs au vétérinaire cantonal (Suisse) et visites des mordeurs chez les vétos (France)…
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Je n’ai pas parlé du paradoxe de la solution terminale : l’euthanasie, de certains caniférals.
Je n’ai pas parlé de l’aide qu’on pourrait apporter localement à la gestion des caniférals, canivillages, cani-rues errants.
Je n’ai pas parlé de plein de choses…
Déjà ce Post est trop long pour la majorité des lecteurs potentiels facebookiens.
On me dira que le mot « caniféral » n’existe pas dans le dictionnaire, il n’existe pas dans la littérature scientifique ni scipop, à part dans mon article Substack (https://joeldehasse.substack.com/p/cest-quoi-un-chien), et même les IA ne vous en donneront pas une définition autre que : « constitue un néologisme propre au Dr Joël Dehasse » (Gemini).
Ce néologisme a été créé pour différentier les différents canidés de type morphologique CHIEN qui ne sont pas des canidés de type étho-socio-psycho-neuro-logique CHIENS FAMILIERS.
On peut discuter, dans la méthode scientifique, de quelles meilleures terminologie inventer pour ces différents canidés. Certains caniférals ont reçu un nom, comme le Dingo, le Paria. A nous de baptiser les autres caniférals qui ont une certaine ressemblance étho-socio-psycho-neuro-logique et, surtout, arrêtons de nommer les canidés sur leur ressemblance morphologique.

🧔🏻Dr Joël Dehasse, le 15 août 2026
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Pour en savoir plus :
Je parle de la triade sombre et des empathes dans « Ce que tu Fais dit qui tu Es ».
Je parle des difficultés d’adaptation dans « Attracteurs ».
Je parle de cette capture d’animaux sauvages et de leur domptage et domestication forcée dans « Prédation ».
Je parle de la défense de Soi dans « Le Soi est arc-en-ciel ».
Je parle des périodes de socialisation des canidés dans « Tout se joue avant 2 ans » et « Carnet : Tous se joue avant 2 ans ».

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Image © Dr Dehasse.

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20/07/2026

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QUAND LA SCIENCE DÉRANGE…
ON L’ACCUSE DE TOUT COMPLIQUER.

Et je suis effarée quand j'entends "les comportementalistes compliquent tout".

L’une des plus grandes difficultés actuelles avec le chien est que la simplicité est confondue avec la facilité. Or, il existe une différence fondamentale entre les deux. Une chose peut être simple à comprendre tout en étant exigeante à mettre en œuvre.

Faire un enfant est simple dans son principe. Répondre à ses besoins physiologiques, émotionnels, cognitifs et sociaux est une autre paire de manche. Pourtant, personne ne prétendra sérieusement que cela ne demande ni curiosité, information, temps, investissement financier ou adaptation permanente.

Avec le chien, le raisonnement devrait être identique, mais ce n'est pas toujours le cas.

Quand certains disent : « Avant, on ne se posait pas toutes ces questions et ça allait très bien », ils oublient une réalité de taille : beaucoup de chiens n'allaient pas si bien que ça, mais personne ne s’en souciait. Leurs difficultés étaient largement acceptées comme une fatalité. Un chien qui mordait, détruisait ou fuguait finissait attaché au fond du jardin, et on évitait de s’en préoccuper. Après tout, ce n’était qu’un chien.

Aujourd'hui, nous voulons des chiens capables d'habiter un appartement, de croiser des congénères dans le silence, de supporter la solitude des heures durant, d’aimer tous les enfants, de tolérer les invités, les voyages en cage, les terrasses de café bondées en plein été, les transports en commun muselés et les foules oppressantes, sans parler des soins vétérinaires sans aucune indulgence ni patience… La liste pourrait être très longue. Mais nous sommes devenus très exigeants avec le chien, en ne voulant pas s'en donner les moyens.

