09/11/2026
FICHE D’ENSEIGNEMENT — Traumatique ou génétique : comprendre la différence
À la naissance, le squelette du chiot est encore très immature.
La radiographie ci-dessus l’illustre particulièrement bien : entre 3 jours, 26 jours, 42 jours et 55 jours, une partie importante du cartilage se minéralise progressivement et devient visible à la radiographie.
🦴 Lésion d’origine traumatique
Une blessure traumatique est provoquée par un événement ou une contrainte mécanique : chute, choc, écrasement, mauvaise réception, accident ou sollicitations excessives/répétitives.
Chez un chiot en croissance, une atteinte d’une plaque de croissance peut parfois provoquer :
* fracture ou lésion localisée;
* douleur, boiterie ou inflammation;
* fermeture prématurée d’une partie de la plaque de croissance;
* croissance asymétrique d’un os;
* déviation ou déformation progressive d’un membre.
Une telle lésion est acquise : elle n’est pas, par définition, transmise génétiquement par les parents.
🧬 Affection à composante génétique
Ici, le problème provient plutôt d’une prédisposition biologique héritée. Certaines maladies orthopédiques sont fortement héréditaires; d’autres sont multifactorielles.
Par exemple, pour la dysplasie de la hanche, la génétique joue un rôle important, mais l’expression et la gravité peuvent également être influencées par la croissance, le poids corporel, l’alimentation et certains facteurs environnementaux.
C’est pourquoi « génétique » ne signifie pas nécessairement « visible dès la naissance », et l’apparition d’un problème plus t**d ne permet pas, à elle seule, d’en déterminer la cause.
⚠️ Point important pour les éleveurs et les familles
Une radiographie montrant une anomalie ne permet pas toujours, à elle seule, de conclure qu’elle est génétique ou traumatique. La localisation de la lésion, son aspect radiographique, l’âge d’apparition, l’historique du chiot, l’examen orthopédique et parfois des radiographies antérieures ou comparatives sont nécessaires pour établir la cause la plus probable.
Le message clé :
Protéger le squelette immature du chiot permet de réduire les blessures évitables. Mais lorsqu’une anomalie apparaît, il faut distinguer traumatisme, trouble du développement et prédisposition génétique plutôt que d’attribuer automatiquement le problème à l’une ou l’autre cause.