05/09/2026
Bonjour à tous,
Il y a trois ans, j’ai pris la décision de mettre fin à mon activité de médecine vétérinaire générale afin de consacrer la suite de ma carrière exclusivement à la dentisterie équine.
Nombre d’entre vous m’ont accompagnée dans cette évolution et m’ont accordé leur confiance dans ce nouveau projet, et je vous en remercie sincèrement.
Lorsque j’ai pris cette décision, j’ai également choisi de ne plus réaliser les actes de médecine générale courante, notamment les vaccinations. Ces actes ont alors été confiés à des confrères et consœurs, par respect pour leur travail et pour leur disponibilité, notamment lorsqu’il s’agit d’assurer les urgences de vos chevaux.
Je reste en effet convaincue qu’il est important que votre cheval puisse bénéficier d’un vétérinaire généraliste qui le connaît en dehors des situations d’urgence, qui assure son suivi médical et qui est en mesure d’intervenir lorsqu’un problème survient.
J’ai toutefois, au fil du temps, conservé une exception pour certains de mes patients de longue date, en acceptant de réaliser leur vaccination lors de ma venue pour une consultation de dentisterie.
Progressivement, d’autres demandes se sont également présentées : il m’est notamment arrivé de vacciner, lors de mes passages en écurie, des chevaux qui ne faisaient pas partie de mon ancienne clientèle. J’ai accepté ces demandes dans un souci de service et de facilité pour tout le monde, puisqu’il pouvait sembler plus pratique de profiter de la présence d’un vétérinaire déjà sur place plutôt que de faire déplacer un autre confrère.
Cependant, cette pratique m’a également amenée à avoir plusieurs discussions d’ordre déontologique avec des confrères et consœurs.
Il m’est donc apparu important, si je continuais exceptionnellement à réaliser cet acte, qu’il soit considéré et facturé comme une véritable consultation vétérinaire, au même titre que lorsqu’il est réalisé par mes confrères et consœurs.
Je tiens à préciser que cette décision n’est évidemment pas motivée par la volonté de « gagner ma vie avec un vaccin ». Au contraire, la vaccination représente pour moi une organisation supplémentaire : commande et gestion des vaccins, gestion du stock et risque de péremption, alors même que je ne pratique plus cet acte avec une fréquence suffisante pour assurer une rotation régulière de celui-ci.
Il me semble donc tout à fait juste que cet acte soit facturé selon les mêmes principes que chez mes confrères et consœurs.
Au regard des dernières remarques et questions qui m’ont été adressées à ce sujet, j’ai finalement pris la décision de mettre un terme à cette exception et de ne plus réaliser de vaccinations, y compris lors de mes consultations de dentisterie.
Cette décision est avant tout motivée par le respect de mes confrères et consœurs qui assurent au quotidien le suivi médical de vos chevaux et qui se rendent disponibles à toute heure du jour et de la nuit lorsqu’une urgence survient.
Il me paraît donc plus cohérent que la vaccination et, plus largement, le suivi médical général de votre cheval restent assurés par le vétérinaire généraliste qui en a la charge.
Je conserverai néanmoins deux exceptions : les membres de ma famille ET le cas où votre Veterinaire a donné son accord pour que je vaccine votre Cheval.
Je vous remercie pour votre compréhension et je vous prie de m’excuser de vous annoncer cette décision avec effet immédiat. Le calendrier et les questions qui m’ont été récemment adressées m’ont amenée à devoir prendre cette décision dès aujourd’hui.
Je reste bien évidemment ouverte à la discussion si certains d’entre vous souhaitent échanger à ce sujet. Je comprendrai également parfaitement que cette décision puisse vous amener à revoir votre organisation ou vos habitudes, et je respecterai naturellement les choix de chacun.
Merci encore pour votre confiance et votre compréhension.