15/08/2026
✨️ ÉLEVEUSE, OUI. SILENCIEUSE, JAMAIS. ✨️
ÊTRE ÉLEVEUR NE SIGNIFIE PAS FERMER LES YEUX. BIEN AU CONTRAIRE.
Depuis quelques jours, certains penseront peut-être qu'en dénonçant certaines pratiques, je m'attaque à certains éleveurs ou à notre profession.
C'EST FAUX.
Oui, je suis éleveuse. Et justement parce que je suis éleveuse, JE REFUSE DE ME TAIRE lorsque je vois des situations qui me semblent contraires au BIEN-ÊTRE ANIMAL.
Être éleveur et défendre les animaux ne sont pas deux combats incompatibles. Pour moi, ILS SONT INDISSOCIABLES.
Aimer une race, c'est aussi accepter de REGARDER SES DÉRIVES EN FACE. Être passionné, ce n'est pas protéger une profession à tout prix. C'est DÉFENDRE LES ANIMAUX AVANT TOUT, même lorsque cela dérange.
Je ne crois pas à la solidarité entre éleveurs lorsqu'elle consiste à tout excuser. Je crois à une solidarité fondée sur :
✅️ L'ÉTHIQUE,
✅️ LA TRANSPARENCE,
✅️ LA REMISE EN QUESTION.
Lorsque des faits interpellent, ils méritent DES RÉPONSES, PAS DES ATTAQUES ENVERS CEUX QUI LES SOULÈVENT.
Et l'histoire d'Arok en est précisément un exemple.
La semaine dernière, j'ai accompagné ce jeune chien-loup vers un sanctuaire.
Et je tiens à préciser une chose : AROK NE VIENT PAS DE NOTRE ÉLEVAGE. Il n'est pas né chez nous et nous ne sommes en rien responsables de son parcours.
Mais lorsqu'il a fallu agir pour lui offrir une solution plus adaptée, cela m'a semblé évident.
Car derrière les polémiques et les responsabilités des uns et des autres, il y avait surtout UN CHIEN QUI N'ALLAIT PAS BIEN.
En près de deux années, sa famille n'était toujours pas en mesure de l'approcher normalement. Arok vivait dans un état D'HYPERVIGILANCE PERMANENTE, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur.
Chaque présence humaine était source d'inquiétude. Il avait développé une véritable phobie des humains.
Face à l'intensité de ses difficultés, AROK A MÊME DÛ ÊTRE MÉDICAMENTÉ PENDANT UN TEMPS, dans l'espoir de diminuer son anxiété et de l'aider à mieux gérer son environnement. Malheureusement, malgré cette aide, SON COMPORTEMENT NE S'EST PAS AMÉLIORÉ DE MANIÈRE SUFFISAMMENT SIGNIFICATIVE pour lui permettre de retrouver une vie réellement sereine.
Imaginez ce que représente une existence passée à surveiller constamment son environnement, à anticiper chaque mouvement, chaque approche, sans jamais parvenir réellement à relâcher la pression.
CE N'ÉTAIT PLUS UNE VIE POUR LUI.
Son départ vers un sanctuaire n'est donc pas une punition, ni un abandon vers un endroit où l'on aurait simplement décidé de le mettre à l'écart.
C'est au contraire la recherche d'un environnement où ON NE LUI DEMANDERA PLUS D'ÊTRE UN CHIEN QU'IL N'EST PAS, où il pourra disposer d'espace, de congénères, de personnes qui respecteront ses distances et, surtout, où l'objectif premier sera de lui permettre de retrouver autant que possible DE LA SÉRÉNITÉ.
Je ne l'ai pas accompagné là-bas en tant que personne "contre les éleveurs".
Je l'ai fait en tant qu'éleveuse qui considère que notre responsabilité envers le bien-être animal ne doit pas s'arrêter aux chiens qui portent notre affixe ou qui sont nés chez nous.
Quand un chien se retrouve dans une telle situation, quand son parcours soulève des questions et qu'il faut finalement qu'un sanctuaire devienne sa solution, JE REFUSE DE DÉTOURNER LE REGARD, simplement parce que ce chien ne vient pas de chez nous ou parce que les faits peuvent déranger certaines personnes du milieu.
Arok n'a rien demandé de tout cela.
Et comme toujours, au milieu des querelles humaines, C'EST LE CHIEN QUI DOIT RESTER AU CENTRE DE NOS PRÉOCCUPATIONS.
LE SILENCE N'A JAMAIS AMÉLIORÉ LE BIEN-ÊTRE ANIMAL.
Au contraire, il permet parfois à certaines pratiques de perdurer.
Aux Louveteaux de la Taïga, nous continuerons à défendre une vision de l'élevage où LE BIEN-ÊTRE DE NOS CHIENS, DE TOUS LES CHIENS, passe avant notre ego, avant notre réputation et avant toute considération financière.
Parce qu'au bout du compte, CE NE SONT PAS LES ÉLEVEURS QUI COMPTENT.
CE SONT LES CHIENS.
Et ils méritent que l'on ait le courage de les défendre, y compris lorsque cela implique de regarder NOTRE PROPRE PROFESSION AVEC LUCIDITÉ.
Passionnément,
Julie