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14/06/2026

Das neue Buch fĂŒr Hunde, die etwas zu sagen haben! đŸ¶

»ReBELLion« von Ulli Reichmann kann ab sofort bei uns vorbestellt werden đŸ„ł

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14/06/2026

L’AGRESSION EXTRÊME OU LÉTALE ENTRE CHIENS

Il existe une littĂ©rature scientifique relativement solide sur l’agression intraspĂ©cifique sĂ©vĂšre chez le chien domestique - y compris les attaques pouvant entraĂźner la mort d’un autre chien - mĂȘme si le sujet reste moins Ă©tudiĂ© que les morsures dirigĂ©es vers l’humain. Ce qui ressort des publications sĂ©rieuses (et nuancĂ©es), c’est surtout qu’il faut distinguer :

- Les conflits sociaux classiques entre chiens des attaques dites « violentes », « soutenues » ou « lĂ©tales ». Cela peut paraĂźtre Ă©vident Ă  premiĂšre vue, mais dans les faits l’amalgame est souvent le principe et la nuance l’exception.
- Les profils comportementaux des chiens.
- La cause (génétique, environnement, gestion humaine, niveau de contrÎle émotionnel, expériences précoces, effet de groupe, etc.).
- La taille et le gabarit.
- La persistance de la prise, l’absence d’arrĂȘt.

Je vous propose dans cet article une synthĂšse expliquĂ©e des sources les plus sĂ©rieuses que j’ai trouvĂ©es. J’ai exclu de mes recherches tous les articles qui consistent Ă  rendre universel un point de vue basĂ© uniquement sur l’expĂ©rience personnelle et les croyances qu’elle peut crĂ©er.

ÉTUDES SCIENTIFIQUES MAJEURES
Une premiĂšre Ă©tude (cf. sources) spĂ©cifiquement centrĂ©e sur les chiens ayant tuĂ© d’autres chiens (2019) est particuliĂšrement pertinente. Ses auteurs (Schilder, van der Borg, Vinke) ont Ă©tudiĂ© des dossiers policiers, des chiens saisis aprĂšs avoir tuĂ© ou gravement mutilĂ© d’autres chiens, des Ă©valuations comportementales cliniques. Les chercheurs distinguent d’abord ces attaques sĂ©vĂšres des agressions canines ritualisĂ©es. Ils dĂ©crivent des attaques rapides, intenses, parfois sans avertissement apparent. Plusieurs chiens prĂ©sentent une persistance de l’attaque malgrĂ© la soumission du chien victime. Enfin, avec vraiment beaucoup de prudence, ils Ă©voquent l’hypothĂšse d’un comportement proche d’une sĂ©quence prĂ©datrice redirigĂ©e ou hybridĂ©e avec de l’agression sociale. Nous y reviendrons.

Une autre Ă©tude rĂ©cente de 2025 porte sur 130 cas d’attaques chien-chien. Elle met en Ă©vidence que 14,6 % des attaques graves ou lĂ©tales implique plusieurs chiens. Les petits et moyens chiens sont surreprĂ©sentĂ©s parmi les victimes sĂ©vĂšrement blessĂ©es. Dans 43,8 % des cas, le chien qui attaque ne rĂ©pond pas aux signaux de soumission. La majoritĂ© des attaques dĂ©crites dans l’étude sont « non provoquĂ©es » par les propriĂ©taires des chiens victimes ou par les chiens victimes eux-mĂȘmes. La prudence est de mise concernant les types raciaux. Les auteurs s’abstiennent de toute conclusion car l’identification des races repose souvent sur les dĂ©clarations des propriĂ©taires, et restent toujours assez floues et sous le coup de l’émotion. Enfin, compte tenu du biais mĂ©diatique, il s’agit de ne se baser que sur les faits.

Les travaux cliniques de Cornell et Tufts sont Ă©galement intĂ©ressants mĂȘme s’ils datent de 1996. Ils font l’analyse clinique de 99 cas d’agression entre chiens et dĂ©montrent notamment qu’il existe des contextes trĂšs diffĂ©rents d’agression, que les conflits graves intra-foyer sont trĂšs frĂ©quents et que certains profils prĂ©sentent une escalade rapide et difficile Ă  interrompre.

