Equi&Cie Service équestre et petsitting en Alsace📌

Compte perso: Violette Mengis

05/06/2026
28/05/2026

🐴 Vous avez besoin d’un coup de main avec vos chevaux ? Fatigué par le travail que demandent des chevaux à la maison ? Besoin de main d’œuvre dans votre écurie ?

Je vous propose mes services de palefrenier et de petsitter à domicile.
Que ce soit régulier ou occasionnel, je m’adapte à vos besoins.


🧹Entretien du lieu de vie de votre/ vos chevaux

🛁 Petits soins courants

🍎 Nourrissage

👀 Surveillance

🏇 Sorties

🌿 Mise au pré

💉Présence lors du passage d’un professionnel (vétérinaire, maréchal, etc…)

Si vous êtes intéressés, ou avez d’autres demandes, n’hésitez pas à me contacter !

☎️07.82.44.43.80

Photo : Muna Photographie

18/02/2026

LE DERNIER REPAS : POURQUOI AIDER TUE.

C'est une scène qui part d'une bonne intention.
Il neige ou il gèle fort en ce mois de février. Par la fenêtre, vous voyez un chevreuil ou un cerf au pelage terne, les côtes légèrement saillantes. Votre cœur se serre.
Vous filez au magasin agricole acheter un sac de maïs, ou vous videz vos restes de pain dur au fond du jardin.
Le lendemain, le tas a disparu. Vous pensez : "Je les ai sauvés."
Trois jours plus t**d, l'animal est mort.
Il n'est pas mort de faim. Il est mort d'avoir mangé.
On appelle cela l'acidose lactique aiguë. En voulant offrir un festin, vous avez déclenché une bombe physiologique dans son estomac.

1. LE MYTHE DE L'ÉNERGIE BIENFAITRICE
L'erreur est de projeter notre métabolisme d'humain (omnivore) sur celui d'un ruminant sauvage.
Pour nous, une barre chocolatée en hiver est un boost d'énergie immédiat.
Pour un chevreuil en hiver, un tas de maïs ou de pain est un poison.
Pourquoi ? Parce que le chevreuil ne digère pas lui-même ce qu'il mange. Ce sont les bactéries de sa panse (rumen) qui font le travail. Et en février, ces bactéries ne sont pas les bonnes.

2. LA RÉALITÉ SCIENTIFIQUE : LA MICROBIOLOGIE DU RUMEN
La digestion des cervidés repose sur un équilibre bactérien fragile qui change lentement au fil des saisons.

La Flore d'Hiver (Cellulolytique) : En février, le régime naturel est constitué de bois, d'écorces, de ronces et de lierre. Le rumen du chevreuil est colonisé par des bactéries spécialisées dans la digestion lente de la cellulose et des fibres dures. Le pH est neutre.

Le Choc de l'Amidon : Si vous apportez soudainement du maïs ou du pain (riches en amidon/glucides rapides), les bactéries d'hiver ne savent pas le traiter. Par contre, d'autres bactéries (les Lactobacillus et Streptococcus), jusqu'alors dormantes, explosent démographiquement en quelques heures.

L'Acidose : Ces bactéries produisent massivement de l'acide lactique. Le pH du rumen s'effondre (devient très acide). Cette acidité brûle la paroi stomacale, passe dans le sang (acidose métabolique), et tue la "bonne" flore. L'animal arrête de ruminer. Il se déshydrate de l'intérieur et meurt d'un choc toxique, souvent avec l'estomac plein.

3. CE QUI SE PASSE MAINTENANT (FÉVRIER)
Le danger est maximal en ce moment pour deux raisons :

L'Hypométabolisme : Les cervidés sont en "mode éco". Leur rythme cardiaque a ralenti, leur température a légèrement baissé et la taille de leurs organes digestifs s'est réduite pour consommer moins d'énergie. Ils ne sont pas conçus pour gérer un afflux massif de calories.

Le Temps d'Adaptation : Il faut environ 3 semaines à la flore intestinale d'un chevreuil pour s'adapter progressivement à un changement de régime. Un tas de maïs déposé un samedi matin ne laisse aucune chance d'adaptation. C'est un su***de digestif.

