20/08/2026
Ăa fait maintenant de nombreuses annĂ©es que je travaille sur un projet qui me tient particuliĂšrement Ă cĆur.
Un projet dâintĂ©rĂȘt commun.
Un projet dâintĂ©rĂȘt national.
AprĂšs des annĂ©es de rĂ©flexion, de recherches et de travail, jâai dĂ©cidĂ© de franchir une Ă©tape importante : jâai personnellement Ă©crit Ă Sa MajestĂ© le Roi Philippe afin de lui prĂ©senter ce projet.
Et jâai fait le choix de rendre cette lettre ouverte et publique.
Parce que je pense quâun projet qui vise lâintĂ©rĂȘt collectif ne doit pas rester dans un tiroir.
Je souhaite aujourdâhui vous prĂ©senter ce projet, vous expliquer son origine, ses objectifs et surtout ce quâil pourrait apporter Ă notre sociĂ©tĂ©.
Lettre Ă son Altesse, le roi Phillipe, roi des Belges.
à Sa Majesté le Roi Philippe
Palais Royal de Bruxelles
Objet : PrĂ©sentation dâun projet dâintĂ©rĂȘt national â crĂ©ation dâune association citoyenne de prĂ©vention, de rĂ©silience et dâappui aux services de secours
Sire,
Permettez-moi de vous adresser cette lettre afin de vous prĂ©senter un projet que je mĂ»ris depuis de nombreuses annĂ©es et auquel je souhaite aujourdâhui donner une vĂ©ritable dimension dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et, je lâespĂšre, dâintĂ©rĂȘt national.
Ce projet repose sur une idĂ©e simple : permettre Ă des citoyens volontaires, correctement formĂ©s et encadrĂ©s, de contribuer Ă la prĂ©vention des risques, Ă la surveillance des milieux naturels et Ă lâaide aux populations lors de catastrophes ou de situations exceptionnelles.
Il ne sâagit en aucun cas de crĂ©er une structure destinĂ©e Ă remplacer les services de secours.
Bien au contraire.
Lâobjectif serait de crĂ©er une force citoyenne complĂ©mentaire, capable dâintervenir en amont, pendant certaines situations et surtout aprĂšs les sinistres, afin de permettre aux services professionnels et aux services de secours de concentrer leurs moyens sur les missions qui nĂ©cessitent leur expertise et leurs capacitĂ©s opĂ©rationnelles.
Dans un premier temps, le projet pourrait notamment sâintĂ©resser Ă la surveillance et Ă la protection des massifs forestiers, en particulier des zones particuliĂšrement exposĂ©es aux risques dâincendie.
Les bĂ©nĂ©voles seraient formĂ©s Ă reconnaĂźtre les diffĂ©rentes essences dâarbres et les diffĂ©rents types de vĂ©gĂ©tation, Ă comprendre la progression et les risques liĂ©s aux incendies de forĂȘt, mais Ă©galement Ă lire une carte, utiliser la topographie et connaĂźtre les accĂšs aux diffĂ©rents secteurs.
Ils pourraient Ă©galement ĂȘtre formĂ©s Ă identifier les points dâeau, les chemins dâaccĂšs, les zones difficiles dâaccĂšs et les secteurs prĂ©sentant un risque particulier.
Cette connaissance du terrain permettrait dâamĂ©liorer considĂ©rablement la prĂ©vention et la transmission des informations aux services compĂ©tents.
Lâobjectif serait Ă©galement de pouvoir assurer une prĂ©sence sur le terrain lors des pĂ©riodes prĂ©sentant un risque important, afin de dĂ©tecter rapidement une anomalie, une fumĂ©e ou un dĂ©part de feu et dâen informer immĂ©diatement les services de secours.
Dans certaines circonstances et uniquement dans le cadre dâun dispositif dĂ©fini avec les autoritĂ©s compĂ©tentes, certains bĂ©nĂ©voles spĂ©cialement formĂ©s pourraient Ă©galement participer Ă des opĂ©rations trĂšs limitĂ©es de premiĂšre intervention ou de surveillance.
Cette intervention serait toujours réalisée dans le respect strict de la chaßne de commandement et sous la coordination des services de secours officiels.
Le projet ne se limiterait toutefois pas aux incendies.
Je souhaite également développer un véritable volet de résilience face aux catastrophes et aux événements climatiques.
Les bĂ©nĂ©voles pourraient ĂȘtre formĂ©s Ă lâutilisation dâun outillage lĂ©ger afin de pouvoir intervenir aprĂšs des inondations, des tempĂȘtes ou dâautres sinistres.
Ils pourraient notamment participer au dĂ©blaiement des voies de communication, aider les populations Ă dĂ©gager leurs propriĂ©tĂ©s, dĂ©placer certains encombrants ou effectuer diffĂ©rentes tĂąches matĂ©rielles ne nĂ©cessitant pas lâintervention directe des services de secours spĂ©cialisĂ©s.