Mes seules expĂ©riences d'agressions extrĂȘmes ou lĂ©tales (qui ne suffisent Ă©videmment pas, ce ne sont que des exemples) les ont toujours placĂ©es Ă  l’intĂ©rieur du foyer en l’absence des humain.es. (mĂȘme quelques secondes). Une mauvaise gestion du systĂšme et des ressources est toujours impliquĂ©e. Dans chaque cas, il a Ă©tĂ© intĂ©ressant d’observer que le chien qui a gravement blessĂ© ou tuĂ© le chien du mĂȘme foyer reste un individu social et sociable Ă  l’extĂ©rieur de chez lui. À chaque fois, le constat d’un conditionnement extrĂȘme sans retour en arriĂšre possible est prĂ©sent.

J’en viens naturellement Ă  cette Ă©tude clinique sur les agressions entre chiens vivant ensemble (Tufts University, 2011). Elle met en Ă©vidence que les paires de mĂȘme sexe restent trĂšs reprĂ©sentĂ©es et que les femelles sont frĂ©quemment impliquĂ©es dans les agressions les plus graves. Les conflits apparaissaient souvent aprĂšs la maturitĂ© sociale et encore une fois, la gestion humaine et de l’environnement ont jouĂ© un rĂŽle majeur.

LA DIMENSION POLÉMIQUE
Le sujet reste polĂ©mique Ă  cause des rĂ©seaux sociaux, avec Ă©normĂ©ment de propos tenus sans aucun fondement scientifique, propos qui oublient qu’ils condamnent indirectement les chiens en faisant systĂ©matiquement et rapidement tomber le couperet d’une prĂ©dation alors que l’étude du systĂšme et de l’environnement humain n’a pas Ă©tĂ© (ou mal) rĂ©alisĂ©e et que les Ă©tudes scientifiques ne suivent pas. On constate aussi beaucoup de dĂ©ni de la part de ceux qui ne peuvent pas envisager que l’agression lĂ©tale sociale existe (mĂȘme rare) et qui prĂ©fĂšrent la placer sous le coup d’une prĂ©dation qui aurait mis le chien sous transe. Enfin, toutes les gĂ©nĂ©ralisations excessives qui ont tendance Ă  expliquer l’agression lĂ©tale par une dominance extrĂȘme n’aident en rien. Il n’est pas possible Ă  ce jour d’affirmer quoi que soit, sinon Ă  se tenir informĂ© des Ă©tudes, et Ă  suivre les travaux des chercheurs qui sont toujours beaucoup plus nuancĂ©es et prudentes.

OÙ SE TROUVE LE CONSENSUS ?
Les Ă©tudes et textes sĂ©rieux (hors Ă©motion et mĂ©diatisation) montrent un consensus assez large sur l’anormalitĂ© de certaines interactions ayant dĂ©bouchĂ© sur une agression grave ou lĂ©tale. Rappelons qu’un conflit ritualisĂ© normal comporte une phase d’intimidation, une phase d’analyse et de communication, des pauses dans le rapprochement, une inhibition de la morsure, un arrĂȘt immĂ©diat sur signaux de soumission. Or, dans les cas graves/lĂ©taux, on observe une absence de dĂ©sengagement, le maintien de la morsure avec parfois poursuite malgrĂ© la fuite de la victime, une absence de morsure inhibĂ©e et une trĂšs forte intensitĂ© Ă©motionnelle.
La dominance n’explique pas ces agressions graves de maniĂšre satisfaisante. On Ă©vitera donc de les analyser sous cet angle car les travaux scientifiques ne le dĂ©montrent pas. Mais en gĂ©nĂ©ral, les publications modernes Ă©vitent largement l’explication simpliste « le chien veut dominer » ou « c’est de la prĂ©dation ». Les facteurs Ă©tudiĂ©s incluent plutĂŽt la sĂ©lection gĂ©nĂ©tique, le niveau de contrĂŽle Ă©motionnel, l’hypersensibilitĂ©, la socialisation, les expĂ©riences traumatiques, la compĂ©tition de ressources, les comportements appris et renforcĂ©s, la motivation prĂ©datrice mĂȘlĂ©e Ă  la motivation sociale.

OÙ SE TROUVE LA NUANCE ?