4. L'IMPORTANCE ÉCOLOGIQUE : LA SÉLECTION NATURELLE
Voir un animal maigre en février est normal.
Les côtes visibles ne signifient pas la famine, mais l'utilisation normale des réserves graisseuses stockées à l'automne.
La nature élimine les individus incapables de constituer ces réserves. En nourrissant artificiellement :

Vous favorisez la propagation de maladies : Les points de nourrissage concentrent les animaux au même endroit (salive, fèces), favorisant la tuberculose bovine ou la paratuberculose.

Vous tuez les individus sains : L'acidose foudroyante touche souvent les dominants, ceux qui mangent le plus et le plus vite au tas de maïs.

5. LE GESTE : LAISSEZ-LES TRANQUILLES
La meilleure aide est l'absence d'intervention.

Zéro grain, Zéro pain : Le pain est pire que tout (gonflement, fermentation rapide). Le maïs est réservé à l'agrainage de dispersion pratiqué par des professionnels qui l'introduisent gramme par gramme dès l'automne, pas en hiver.

Plantez des haies : Si vous voulez vraiment aider, ne donnez pas de poisson, apprenez-leur à pêcher. Plantez des ronces, du lierre, du cornouiller, du noisetier. C'est cela, leur nourriture d'hiver.

Coupez du lierre : Lors des grands gels, vous pouvez couper quelques branches de lierre en hauteur (inaccessibles) et les laisser au sol. C'est une nourriture fibreuse qu'ils savent digérer.

CONCLUSION
Un chevreuil mort le ventre plein de maïs est une tragédie évitable.
La compassion mal informée est parfois plus létale que le fusil du chasseur ou la dent du loup.
En février, la forêt n'a pas besoin de supermarché. Elle a besoin de calme, de ronces et de temps.
Si vous les aimez, laissez-les avoir faim. C'est ainsi qu'ils survivent.

RÉFÉRENCES SCIENTIFIQUES & DONNÉES
Physiologie vétérinaire : G. Van Houtert (2014). "Acidosis in Wild Ruminants". Décrit le mécanisme de chute du pH ruminal (

08/11/2025

TON CHEVAL A-T-IL FROID ?

Nous voici arrivés à cette période de l'année où un jour il pleut à verse, un jour il fait froid et sec et le jour suivant il fait humide mais chaud. Et tu passes tes journées à te demander si ton cheval ou poney a froid ou non, s'il a besoin d'un abri ou d'une couverture.

➡️ LA PLUIE

🔸1ère chose à considérer : la nature du cheval. À l'origine, les chevaux vivent dans de vastes espaces ouverts, dans lesquels ils peuvent voir venir les prédateurs de loin et donc dans lesquels la fuite est une réponse adaptée. Évidemment, dans ces vastes espaces ouverts il leur est impossible de se protéger de la pluie. Ils peuvent se déplacer sur des centaines d'ha et donc trouver toujours l'endroit où ils seront le mieux protégés du vent notamment, et où les courants d'air ont la température la mieux adaptée à leurs besoins. Mais la pluie, ce n'est pas un versant de colline ou de montagne qui peut les en protéger. Ce qui les en protège, c'est leur poil dont l'implantation et la texture permettent que l'eau ruisselle dessus en gardant la peau au sec. Quand il pleut, les chevaux peuvent donc paraître trempés jusqu'aux os, mais quand on va toucher, on se rend compte que si leur poil est trempé, leur sous-poil (pour ceux qui en ont) et leur peau sont secs. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je décale mes séances ostéo lorsqu'il pleut fort et que les chevaux n'ont pas pu être tenus à l'abri : les chevaux sont au sec jusqu'à ce que je pose les doigts sur eux et que je vienne faire pénétrer l'eau jusqu'à leur peau ! Sensation ultra désagréable pour eux et qui les amène à se contracter sous l'effet du froid soudain. Complètement contre-productif !

🔸Est-ce à dire qu'un cheval n'a pas besoin d'abri ? Non. Ça explique qu'il l'utilise peu pour se protéger de la pluie. En effet, on voit très souvent les chevaux au milieu de leur pré alors qu'il pleut des trombes. Cependant, parfois, lorsque la pluie dure longtemps comme cela a pu arriver il y a 2 hivers de ça, ils apprécient généralement de pouvoir y échapper de temps en temps. Besoin ? Confort ? Dans tous les cas, autant qu'ils en aient un et qu'ils puissent choisir !