Toutes ces ambitions nécessitent une excellente compréhension des besoins spécifiques et personnels du chien. Les comportementalistes ne compliquent rien. Ils essaient d’ouvrir les yeux à une grande majorité d’humains-es qui pensent que le chien s’achète et ensuite « on verra bien, car de toutes façons, comment on faisait avant ? ». La connaissance que nous apportons met en lumière une réalité que l'ignorance permettait d'ignorer. Et c’est désagréable pour certains-nes.

ET AVEC L’ENFANT ? ON EN PARLE ?

Le parallèle avec la pédiatrie est possible. On pourrait effectivement dire : « Avant les pédopsychiatres, les psychologues du développement et les neurosciences, les parents faisaient comme ils le sentaient, et ça marchait très bien. »

Mais nous savons aujourd'hui que les bases sécuritaires sont primordiales à l'attachement sain, que la qualité du sommeil influence le développement cérébral, que les expériences même très précoces façonnent les circuits émotionnels, que le stress chronique a des conséquences mesurables sur la maturation du cerveau, que les interactions sociales modifient le développement cognitif, que l’alimentation est centrale, que le besoin d’activité physique est réel dans la gestion du stress, etc.

La connaissance n'a pas créé ces réalités, elle les a révélées. De la même manière, les comportementalistes n'ont pas inventé les besoins du chien. Ils décrivent simplement ce que les sciences du comportement, de l'apprentissage et les neurosciences nous permettent désormais de comprendre.

En ce sens, dire qu'on peut avoir un chien « simplement » revient parfois à vouloir conserver les bénéfices de la connaissance sans en assumer les implications.

C'est comme vouloir un enfant équilibré sans consacrer de temps à son éducation, à son alimentation ou à sa sécurité émotionnelle.
C’est comme vouloir être en bonne santé sans se préoccuper de son hygiène de vie.
C’est comme rêver d’un jardin magnifique sans jamais le cultiver.

ON NE PEUT PLUS DIRE « JE NE SAVAIS PAS »

Ici, réalité est la même : les besoins existent indépendamment de notre volonté de les reconnaître. Au fond, lorsqu’on affirme que « tout est devenu trop compliqué avec les comportementalistes », on exprime moins une critique de la science qu'une résistance à ce qu'elle implique en termes de responsabilités. Connaître les besoins d'un être vivant crée une obligation morale supplémentaire : celle de ne plus pouvoir prétendre qu'on ne savait pas.

La connaissance retire le confort de la simplification. Elle nous rappelle qu'avoir un chien n'est pas seulement un plaisir ou un loisir. C'est accepter la responsabilité d'un individu doté d'émotions et d’une conscience subjective qui gêne de plus en plus à mesure qu'elle est mise en lumière, de besoins biologiques à assouvir, de capacités cognitives et de limites qu’il va falloir comprendre et respecter.

Cette réalité n'est pas tellement compliquée pour celles et ceux qui embrassent sérieusement le projet de vivre avec un chien en assumant toutes les responsabilités qui en découlent. C’est une réalité exigeante pour ceux qui y ont bien réfléchi, mais elle n’est pas compliquée. L’exigence et la complexité n’ont rien à voir, comme la simplicité et la facilité.

Audrey Ventura. /

Le livre "L'éducation du chien · de l'enfant : une analogie taboue ?" est sorti !
Disponible chez les dépositaires et sur shop.cynoconsult.fr
PRÉPAREZ VOTRE LECTURE DE VACANCES !

04/04/2026

Elle est revenue au nid pour le vingt-troisième matin consécutif. Seule. Ses cygnets ont disparu depuis trois semaines, mais elle baisse tristement la tête et caresse l'eau vide de son bec.

L'idée reçue ? Croire que ces oiseaux majestueux n'agissent que par pur instinct mécanique, totalement dénués d'émotions ou de sentiments.