DĂ©jĂ , rappelons que les attaques lĂ©tales sont trĂšs rares
 mais rĂ©elles. On Ă©vitera de tomber dans la psychose. Les chercheurs (Karen Overall, Clive Wynne, Marc Bekoff, Carlo Siracusa
) insistent sur le fait que la plupart des chiens ne tueront jamais un congĂ©nĂšre, mĂȘme des chiens trĂšs agressifs ne passent gĂ©nĂ©ralement pas Ă  l’attaque lĂ©tale. Enfin, les cas sĂ©vĂšres reprĂ©sentent vraiment une minoritĂ© comportementale.

Les hypothĂšses scientifiques tournent principalement autour de cette question centrale : « Quand un chien tue un autre chien, est-on face Ă  une agression sociale extrĂȘme ou Ă  un comportement partiellement prĂ©datoire ? Les chercheurs ne sont pas d’accord, mais il existe aujourd’hui trois grandes explications :

>>> L’agression sociale extrĂȘme
C’est actuellement une hypothĂšse considĂ©rĂ©e comme probable dans une grande partie des cas cliniques. L’idĂ©e Ă©tant que le comportement d’agression sociale entre congĂ©nĂšres se prĂ©sente sous une forme dĂ©sinhibĂ©e, hyper-excessive et pathologique.

>>> L’hypothĂšse prĂ©datrice
Elle propose qu’une partie des attaques ressemble davantage Ă  une sĂ©quence de prĂ©dation qu’à un conflit social. C’est l’aspect le moins clivant. Attention mĂȘme ici, les auteurs ne disent pas « le chien considĂšre l’autre chien comme une proie » ou « le chien fait de la prĂ©dation sur ses congĂ©nĂšres » mais ils notent que certaines attaques possĂšdent des caractĂ©ristiques trĂšs proches du comportement prĂ©dateur. C’est une nuance essentielle, et vraiment il faut le comprendre. Les chercheurs pensent qu’il ne s’agit pas d’une « vraie prĂ©dation », mais d’une hybridation comportementale ou d’un chevauchement entre systĂšmes motivationnels.

>>> Le modĂšle mixte
C’est le plus acceptĂ© actuellement car c’est la position la plus nuancĂ©e. L’idĂ©e est que certaines attaques commencent comme une agression sociale qui « glisse » vers une sĂ©quence prĂ©datrice partielle. Autrement dit, le dĂ©clencheur est social mais la mĂ©canique comportementale devient ensuite proche de la prĂ©dation, comme empruntĂ©e Ă  celle-ci.

Quoiqu’il en soit, les facteurs de risques restent les expĂ©riences traumatiques antĂ©rieures, une socialisation insuffisante, une gĂ©nĂ©tique problĂ©matique sans pour autant cibler une race en particulier, une mauvaise gestion du systĂšme quand il s’agit de plusieurs chiens vivant ensemble. Pour conclure, si l’on doit parler d’attaque extrĂȘme ou lĂ©tale, il convient de savoir qu’elles ne correspondent pas Ă  l’agression sociale normale, que certaines agressions possĂšdent peut-ĂȘtre des composantes prĂ©datrices mais que la plupart d’entre elles sembleraient ĂȘtre des agressions sociales dĂ©sinhibĂ©es mĂȘlĂ©es Ă  des Ă©lĂ©ments "empruntĂ©s" Ă  la prĂ©dation.

Audrey Ventura /

🙂 La sortie du troisiĂšme livre d'Audrey Ventura est annoncĂ©e pour juin 2026 ! PrĂ©parez votre lecture de vacances ! 🙂

LES LIVRES
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SOURCES
Intraspecific killing in dogs : Predation behavior or aggression? A study of aggressors, victims, possible causes, and motivations = https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1558787818302259

English Demographics and characteristics of dog-on-dog attacks = https://journals.uco.es/pet/article/view/17940

Characteristics, treatment, and outcome of 99 cases of aggression between dogs = https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/0168159195010130

Interdog household aggression: 38 cases (2006-2007) = https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21401430/
Emotions and Dog Bites: Could Predatory Attacks Be Triggered by Emotional States? = https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC8532738

13/06/2026

Grenzen setzen – Hilfe, mein Mensch ist ĂŒbergriffig!

Hallo, ich bin Bruno. Ich bin ein Hund und lebe seit vielen Jahren mit Menschen zusammen. In dieser Zeit habe ich eine interessante Beobachtung gemacht: Menschen reden unglaublich gern ĂŒber Grenzen. Kaum ein Thema scheint sie mehr zu beschĂ€ftigen als die Frage, wie Hunde lernen können, Grenzen zu akzeptieren. Hunde sollen sich anpassen, sich zurĂŒcknehmen, auf Signale hören und menschliche Entscheidungen respektieren. Was dabei auffĂ€llt: Über die Grenzen der Hunde wird erstaunlich selten gesprochen.

