05/09/2026
Je m’étais dit : « Non. Pas de message d’adieu. J’y arriverai pas. » Puis je me suis souvenue que c’était probablement la seule façon, pour moi, de mettre des mots sur une douleur qui, finalement, est difficilement explicable.
Je n’expliquerai pas qui était Altéa à ceux qui ne la connaissent pas. Descendez un peu plus bas sur ma page, vous trouverez son histoire.
Et pour ceux qui veulent simplement un abrégé, retenez juste ceci : Altéa, c’était le chat le plus fort et le plus enragé de vivre que je n’ai jamais connu.
À ceux qui penseront : « Elle a perdu son chat… Oui, bah ça arrive à tout le monde, on ne va pas en faire un drame ! » Oui… mais non.
Altéa, ce n’était pas « qu’un chat ». C’était un bébé. Notre bébé. Un bébé qu’on a mis au monde, accompagné, soigné, sauvé à de multiples reprises.
C’était cet animal à qui on avait tendu la main et qui s’y était accroché de toutes ses forces pour survivre, et ce, depuis la première seconde où elle avait respiré. Rien ne lui faisait peur. Même pas la mort. T’as compris, la mort ? Elle t’emmerdait.
C’était un chat rempli de vie, même quand rien n’allait, même quand son corps se battait contre une infection. Elle était là, avec son caractère de cochon, et elle combattait parce que lâcher, ce n’était tout simplement pas dans son caractère. Dieu sait ce qu’elle aura vécu, et Dieu sait qu’à chaque fois, on aura tout mis en place pour la soigner.
Si aujourd’hui son départ fait si mal, c’est parce qu’au-delà de ce qu’on pourrait appeler un « simple animal de compagnie », elle était notre enfant.
Un bébé qui attendait et réclamait ses biberons quotidiens, avec des étoiles plein les yeux quand le bibi était à la bonne température. Ah oui.. ce fameux bibi… C’était le seul qui avait droit à tout ton amour, bo**el 😂
Et fais pas genre, coquine… J’ai toujours su que tu préférais ceux de Mamoune !
Altéa, c’était aussi ce chat qui, quand tout s’écroulait, quand l’espoir se perdait, était là. Debout. Elle avançait parce que, merde… « Arrête de pleurer, c*nnasse, j’suis vivante, tu vois pas ? » Et c’est probablement ce que tu as dû me répéter un nombre incalculable de fois lorsque j’étais dans l’angoisse de te perdre, chaque fois que ça n’allait pas. Et à chaque fois… tu déjouais les pronostics et tu t’en sortais.
C’est le genre d’attachement qu’on déteste. Celui qui nous fait comprendre que, sans nous, elle n'aurai jamais pu vivre. On était.. non on est pour toujours tes deux mamans.
On se levait en s’occupant de toi en premier, on allait dormir en s’occupant de toi en dernier. La journée était rythmée par toi. C’était des aménagements, des déménagements quotidiens, parce qu’il était hors de question de ne pas t’avoir à l’œil. C’était les rappels mutuels entre Mamoune et moi par message : « T’as fait ça à Sousou ? », « Oublie pas pour Sousou… », « Au fait, Sousou… » Et puis les mails hebdomadaires avec notre vétérinaire : « Dit, Sousou aujourd’hui… »
Ton surnom rythmait littéralement nos journées.
Aujourd’hui, on n’a pas simplement perdu l’un de nos chats. On a perdu la plus grosse bataille qu’on avait signée avec un être.
Alors c’est ça, mon petit chat… T’as décidé de tirer ta révérence, hein ? Et puis… qui pourrait t’en vouloir ? Sûrement pas nous.
« Nuggets ».
Ce surnom qui te collait tellement à la peau, à cause où plutôt "grâce" à ton joli petit « moignon mignon ». Parce que oui, t’avais deux mamans humaines complètement barrées qui adoraient plus que tout te charrier. Et puis, de toute façon, avec l’injustice qu’a été ta vie, heureusement que t’avais ces deux mamans complètement f***es !
J’ai beaucoup trop de souvenirs pour pouvoir tous les écrire. Tu nous as fait vivre une sacrée histoire. Tu nous en auras appris des choses… Et puis c’est marrant, parce qu’on savait qu’on ne devait pas s’attendre à un ronron ou à un câlin de ta part, parce que t’étais pas comme ça et puis c’est tout ! Mais nous… on adorait ça, justement. On adorait que, malgré tout ce qu’on faisait pour toi, tu aies encore l’audace et le culot de nous faire de gros f*ck dès que t’en avais envie ! 🤣 Bordel… ce caractère… Enfin, heureusement que tu l’avais, ce caractère, sinon tu n’aurais probablement jamais pu profiter du peu de vie que tu as eu.
Tu vas me manquer. Parce que oui, c’est vrai qu’on va avoir un rythme de vie plus léger sans toi, mais au final, ce rythme de vie, on l’aimait aussi. Il faisait partie de notre quotidien, de notre rituel. Ça faisait du bien de se sentir utiles, et c’était une sacrée fierté de t’avoir comme petit chat combattant.
Je ne sais pas ce qu’il y a après la mort. Mais j’ai tendance à espérer qu’il y a toujours le meilleur pour ceux que j’aime. Alors ici, mon petit Nugget’s, j’ose espérer que tu gambades comme une f***e sur tes quatre pattes, que tu manges des kilos de viande — surtout du poulet, hein ! — ET sans t’étouffer une seule fois.
Que tous ces maux, quels qu’ils soient, soient loin, oubliés, inexistants. Et surtout… par-dessus tout… j’espère que tu as ce « bibi géant », rempli de lait… mais à la bonne température ! 😂
J’espère que tu imagines que ce « bibi géant », c’est nous, parce que nous aussi, on t’aimait aussi fort que toi, tu aimais ce bibi.
À la revoyure, mon petit chat. On se reverra au moment venu. Fais un gros bisou à ton papa pour moi. Il est là-haut, il t’attendait.
Je t’aime, Sousou. Et Mamoune encore plus. ❤️
12/06/25 - 05/09/26. 💔