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Equi-Libre Solutions, soins sur-mesure pour les pieds des équidés (parage/ pose semelles plastiques, bandes phw..etc/ conseils en bootfitting) et kinésiologie

Titulaire d'un diplôme d'Etat, je prends soin des pieds de vos équidés (chevaux, poneys, ânes). J'étudie avec vous la meilleure solution à mettre en oeuvre en fonction des besoins de votre animal, de son contexte de vie, et des activités que vous souhaitez effectuer avec lui.

Une illustration qui permet de bien apprécier les différentes étapes de croissance du cheval au niveau squelettique anné...
17/05/2026

Une illustration qui permet de bien apprécier les différentes étapes de croissance du cheval au niveau squelettique année après année.

As it is deep into foaling season, this image should be of use to many of you!

Ever wondered why rushing a young horse into heavy work can be so dangerous? Take a close look at this equine skeletal development timeline.

A horse’s bones don’t mature all at once. Growth plates close from the ground up: the lower limb bones finish fusing within the first year, but the major joints, shoulders, hips, and most importantly, the entire spinal column can take 5 to 6+ years to fully develop.

When we ask too much of a young horse too soon, we risk causing irreversible damage, arthritis, and developmental issues to areas that are still structurally soft.

Protect their future soundness by practicing patience. Let them grow and build strength slowly.

Un autre article centré sur la fourbure qui explique pourquoi il semblerait que le risque de fourbure augmente ces derni...
15/05/2026

Un autre article centré sur la fourbure qui explique pourquoi il semblerait que le risque de fourbure augmente ces dernières années.

*** "Mon cheval n'a jamais fait de fourbure" n'est plus un argument, c’est de l’inconscience ***

Si vous pensez que la fourbure n'arrive qu'aux poneys trop gras au printemps, les dernières données scientifiques nous forcent à revoir nos certitudes.

Le coupable ? Un mélange toxique entre un climat qui dérègle la biologie des plantes et des carences invisibles qui empêchent nos chevaux de se défendre.

* L'herbe "sous stéroïdes", quand le climat rend les prairies toxiques

Le dérèglement climatique a transformé l'herbe, base de l'alimentation du cheval, en un vecteur de danger.
Ce n'est plus seulement une question de quantité, mais de composition chimique interne.

- L'effet dopant du CO_2 : L'augmentation du dioxyde de carbone dans l'air agit comme un engrais pour la photosynthèse, les graminées produisent désormais jusqu'à 33 % de sucres en plus par rapport aux décennies précédentes.

- Le piège du froid et de la sécheresse : En cas de gelée ou de manque d'eau, la plante cesse de pousser mais continue de produire des sucres pour survivre, elle les stocke sous forme de composés qui agissent comme un antigel naturel.

- Des pics de sucre invisibles : Une herbe rase stressée par le soleil ou une prairie après une gelée nocturne peut contenir jusqu'à 35 % de sucres solubles, l'équivalent d'un "bonbon géant" pour votre cheval, capable de déclencher un pic d'insuline catastrophique, même en automne ou en hiver.

* Le danger du cheval carencé

Pour gérer ces pics de sucre, le corps du cheval possède des systèmes de régulation complexes, mais ces systèmes ne fonctionnent que s'ils disposent de "briques" essentielles, les micro-nutriments.
Un cheval carencé est un cheval dont le métabolisme tourne "à vide", incapable de freiner la montée de l'insuline.

- Les Macro-minéraux sont essentiels à la sensibilité à l’insuline.
- Les oligo-éléments participent à des centaines de réactions enzymatiques de régulations.
- Les antioxydants protègent les cellules du sabot contre l’inflammation.

* Protéger avant la crise

L'approche traditionnelle, on appelle le vétérinaire quand le cheval boite.
L'approche préventive, consiste à fournir au corps les micro-nutriments dont il à besoin pour tourner rond et des molécules bio-actives spécifiques pour renforcer le métabolisme avant que les problèmes n'arrivent.

La science prouve que certaines familles de composés peuvent littéralement changer la donne

- Les Polyphénols végétaux et Acides Aminés spécifiques : Des études récentes (2025) montrent que l'association de certains extraits de plantes et d'acides aminés branchés peut réduire de 40 % le pic d'insuline après un repas sucré et faciliter la perte de poids.

- Les Acides Gras Essentiels : Ils améliorent de 61 % la vitesse à laquelle le corps élimine le sucre dans le sang, protégeant ainsi les organes vitaux des pics glycémiques.

- Les Pigments végétaux protecteurs : Ces composés aident à réduire l'inflammation chronique des tissus graisseux, empêchant le corps de basculer vers un état de crise.