Je lĂ€nger ich Menschen beobachte, desto mehr habe ich den Eindruck, dass viele von ihnen davon ausgehen, ihre Sicht auf die Welt sei automatisch die richtige. Wenn ein Mensch weitergehen möchte, wird weitergegangen. Wenn er eine Situation fĂŒr harmlos hĂ€lt, dann soll auch der Hund sie harmlos finden. Wenn der Hund zögert, Abstand sucht oder sich unwohl fĂŒhlt, wird das oft nicht als Information verstanden, sondern als Problem, das gelöst werden muss.

Dabei kommunizieren wir Hunde stĂ€ndig. Wir zeigen, wenn uns etwas zu viel wird. Wir zeigen, wenn wir Zeit brauchen, wenn wir uns unsicher fĂŒhlen oder wenn wir einer Situation lieber aus dem Weg gehen wĂŒrden. Doch genau diese Signale scheinen viele Menschen kaum wahrzunehmen. Sie hören oft erst dann zu, wenn ein Hund irgendwann deutlich wird. Alles, was vorher geschieht, wird ĂŒbersehen, ignoriert oder als Ungehorsam interpretiert.

Das erstaunt mich immer wieder. Menschen beschreiben sich selbst als empathische Lebewesen. Sie sprechen ĂŒber Respekt, Achtsamkeit und gegenseitiges VerstĂ€ndnis. Gleichzeitig ziehen sie Hunde mit einem Leinenruck weiter, obwohl diese stehen geblieben sind. Sie blockieren Wege, erzeugen Druck oder bestrafen Verhaltensweisen, die hĂ€ufig nichts anderes sind als der Versuch, eine Grenze mitzuteilen. Aus menschlicher Sicht nennt man so etwas oft Erziehung. WĂŒrde ein Mensch einem anderen Menschen auf diese Weise begegnen, wĂŒrde man vermutlich ein anderes Wort wĂ€hlen.

Vielleicht liegt das eigentliche Problem gar nicht darin, dass Hunde Grenzen lernen mĂŒssen. Vielleicht sollten Menschen sich gelegentlich fragen, warum sie so große Schwierigkeiten haben, die Grenzen ihrer Hunde zu akzeptieren. Denn nach allem, was ich in meinem Leben beobachtet habe, kommunizieren Hunde ihre BedĂŒrfnisse meist sehr klar. Man muss nur bereit sein, sie genauso ernst zu nehmen wie die eigenen.

Herzliche GrĂŒĂŸe

Bruno

Hund, Menschenbeobachter und zunehmend verwundert darĂŒber, wie oft eine Spezies von Respekt spricht, die ihren Hunden so selten zuhört.

09/06/2026

đŸ”čErlernte HilflosigkeitđŸ”č

Heute geht es um ein in meinen Augen wichtiges und noch immer unterschÀtztes Thema: die erlernte Hilflosigkeit

đŸ”čWas ist das?!
Die erlernte Hilflosigkeit beschreibt einen Zustand, in dem der Hund gelernt hat:
Egal was ich tue - es Àndert sich nichts.

Der Hund gibt daraufhin auf, aktiv zu handeln oder nach Lösungen zu suchen. Er wird komplett passiv und lĂ€sst alles "ĂŒber sich ergehen".

đŸ”čWie entsteht sie?
Erlernte Hilflosigkeit entsteht dann, wenn en Hund wiederholt (!) erlebt:
-> Unangenehme Situationen sind unvermeidbar und es gibt keinen Ausweg
-> gezeigtes Verhalten hat keinen Einfluss auf die Situation
-> gezeigtes Verhalten wird (stÀndig) abgestraft
-> Situationen sind nicht kontrollierbar
-> Signale sind widersprĂŒchlich oder falsch
-> ...

Der Hund lernt, dass ruhighalten und nichts tun sicherer ist, als aktiv zu handeln oder Lösungen zu suchen.