La réalité scientifique : Pourtant, les éthologues mesurent chez le Cygne tuberculé (Cygnus olor) de véritables manifestations de deuil face à la perte : chute d'alimentation, isolement social marqué et hausse massive de cortisol (l'hormone du stress). Unis pour la vie par des liens pouvant dépasser 20 ans, leur attachement familial est profond et mesurable. En ce début d'avril, alors que s'ouvre la période critique de nidification et de ponte en Europe, ces grands herbivores aquatiques jouent un rôle clé en régulant la végétation des marais. Mais l'urbanisation et l'introduction d'espèces invasives brisent trop souvent ces familles.

Pour les protéger :

Tenez vos chiens en laisse près des étangs et cours d'eau.

Respectez une distance d'au moins 20 mètres avec les nids.

Bannissez le pain, qui est toxique et déforme leur système digestif.

La beauté du cygne n'est pas qu'une posture gracieuse. C'est l'expression d'un être sensible qui navigue au cœur d'une douleur silencieuse. Respectons leur espace.

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07/03/2026

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LA COURSE VERS LE NÉANT : LE PRIX INVISIBLE D'UN « JEU » EN MARS
Une forêt encore engourdie par le froid de mars. Le sol crépite sous vos pas. Soudain, votre chien flaire une piste, s'élance à travers les fourrés et lève un chevreuil. La course-poursuite s'engage. Vous rappelez votre compagnon, qui revient quelques minutes plus t**d, haletant et joyeux. Le chevreuil, lui, a disparu au loin, sain et sauf. C'est du moins ce que vous croyez. L'animal n'a pas été mordu, aucune goutte de sang n'a été versée. Pourtant, pour l'écologue qui lit les bilans énergétiques de la faune sauvage, ce chevreuil vient probablement de signer son arrêt de mort.

1) L'IDÉE REÇUE : « IL NE L'A PAS ATTRAPÉ, DONC TOUT VA BIEN »
Nous jugeons les interactions animales avec nos propres référentiels. Pour nous, si la proie échappe aux crocs, elle a gagné. Nous justifions souvent la perte de contrôle de notre chien par un laconique : « c'est dans sa nature, ils jouent ». Mais la nature sauvage ne joue pas. La fuite est une manœuvre d'ultime recours. Nous ignorons qu'une mort par épuisement métabolique peut survenir dans un silence total, 48 à 72 heures après une poursuite, bien loin des regards.

2) LA RÉALITÉ SCIENTIFIQUE : LA BANQUEROUTE CALORIQUE
La survie des ongulés sauvages face au froid repose sur une comptabilité énergétique d'une extrême rigueur :

Le métabolisme d'économie : En hiver, le chevreuil réduit drastiquement son activité et abaisse son rythme cardiaque. Il vit au ralenti pour préserver sa graisse brune.

Le coût d'un sprint : Une course de fuite exige une contraction musculaire explosive (anaérobie). En seulement cinq minutes de sprint à 60 km/h, le chevreuil brûle l'équivalent calorique de plusieurs jours de survie au repos.

La myopathie de capture : Sous un stress extrême, les muscles de l'ongulé produisent un excès d'acide lactique qui ne peut pas être évacué. Cette acidose détruit les fibres musculaires et libère de la myoglobine dans le sang, bloquant les reins. Le chevreuil meurt paralysé ou en insuffisance rénale aiguë, des jours après la course.

3) CE QUI SE PASSE RÉELLEMENT MAINTENANT (MARS)
En ce début mars, le chevreuil est au bord du gouffre physiologique. Il n'a plus de graisse. Son alimentation actuelle se compose d'écorces, de lierre et de ronces sèches, des éléments très pauvres en énergie. S'il est forcé de fuir un chien aujourd'hui, il lui est physiquement impossible de trouver dans la forêt de mars les calories nécessaires pour rembourser cette dette fulgurante.
Pire encore : la chevrette (la femelle) porte ses petits. En mars, la croissance fœtale s'accélère brutalement. Une poursuite canine entraîne presque systématiquement un avortement, le corps de la mère sacrifiant la gestation pour tenter de survivre à la faillite calorique.