* Conclusion, il faut changez de vision

Dire "mon cheval n'a jamais fait de fourbure" en 2026, c'est comme conduire une voiture sans freins sur une route de montagne en espérant qu'il n'y aura jamais de virage.
L'environnement a changé, l'herbe est plus riche, les stress climatiques sont plus violents, et là quasi totalité des fourrages sont trop pauvres en nutriments protecteurs.

La prévention n'est plus une option de luxe, c'est un impératif vital.

En associant une gestion rigoureuse du pâturage et un apport ciblé en familles de molécules bio-actives, il est possible d'offrir à votre cheval la résilience nécessaire pour traverser ces nouvelles turbulences climatiques sans douleur.

Un visuel en anglais qui décrit assez bien les signes des cas de fourbures chroniques souvent rencontrés.Ne pas oublier ...
26/04/2026

Un visuel en anglais qui décrit assez bien les signes des cas de fourbures chroniques souvent rencontrés.
Ne pas oublier que le mot fourbure est utilisé pour décrire des cas d inflammation du pied.
Les cas de fourbure aiguë laissent peu d ambiguïté, les cas de fourbure chronique ou inflammation chronique du pied ne sont pas toujours diagnostiqués, c est à dire qu on ne pose pas toujours un mot dessus. Le mot fourbure fait peur car tout un chacun sait que pour les cas aigües cela peut amener à la mort de l équidé. C est pourquoi on ne pose pas forcément ce mot de fourbure pour les cas chroniques, pour ne pas faire « trop peur » et pourtant c est bien de cela dont il est question.

Understanding Type 2 (Chronic) Founder is critical for every horse owner. Unlike an acute attack, chronic laminitis involves physical changes to the hoof structure, specifically sinkage of the coffin bone (P3). When those sensitive laminae fail, the bone shifts, creating intense pressure on the sole and changing the way your horse stands and moves.

Early detection can make all the difference. Watch for:

⭐️The "Founder Stance" (leaning back to take weight off the toes).

⭐️A "Pottery" Gait (short, stiff steps).

⭐️Visible Ridges or a "dished" appearance in the hoof wall.

If you suspect your horse is struggling, consult your vet and farrier immediately. Knowledge is the first step toward recovery and comfort.

27/03/2026

Un événement avec une organisation au cordeau qui permet de se réunir entre professionnels autour des nouvelles avancées technologiques et méthodes tout en rencontrant des pairs de France et d ailleurs 🤗
Merci au fournisseur France Industrie Maréchalerie et fabriquant EasyCare Inc. Protective Hoofwear et Pierre Dupre pour cette journée délicieuse hors du temps dans ce lieu d exception 🤗🤩

Un petit article intéressant en anglais sur la fameuse problématique des soles rétractées
22/03/2026

Un petit article intéressant en anglais sur la fameuse problématique des soles rétractées

Retracted soles.

A retracted sole is one of those deceptive conditions that can catch even an experienced horse owner off guard. It looks, at first glance, like a beautifully deep, concave foot, the kind we usually strive for. However, in this case, it’s actually a structural failure where the sole has "sucked up" into the hoof capsule.

Here is a brief overview into the mechanics, appearance, and management of this condition.

The Anatomy of the Collapse

Under normal circumstances, the sole should provide a rigid yet slightly flexible floor for the internal structures of the foot. In a retracted sole, the sole loses its structural integrity and begins to migrate superiorly (upward) toward the coffin bone (P3).

This isn't just a "thin sole." It is a functional displacement. As the sole retracts, it often pulls the hoof wall with it, creating a distinctive "shelf" or "dish" near the ground surface.

Visual and Tactile Indicators

Identifying a retracted sole requires a keen eye for the "too good to be true" hoof. Look for these specific markers:

Exaggerated Concavity: The sole appears unnaturally deep, often resembling a bowl.

The "V" or "Shelf" Appearance: A visible ridge or indentation in the outer hoof wall, usually around the lower third of the hoof, where the wall is being pulled inward by the retracting sole.

Thinness and Sensitivity: Despite the depth, if you apply hoof testers, the horse will likely be extremely reactive. The sole is often paper thin and lacks the callused density of a healthy foot.

Bruising: You will often see "hidden" bruising or a yellowish, waxy appearance to the horn as the live tissue is compressed against the distal border of P3.

Primary Causes

Retracted soles are rarely the result of a single event; they are typically the product of environmental and mechanical "perfect storms":

⭐️ Wet-to-Dry Cycles: Constant fluctuation between saturated ground and bone-dry conditions causes the hoof capsule to expand and contract aggressively, weakening the bond between the sole and the wall. This is the cause in around 90% of retracted sole cases.

⭐️ Excessive Trimming: Aggressive "cleaning up" of the sole or removing the peripheral "dead" wax that actually provides structural support.

⭐️ Chronic Low-Grade Laminitis: Changes in the laminar attachment can allow the bony column to settle, causing the sole to react by pulling upward.