đŸ”čTypische Auslöser
Oft tritt erlernte Hilflosigkeit auf, wenn...
-> ... hĂ€ufig ĂŒber "Korrekturen" gearbeitet wird
-> ... mit aversiven Reizen trainiert wird
-> ... stÀndig "Nein" gesagt wird, aber keine Alternativen gezeigt werden (oder alle Alternativen, die der Hund zeigt, nicht passen)
-> ... der Hund stĂ€ndig ĂŒberfordert ist und keine Möglichkeit hat, sich zurĂŒckzuziehen
-> ... Grenzen und Stresssignale des Hundes ignoriert werden

đŸ”čSo wirken die Hunde
Die Hunde, die sich in einer erlernten Hilflosigkeit befinden, werden oft als "brav" oder "gut erzogen" betitelt.
Sie sind oft sehr ruhig und zeigen wenig bis gar kein Interesse an ihrer Umwelt.
Man könnte auch sagen, dass sie emotionslos und apathisch wirken.
Diese Hunde zeigen auch sehr wenig Eigeninitiative, haben eine langsame Reaktion (wirken teilweise auch verschlafen) und zeigen auch sehr wenig bis gar kein Erkundungsverhalten, sondern...sind einfach da.

đŸ”čDas passiert im Hund
Obwohl diese Hunde von außen eben sehr ruhig und "entspannt" aussehen, sind sie in sich drinnen in einem Alarmszustand.
Sie haben weiterhin Stress, sie haben weiterhin diverse Emotionen und sie lernen auch weiterhin. Nur sieht man es von außen eben nicht mehr.

đŸ”čProblematisch?
Erlernte Hilflosigkeit hat massive Auswirkungen auf den Hund und seine Gesundheit!
Sie bedeutet also auch:
-> Gesundheitliche Folgen durch den Dauerstress
-> Höheres Risiko fĂŒr eine "plötzliche" Eskalation "aus dem Nichts"
-> Geringere Selbstwirksamkeit
-> Geringeres Selbstvertrauen
-> Kognitiver Abbau
-> Psychische Probleme

FĂŒr "uns" Menschen wirkt die erlernte Hilflosigkeit oft "angenehm" und "unproblematisch", der Hund zahlt aber einen sehr hohen Preis fĂŒr diesen emotional belastenden Zustand!

đŸ”čStattdessen
Was kann man jetzt machen, um erlernte Hilflosigkeit zu vermeiden?
-> Fair und vorhersagbar trainieren
-> Wahlmöglichkeiten schaffen
-> Grenzen des Hundes erkennen und anerkennen
-> Stress des Hundes ernst nehmen
-> Alternativen anbieten
-> Lernerfolge ermöglichen

đŸ”čFazit
Ein "ruhiger" Hund ist nicht automatisch ein entspannter und zufriedener Hund!
Hinterfragt deshalb immer, weshalb ein Hund augenscheinlich "brav" ist und kein Erkundungsverhalten zeigt oder auch wenig Interesse an der Umwelt hat. Hinterfragt auch, wenn ein Hund alles mit sich machen lÀsst, ohne wirklich eine Reaktion zu zeigen.

Denn erlernte Hilflosigkeit ist kein "Spaß", sondern ein ernsthaftes Thema.

FĂŒr mehr BeitrĂ€ge rund um den Hund, folge mir gerne auf Instagram (hunde_lisa) und auf Facebook (Hundetraining Lisa Koch)

09/06/2026
07/06/2026
07/06/2026
04/06/2026

15 ERREURS HUMAINES FRÉQUENTES QUI CRÉENT LA RÉACTIVITÉ

Voici les erreurs qui dirigent souvent les chiens vers la rĂ©activitĂ©, sachant qu’un chien "rĂ©actif" n'est pas forcĂ©ment un chien qui veut "agresser". Est dit "rĂ©actif" un chien qui sur-rĂ©agit dans des situations objectivement banales du quotidien.

1) « DĂšs que mon chiot arrive chez moi, je le sors partout, lĂ  oĂč il y a du monde pour qu'il s'habitue parce que j'ai lu que c'est nĂ©cessaire Ă  sa socialisation".
FAUX.
Sur un plan neurologique le chiot ne peut pas traiter autant d'informations. Ce trop-plein de stimulations le stresse, l'excite, le fatigue et ces expériences aversives, il les retiendra et se construira avec elles. Ce n'est pas une question de point de vue. C'est un fait scientifique.