4) POURQUOI C’EST ÉCOLOGIQUEMENT CAPITAL
Le chevreuil est un "architecte paysager". Par son abroutissement, il modèle la structure du sous-bois. Un chevreuil traqué en permanence par des chiens non tenus en laisse va fuir ses zones de repos habituelles (souvent proches des lisières) pour se retrancher dans des parcelles forestières denses. Cette concentration artificielle de la faune stressée entraîne un surpâturage très localisé qui détruit la régénération naturelle des jeunes arbres et déséquilibre le renouvellement de la forêt.

5) DES GESTES SIMPLES POUR AUJOURD'HUI
Le contrôle absolu (La laisse) : En mars, la laisse n'est pas une restriction pour votre chien, c'est l'acte de protection le plus vital que vous puissiez offrir à la faune. Dès que vous quittez un chemin forestier large, gardez-le attaché.

Le respect de l'immobilité : Si vous apercevez un chevreuil couché au loin, changez de trajectoire. En mars, un animal qui ne fuit pas n'est pas « confiant » ; il économise désespérément ses dernières forces. Le forcer à se lever est déjà une agression.

Anticipez la loi : L'arrêté ministériel français interdit la divagation des chiens dans les bois hors des allées forestières à partir du 15 avril. Mais la biologie n'attend pas les dates administratives : la vulnérabilité des ongulés commence dès la fin février.

CONCLUSION
Dans la forêt de mars, chaque calorie compte. Un sprint innocent pour un chien bien nourri est une hypothèque mortelle pour un animal sauvage qui sort de l'hiver. La véritable cohabitation ne consiste pas seulement à ne pas tuer de ses propres mains, mais à comprendre que la survie d'un chevreuil se joue à un rythme ralenti que l'excitation d'une course-poursuite vient briser à jamais. La laisse est le cordon sanitaire du printemps.

RÉFÉRENCES SCIENTIFIQUES & DONNÉES
OFB (Office Français de la Biodiversité) : Études sur l'impact du dérangement hivernal sur les populations de grands cervidés et le phénomène de myopathie de capture.

MNHN (Muséum national d'Histoire naturelle) : Données sur l'écologie énergétique du Chevreuil (Capreolus capreolus) durant la période de soudure printanière.

INRAE : Recherches sur l'effet de l'effarouchement par les chiens domestiques sur l'abroutissement et la dynamique forestière.

A lire absolument 😊.
28/02/2026

A lire absolument 😊.