🔸Alors on viendra me dire "moi mon cheval est tout le temps sous son abri en hiver". Ok, mais attention aux analyses hâtives. Si le seul endroit du pré qui soit stabilisé et où il ait les pieds au sec est l'abri, bien sûr qu'il y passera tout son temps. Les chevaux détestent la boue. Et bien sûr si le foin est sous l'abri il y passera facilement 16 heures par jour : le temps qu'il lui faut pour manger. Alors faisons attention à ne pas tout mélanger. Si le cheval a un vaste espace stabilisé ou sans boue sur lequel se trouve un abri ne contenant pas de foin, on peut se dire que c'est vraiment pour s'abriter qu'il y va. Sinon, il y a plusieurs facteurs en jeu et on ne peut pas trancher.

➡️LE FROID

🔸Le poil des chevaux est aussi ce qui les protège du froid. D'une part en les tenant au sec. D'autre part grâce à ses propriétés isolantes. Cela fonctionne ainsi chez tous les chevaux. Mais bien sûr plus ton cheval est d'une race primitive ou rustique et mieux ce système est efficace pour lui. L'épaisseur de son poil et de sa peau jouent beaucoup. Un shetland est bien mieux isolé qu'un pur sang anglais dont on connait la génétique désastreuse en matière de survie dehors, ou même qu'un pur sang arabe dont la peau est hyper fine pour permettre un refroidissement plus efficace du corps par grosses chaleurs , mais qui du coup est aussi bien plus perméable au froid.

🔸En parlant de peau, un facteur de taille est la couche graisseuse qu'elle comprend. La graisse isole du froid en plus de fournir une réserve d'énergie pour le combattre. Donc plus un cheval est rond moins il a de chances d'avoir froid. Au contraire, un cheval qui manque d'état, au contraire, est bien plus sensible au froid. Là encore, un poney est grand gagnant face à un pur sang anglais.

🔸On me demande souvent comment savoir si un cheval a froid. Eh bien comme pour nous : il tremble lorsqu'il a froid. Stratégie utilisée par son corps pour produire de la chaleur grâce au travail de ses muscles. Donc si tu vois ton cheval trembler, mieux vaut le couvrir (et vérifier sa température car la fièvre provoque aussi des tremblements). En soi, trembler va le réchauffer, donc s'il tremble un peu en début d'automne après une bonne pluie un jour bien frais, il n'y a pas mort de cheval. Il va faire son poil et s'adapter. Cependant, trembler de froid n'est jamais agréable et d'expérience ça peut te laisser d'horribles courbatures ! Donc personnellement je ne laisse jamais un cheval trembler. Si ça arrive, c'est prise de température, séchante et couverture de pluie.

➡️CONLUSION

Les chevaux ont rarement froid car ils sont bien adaptés à vivre dans des espaces sans abris. Tant que ton cheval ou poney reste au milieu du pré sous la pluie ou sous la neige, pas d'inquiétude à avoir : c'est qu'il est bien. Par contre, si tu le vois trembler, c'est qu'il a besoin d'un coup de main. Il lui faut soit un abri où il aura les pieds au sec et à manger, soit une bonne couverture, soit les 2. Il n'y a pas de règle absolue. C'est une question de bon sens, en fonction de l'état de santé du cheval, et le tout est de l'écouter. Un cheval en bonne santé n'a généralement pas besoin d'être couvert, quelle que soit sa race, car il fait un poil en conséquence de la température. Mais un cheval affaibli par une maladie, ou qui peut moins bouger du fait d'une blessure, peut avoir besoin d'une couverture pour mieux passer la saison froide.

PS : N'est-elle pas magnifique cette photo ? Prise par Simonet - Suis mon objectif .

08/11/2025

🇫🇷 Depuis plus de 30 ans, Nicaise Bruneau sillonne la Sarthe pour retrouver les animaux errants et leurs propriétaires.

Chaque jour, il parcourt les routes pour recueillir chiens et chats perdus, identifie leurs maîtres grâce aux puces électroniques et mène de vraies enquêtes pour réunir les familles. 👏❤️

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