2) "Pour que mon chien soit sociable, je lui impose plein de rencontres, de croisements rapprochés en laisse ou en liberté car le chien est un animal sociable qui a besoin de rencontrer de nouveaux chiens tous les jours".
FAUX.
C'est justement parce qu'il est sociable que le chien n'apprĂ©cie pas d'ĂȘtre contraint de socialiser avec des chiens qu'il ne connaĂźt pas Ă  chaque balade. La socialitĂ© d'un ĂȘtre vivant Ă©motif et intelligent est toujours sĂ©lective, et c'est normal. Cette croyance humaine est la premiĂšre cause des agressivitĂ©s congĂ©nĂšres.

3) "Pour éduquer mon chien, je dois lui faire exécuter des exercices tous les jours, à la maison et en balade. Ainsi, il apprend à obéir dans le jeu."
FAUX.
Les chiens éduqués à obéir dÚs leur plus jeune ùge développent une incapacité à prendre des décisions calmes et réfléchies. Il faut tout leur dire, et la maßtrise de leurs émotions passe à la trappe. Un chien qui ne vit pas ses émotions sereinement devient agité, excité et/ou agressif. L'obéissance est l'une des premiÚres causes de réactivité.

4) "Pour que mon chien soit heureux, je le laisse faire tout ce qu'il veut. Il est libre en balade d'aller vers qui il choisit parce que, comme le chien n'a plus aucun droit dans la société, alors moi, je lui rends du pouvoir pour qu'il devienne un adulte sans frustration ".
FAUX.
Aucun jeune chien laissĂ© en roue libre dans l'environnement extĂ©rieur ne devient un adulte Ă©quilibrĂ©. Si un chien constate que son humain.e le laisse faire absolument tout ce qui lui passe par la tĂȘte, il acquiert aussi la conviction que ce qu'il fait lui est bien Ă©gal. Ce n'est pas terrible sur un plan relationnel. Bien des rĂ©activitĂ©s sont liĂ©es au refus de toute forme de frustration et Ă  une relation peu rassurante.

5) « Pour que mon chien soit toujours content, je vais tout rendre super positif : les enfants, les adultes, les chiens, les voitures, les vĂ©los, l’herbe, les arbres, renifler, uriner, respirer, manger
 et exagĂ©rer ma joie en lui parlant sur un ton trĂšs aigu afin qu’il comprenne que tout ça, ce n’est que du bonheur ».
FAUX.
Cette maniĂšre d’interagir avec le chien est trop stimulante et peu naturelle. Elle l’excite et ancre chez lui une agitation pĂ©nible face Ă  des choses tout Ă  fait banales de la vie. Ces chiens deviennent souvent rĂ©actifs : ce sont ceux que l’on dĂ©crit comme « hyper sociables » mais qui finissent par devoir ĂȘtre rééduquĂ©s en raison de leur agitation et de leur besoin d’aller Ă  la rencontre de tout. Il s’agit de cultiver l’expĂ©rience neutre, celle qui ancre le calme et permet au chien de ressentir des Ă©motions qui lui appartiennent vraiment, pas celles de son humaine.e reproduites par mimĂ©tisme.

6) « Pour que mon chien ne s’ennuie pas Ă  la maison, je vais lui donner beaucoup d’occupation, surtout avant de dormir, afin qu’il glisse doucement vers le sommeil ».
FAUX.
Les jouets n’aident pas le chiot Ă  trouver le sommeil, au contraire. Un chiot trop occupĂ© est un chiot qui aura du mal Ă  se poser et Ă  s’endormir. L’anticipation du moment de dormir, le calme, le chuchotement et l’arrĂȘt de toute activitĂ©, oui, assurĂ©ment.

7) « Pour que mon chien devienne vraiment sociable, je dois corriger immĂ©diatement chaque grognement ou signe d’inconfort afin qu’il comprenne que ce comportement est interdit ».
FAUX.
Punir les signaux Ă©motionnels d’inconfort ne supprime pas l’émotion qui les provoque. Un chien qui n’a plus le droit d’exprimer son malaise devient plus imprĂ©visible et dangereux. La communication du chien est prĂ©cieuse : elle lui permet justement d’intervenir avant la surcharge Ă©motionnelle.