LâidĂ©e est simple : lorsquâune catastrophe survient, les besoins sont souvent immenses et les services de secours doivent Ă©tablir des prioritĂ©s.
Pendant quâils interviennent sur les situations les plus urgentes, une organisation citoyenne correctement formĂ©e pourrait prendre en charge certaines tĂąches secondaires mais indispensables au retour Ă la normale.
Le projet pourrait Ă©galement prĂ©voir la mise Ă disposition de matĂ©riel lĂ©ger et de petits moyens hydrauliques, notamment de petits porteurs dâeau Ă©quipĂ©s de citernes dâenviron 600 litres et de motopompes, dans le cadre de conventions Ă©tablies avec les zones de secours et sous leur autoritĂ©.
Je tiens particuliÚrement à préciser que cette organisation ne serait pas une structure indépendante agissant seule.
Elle aurait vocation à travailler avec les autorités, les communes, les zones de secours, les services de protection civile et les autres organismes compétents.
Elle serait donc pensĂ©e comme une force dâappoint, de prĂ©vention et de rĂ©silience.
Cette idée est également profondément liée à mon parcours personnel.
Jâai Ă©tĂ© sapeur-pompier volontaire et jâai consacrĂ© de nombreuses annĂ©es au monde du secours et de la protection des populations. Jâai notamment Ă©tĂ© confrontĂ© aux problĂ©matiques liĂ©es aux catastrophes, aux incendies et aux interventions sur le terrain.
Je suis Ă©galement technicien de catastrophe et jâai toujours considĂ©rĂ© que la prĂ©paration et lâanticipation Ă©taient aussi importantes que lâintervention elle-mĂȘme.
Aujourdâhui, je souhaite mettre cette expĂ©rience au service dâun projet qui pourrait, je le crois sincĂšrement, avoir une utilitĂ© pour la Belgique.
Notre sociĂ©tĂ© est confrontĂ©e Ă des risques qui Ă©voluent : incendies de vĂ©gĂ©tation, Ă©pisodes mĂ©tĂ©orologiques extrĂȘmes, inondations, tempĂȘtes, sĂ©cheresses et autres Ă©vĂ©nements susceptibles de mettre temporairement les populations et les infrastructures en difficultĂ©.
Face Ă ces risques, nous devons Ă©galement rĂ©flĂ©chir Ă notre capacitĂ© collective Ă ĂȘtre rĂ©silients.
Il existe en Belgique Ă©normĂ©ment de citoyens prĂȘts Ă aider.
Le problĂšme nâest pas nĂ©cessairement le manque de bonne volontĂ©.
Le problĂšme est lâabsence dâun cadre permettant Ă cette bonne volontĂ© de devenir une vĂ©ritable capacitĂ© organisĂ©e, formĂ©e et utile.
Câest prĂ©cisĂ©ment ce que je souhaiterais crĂ©er.
Une association de citoyens volontaires, formés, équipés et encadrés, capable de venir en soutien de ceux qui, chaque jour, ont la responsabilité de protéger la population.
Je souhaiterais donc pouvoir prĂ©senter officiellement ce projet aux autoritĂ©s compĂ©tentes et, si celui-ci devait retenir lâattention de Votre MajestĂ©, quâil puisse Ă©ventuellement ĂȘtre transmis aux services ou aux institutions susceptibles dâen Ă©tudier la faisabilitĂ©.
Je ne sollicite pas une décision immédiate.
Je sollicite avant tout la possibilité que cette idée soit entendue et étudiée.
Je serais Ă©galement profondĂ©ment honorĂ© que ce projet puisse, sâil venait Ă ĂȘtre reconnu dans son intĂ©rĂȘt pour la collectivitĂ©, bĂ©nĂ©ficier un jour du soutien ou du Haut Patronage de Votre MajestĂ©.
Ce projet nâest pas motivĂ© par une recherche personnelle de reconnaissance.
Il est nĂ© dâune conviction : un citoyen correctement formĂ©, correctement encadrĂ© et correctement Ă©quipĂ© peut ĂȘtre une vĂ©ritable force pour son pays.
Je souhaite simplement mettre mon expérience, mon énergie et mes connaissances au service de cette conviction.
Je vous remercie trĂšs sincĂšrement, Sire, pour lâattention que vous voudrez bien porter Ă cette dĂ©marche.
Je reste naturellement Ă la disposition de Votre MajestĂ© et de toute personne ou institution qui souhaiterait obtenir davantage dâinformations sur ce projet.
Je vous prie dâagrĂ©er, Sire, lâexpression de mon trĂšs profond respect.
Jonathan GUENOUN
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