17/10/2026
Ok, c’est parti, je mets les pieds dans le plat. 🦶
L’actualité me pousse à poser une réflexion sur notre démocratie. Aujourd’hui, se taire, c’est être complice et je ne peux pas faire l’autruche face à tant de violences (même si j’adore les autruches).
Mon soutien va évidemment aux étudiants qui revendiquent des conditions dignes face à un avenir si sombre et qui, au lieu d’être écoutés, sont réprimés dans la violence.
Mais quel est le rapport avec les chiens ?
J’avoue, il n’y en a pas vraiment de direct. Mais quand j’observe les policiers sur le terrain, cela me rappelle une triste incohérence. En Wallonie, la législation sur le bien-être animal interdit l’usage d’outils coercitifs (comme les colliers électriques, les colliers étrangleurs ou à pointes). C’est écrit noir sur blanc dans l’Arrêté du Gouvernement wallon du 15 décembre 2022.
Mais devinez quoi ? Ce même texte prévoit une dérogation officielle pour la police, la défense et les douanes. (Oui oui, tu as bien lu).
Mais pourquoi ?
Certes, depuis 2024, la police doit montrer patte blanche : elle doit notifier la Région, former ses agents et « prouver » qu’aucune alternative positive n’était possible pour la mission. Mais l’exception reste là. Si quelqu’un peut éclairer mes lanternes sur le sens profond de cette logique, je serais heureuse de sortir de ce post un peu moins bête.
Je rappelle tout de même que l’inefficacité à long terme des outils coercitifs n’est plus à prouver. La science a parlé depuis des années : ils augmentent le stress, le risque de morsures et les comportements agressifs par anticipation de la douleur.
Alors pourquoi ça existe encore ?
Parce qu’à très court terme, la douleur et la peur donnent l’illusion que « ça fonctionne ». C’est une solution de facilité immédiate, qui évite d’avoir à comprendre l’être vivant face à nous. (Ça ne vous rappelle pas un peu la gestion des manifestations, d’ailleurs ?)
Alors en attendant... free dogs from cops.