⚕️la 𝐜𝐚𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 de convenance est-elle préjudiciable pour la santé du chien ➡️ est-elle éthique ? 🐺
J’ose vous en reparler ? 🤓
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𝐂𝐚𝐬 𝐜𝐥𝐢𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 : ces personnes du 3ème âge achètent un jeune chien (de taille moyenne), et suivent des cours d’éducation. Le chien étant trop actif pour être gérable, le club d’éducation conseille la castration. Les gens en parlent à leur véto qui procède à l’ablation chirurgicale des testicules quand le chien a 1 an (adolescent) avant la maturation complète du corps. Physiologiquement, le taux de testostérone chute dans les 24h après castration. Et pourtant, 2 mois plus t**d, le chien est toujours tout autant actif et ingérable.
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𝐏𝐫𝐞𝐣𝐮𝐝𝐢𝐜𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐬𝐬𝐢𝐛𝐥𝐞𝐬 : les 𝐬𝐭𝐚𝐭𝐢𝐬𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 de population des chiens castrés (castré = gonadectomie = ablation des gonades: testicules ou ovaires) par comparaison aux chiens ‘entiers’ montrent :
Chiens castrés : 5 x+ de cancers, 3-5x+ de troubles ostéoarticulaires, 22x+ de pancréatite (chienne), 2-4x+ d’agression sur les propriétaires, 4x+ de peur (Vizla), etc. pour une réduction d’hypersexualité de0.3x- (-33%). (chiffres et statistiques dans mon livre La stérilisation du chien, pour ou contre ? (2017), et résumé et +100 références scientifiques, d’accès gratuit à https://joeldehasse.com/articles/gonadectomie.html).
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𝐐𝐮𝐞𝐥 𝐞𝐬𝐭 𝐯𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐚𝐯𝐢𝐬 : la gonadectomie est-elle préjudiciable à la santé (l’équilibre, homéostasie) et bien-être des chiens ?
Mon avis : J’ai conclu depuis 15-20 ans que la gonadectomie était +préjudiciable que favorable.
J’ai présenté ces chiffres en conférence FCCC, en conférence aux vétérinaires en Belgique, Suisse, Québec, etc. en 'conférence en ligne' accessible aux vétos.
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𝐌𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐚𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐝’𝐡𝐮𝐢 à partir de ce cas exemplatif (et je vois tous les jours des cas semblables) :
Un éducateur-canin/dog-trainer – influenceur –, par ses conseils, cause (augmente le risque d’)un préjudice sur la santé psychique et physique d’un chien : est-ce éthique ? et quelles responsabilités a-t-il ?
Un vétérinaire qui castre un chien pour motif de convenance (en dehors d’une pathologie des gonades, ou gonade-dépendante), – et sans ‘consentement éclairé’ (c’est-à-dire sans signaler le risque de préjudices cités plus haut, ou de calcul de risques/bénéfices) – cause (augmente le risque d’)un préjudice sur… : est-ce éthique ? et quelles responsabilités a-t-il ?
Chacun des lecteurs doit répondre pour lui/elle-même.
J’ai mes réponses et mes avis respectueux de Mon Éthique.
Mais l’Éthique de chacun est bien évidemment différente (et basée sur ses croyances morales).
Vous pouvez donner votre avis constructif dans les commentaires.
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𝐏𝐫𝐨𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 : si vous désirez en connaître plus sur l’effet ‘perturbateur endocrinien’ et/ou sur l’effet ‘perturbateur neuro-psychique’, et/ou sur l’effet perturbateur PNEI (psycho-neuro-endocrino-immuno-logique)/holistique’ de la gonadectomie, dites le et je vous ponds un article sur le sujet.
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𝐄𝐧 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐭 : 𝐬𝐨𝐥𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐫𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 : si on veut stériliser (empêcher la reproduction) chirurgicalement des chiens sans préjudice de santé et bien-être, il y a la vasectomie (mâles) et la tubectomie/hystérectomie (femelle), et bien entendu l’intervention chirurgicale doit être la moins traumatisante possible et se faire idéalement en dehors de la période sensible (de sensibilisation) qu’est l’adolescence, donc pas avant l’âge adulte accompli.
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𝐍𝐨𝐭𝐞 : je sais, je parle chaque année des préjudices possibles de la gonadectomie. D’autres vétérinaires en parlent aussi, de plus en plus. Et pourtant, je vois peu de changement dans la croyance populaire et le consensus sciPop et dans le nombre de chiens gonadectomisés pour convenance (c’est-à-dire pour le bien-être des humains au détriment du bien-être des chiens). Mais peut-être ma vision est biaisée par les cas cliniques que je consulte.
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𝐃𝐨𝐧𝐧𝐞𝐳 𝐯𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐚𝐯𝐢𝐬 pour créer ensemble une éthique de la gonadectomie, respectueuse du bien-être des animaux et de leurs humains.
🐺𝐃𝐫 𝐉𝐨𝐞𝐥 𝐃𝐞𝐡𝐚𝐬𝐬𝐞, le 28 février 2026.

́thique

     ́ducationcaninepositive
19/02/2026

́ducationcaninepositive

16/02/2026

Adresse

Sainte-Croix
VAUD/SUISSE

Heures d'ouverture

Lundi 09:00 - 19:00
Mardi 09:00 - 19:00
Mercredi 09:00 - 19:00
Jeudi 09:00 - 19:00
Vendredi 09:00 - 19:00

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