8)« Mon chien doit apprendre Ă  gĂ©rer toutes les situations de la vie quotidienne. Donc quand quelque chose lui fait peur, je reste longtemps devant le stresseur, c’est ainsi qu’il s'y habituera ».
FAUX.
L’exposition forcĂ©e ne fabriquera jamais un chien courageux. Apprendre Ă  accueillir sereinement une Ă©motion demande au contraire de respecter les seuils Ă©motionnels du chien et de lui permettre de retrouver un Ă©tat de sĂ©curitĂ© avant d’ĂȘtre Ă  nouveau confrontĂ© Ă  la difficultĂ©.

9) « Quand mon chien s’excite ou aboie, je dois parler beaucoup, rĂ©pĂ©ter son nom, donner des ordres et tenter de dĂ©tourner son attention en permanence ».
FAUX.
Le flot de paroles en continue augmente l’agitation du chien. Dans les situations trop Ă©motionnelles, beaucoup de chiens ne sont plus capables de traiter correctement les demandes. Plus on parle, plus on ajoute de stimulation cognitive Ă  un cerveau dĂ©jĂ  saturĂ©. Le calme relationnel, la distance et la lenteur sont bien plus efficaces que les mots.

10) « Pour qu’il se dĂ©pense vraiment, mon chien doit courir, jouer Ă  la b***e ou faire des activitĂ©s intenses ».
FAUX.
Un chien constamment stimulĂ© physiquement devient souvent un chien de plus en plus difficile Ă  apaiser. L’endurance physique augmente
 mais l’excitation aussi. Beaucoup de chiens “infatigables” sont en rĂ©alitĂ© des chiens qui ne savent plus redescendre Ă©motionnellement. Le repos, la mastication calme, les explorations lentes et le sommeil sont des besoins biologiques tout aussi importants que l’activitĂ© physique.

11) « Je dois empĂȘcher mon chien de renifler en balade car il doit marcher correctement et rester concentrĂ© sur moi ».
FAUX.
Explorer et renifler sont des activitĂ©s essentielles Ă  l’équilibre Ă©motionnel du chien. Cela lui permet de rĂ©colter des informations, de se rassurer et de faire redescendre la pression Ă©motionnelle. Une balade oĂč le chien ne peut ni observer ni explorer devient souvent frustrante et excitante. Beaucoup de comportements dits “dĂ©sobĂ©issants” disparaissent lorsque les besoins d’exploration sont respectĂ©s.

12) « Mon chien doit voir beaucoup de choses diffĂ©rentes chaque jour pour ĂȘtre bien dans ses pattes ».
FAUX.
Le cerveau du chien a besoin de répétition, de prévisibilité et de sécurité pour construire des repÚres stables. Multiplier les nouveautés en permanence chez un jeune chien peut créer un état de vigilance chronique, des chiens dont on dira « il a un problÚme avec la nouveauté ». Un chien équilibré est un chien qui a appris à se sentir en sécurité dans son quotidien.

13) « Quand deux chiens se fixent ou se tendent, il faut les laisser régler ça entre eux ».
FAUX.
Tous les chiens ne possĂšdent pas les compĂ©tences sociales nĂ©cessaires pour dĂ©samorcer une tension. Attendre “que ça passe tout seul” peut conduire Ă  une escalade Ă©motionnelle ou Ă  une trĂšs mauvaise expĂ©rience durable. PrĂ©venir calmement un conflit est souvent bien plus bĂ©nĂ©fique que d’attendre qu’il Ă©clate.

14) « Si mon chien tire vers les gens ou les autres chiens, c’est qu’il est sociable et aime tout le monde ».
FAUX.
Un chien qui veut aller vers tout le monde n’est pas forcĂ©ment un chien Ă©quilibrĂ©. La frustration, le besoin de tout contrĂŽler par anxiĂ©tĂ©, le stress Ă©motionnel Ă  la vue d’une nouvelle personne, etc. peuvent gĂ©nĂ©rer ce besoin d'aller vers les humains/chiens croisĂ©s. Un chien rĂ©ellement dĂ©tendu dans son environnement ne ressent pas ce besoin.

15) « Pour qu’il soit autonome, je dois souvent ignorer mon chien afin qu’il apprenne Ă  se dĂ©brouiller seul Ă©motionnellement ».
FAUX.
La sĂ©curitĂ© affective favorise l’autonomie, pas l’ignorance. Un chien qui se sent soutenu, compris et protĂ©gĂ© dĂ©veloppe davantage de stabilitĂ© Ă©motionnelle et de confiance en lui qu’un chien laissĂ© seul face Ă  ses difficultĂ©s. L’autonomie Ă©motionnelle ne naĂźt pas de l’abandon relationnel mais d’un attachement sĂ©curisant.



🙂 Le troisiĂšme livre d'Audrey Ventura est sorti ! PrĂ©parez votre lecture de vacances ! 🙂
Disponible chez les dépositaires ou sur Cynoconsult.fr

LES LIVRES
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03/06/2026

Vu l’immobilisme des pouvoirs publics et l’absence de considĂ©ration de la sociĂ©tĂ© organisatrice, les seuls moyens de lutte contre la tenue des salons du chiot en France sont le boycott et la sensibilisation des publics sur les rĂ©seaux sociaux.

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L'Éducation du chien · De l'enfant : une analogie taboue ?" (nouveau livre d’Audrey Ventura) est disponible chez les dĂ©positaires indĂ©pendants et sur Cynoconsult.fr (shop).

02/06/2026

𝐒𝐖𝐈𝐌 𝐎𝐑 𝐃𝐈𝐄
đ‘Ÿđ’‰đ’‚đ’• 𝒘𝒆 𝒔𝒂𝒚 — 𝒂𝒏𝒅 𝒘𝒉𝒂𝒕 𝒘𝒆 𝒍𝒆𝒂𝒗𝒆 𝒐𝒖𝒕.

We throw this phrase around as life advice. Push through. Rise above. The strong survive. But we always skip the second half — as if dying inside isn't something that actually happens to people.

Sometimes it does.

I was four, in the middle of kindergarten, when other children started mocking me. Today we'd call it bullying. My mother had to pull me out and hire a babysitter until I was old enough for primary school.

Years later, studying how learning, behaviour and emotions are formed, I could finally trace the lines. The painful shyness and deep insecurity that overwhelmed me literally for decades. Where they came from, and why they took root so deep. Something in me wasn't broken exactly — but it was prevented from flourishing. Would the course of my life been different without that experience?

So — what does any of this have to do with your dog?

More than you might think.

There's a reason the most thoughtful professionals in the pet world — veterinarians, trainers, behaviourists — have been speaking so insistently about fear-free approaches, proper socialisation, and protecting emotional wellbeing from the very first experiences. It's not sentimentality. It's science.

Beings are shaped by what they encounter. Imagine a boss who criticises everything you do — day after day. You don't build resilience. You build insecurity. You start bracing before every interaction. You learn to expect failure, and then you start to show it.

A dog learns the same way. A puppy who is trained through punishment, pressure and correction doesn't learn what you want from them — they learn to be afraid of getting it wrong. That anxiety doesn't stay in the training session. It leaks into everything: how they greet strangers, how they move through the world, how much they trust the person holding the leash.

The same goes for the vet clinic. A dog whose visits are rushed, forceful or frightening doesn't grow up brave about the examination table. Their nervous system records those moments. The body remembers. And one day, maybe years later, you're wondering why your dog shuts down, fights back, needs three people to hold him or needs to be sedated for a routine check-up — and the answer goes all the way back to a handful of early experiences nobody thought to protect.

Fear-free care — at the vet, in training, in boarding, at the groomer, in every interaction that shapes who they become — isn't a trend. It's a recognition that experiences and emotions write themselves into who we are.

And no — this isn't about removing all difficulty from life. Not for us, not for our animals. Real resilience isn't built by avoiding challenge. It's built by meeting mild, progressive challenges with enough support to come through them. A trainer who sets a dog up to succeed, step by step, builds a dog that tries. A vet team that moves slowly and makes the clinic feel safe builds a dog that copes. Each positive experience adds a tool to the toolbox. Over time, that toolbox becomes confidence.

Not "swim or die." Something more like: 𝒍𝒆𝒂𝒓𝒏 𝒕𝒐 𝒔𝒘𝒊𝒎, 𝒐𝒏𝒆 𝒔𝒕𝒓𝒐𝒌𝒆 𝒂𝒕 𝒂 𝒕𝒊𝒎𝒆, 𝒘𝒊𝒕𝒉 𝒔𝒐𝒎𝒆𝒐𝒏𝒆 𝒘𝒉𝒐 𝒃𝒆𝒍𝒊𝒆𝒗𝒆𝒔 𝒚𝒐𝒖 𝒄𝒂𝒏.

Cristina Goi
Maison Dog - PalleVet

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Luxembourg

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