⭐️ Inadequate Loading: If the hoof wall is too long and the frog/sole are never stimulated, the sole can lose its "callused" intent and atrophy upward.

Farriery Management Strategies

When we encounter a retracted sole, our goal is to stop the migration and encourage thickness.

Many horses respond well to daily spraying the sole with iodine to help harden up the sole.

Supportive stabling bedding such as wood pellets can help provide relief to the sole arch without compacting and creating direct pressure.

The use of hoof boots can help provide protection as the sole migrates into a more natural shape over time.

Alternatively, a therapeutic pad (leather or synthetic) combined with shoes can help prevent direct ground impact.

Un article qui souligne l importance de la stabilité émotionnelle chez les équidés atteints du syndrome de cushing
08/03/2026

Un article qui souligne l importance de la stabilité émotionnelle chez les équidés atteints du syndrome de cushing

La stabilité émotionnelle chez le cheval atteint du syndrome de Cushing (PPID), un rempart précieux pour son bien-être.

Par Equina’Bio, Nutritionniste & Micro Nutritionniste Équin

Le syndrome de Cushing, ou DPIH (Dysfonctionnement de la Pars Intermedia de l’Hypophyse), est souvent perçu comme une fatalité liée au vieillissement. Pourtant, derrière les signes cliniques comme l'hirsutisme ou la fonte musculaire se cache une réalité biologique méconnue, une véritable « rouille » du cerveau provoquée par le stress oxydatif.

Si le traitement médical est le pilier indispensable de la prise en charge, la stabilité émotionnelle et environnementale s'impose aujourd'hui comme un levier fondamental pour préserver l'équilibre de ces chevaux fragiles.

- La « rouille » cérébrale
La maladie de Cushing n'est pas, à l'origine, un simple problème de l'hypophyse, mais une dégénérescence des neurones de l'hypothalamus. Imaginez que le cerveau de votre cheval subit une agression invisible, ce phénomène s'appelle le stress oxydatif.
Le stress oxydatif ce produit lorsque les radicaux libres (des molécules instables) s'accumulent et ne sont plus neutralisés par les systèmes de défense de l'organisme.
Dans l'hypothalamus, il attaque spécifiquement les neurones produisant la dopamine. Or, la dopamine agit comme un « frein » naturel sur l'hypophyse. Sans elle, cette glande s'emballe et produit des hormones en excès (comme l'ACTH), déclenchant la cascade de symptômes que nous observons au quotidien.

- L’accélérateur du dérèglement
Pourquoi un changement de routine, une instabilité peuvent-ils aggraver l'état d'un cheval atteint de DPIH ? La réponse réside dans la chimie du stress.
Lorsqu'un cheval est stressé, son organisme libère du cortisol chez un cheval sain, ce pic est temporaire. Mais chez le cheval « Cushing », le système de régulation est déjà affaibli le stress chronique provoque une surcharge de travail pour les neurones dopaminergiques restants, accélérant leur épuisement.
Plus grave encore, un taux de cortisol élevé diminue la sensibilité des récepteurs dopaminergiques, rendant le « frein » de l'organisme encore moins efficace, même sous traitement médical.

- La routine, un bouclier pour les neurones
La stabilité environnementale n'est pas qu'une question de confort chez le cheval Cushing c'est une mesure de protection neurologique capital.
Un cadre de vie prévisible et serein réduit la sollicitation de l'axe du stress, épargnant ainsi les capacités dopaminergiques résiduelles de l'animal.

- Collaboration, une approche d'équipe.
Il est crucial de rappeler que la maladie de Cushing est une pathologie complexe qui nécessite un diagnostic médical précis. Seul votre vétérinaire peut confirmer le DPIH via des tests biochimiques (dosage de l'ACTH, test TRH) et prescrire le traitement médicamenteux nécessaire.

Le rôle du nutritionniste est complémentaire, il consiste à optimiser l'environnement biochimique du cheval par une ration adaptée et à conseiller des mesures de bien-être visant à réduire le stress métabolique. Ensemble, nous créons les conditions optimales pour que le cheval retrouve sa vitalité et que son traitement soit le plus efficace possible.

En conclusion :
Pour votre compagnon senior, la régularité, la sécurité environnementale et une nutrition protectrice sont bien plus que des détails de gestion.
Ce sont les véritables remparts de sa sérénité cérébrale.

Références scientifiques :
- McFarlane, D. (2011). Equine pituitary pars intermedia dysfunction. Veterinary Clinics: Equine Practice. [Physiopathologie et rôle de la dopamine].
- Fortin, J. S., et al. (2021). Equine pituitary pars intermedia dysfunction: a spontaneous model of synucleinopathy. Scientific Reports. [Mécanisme de dégénérescence neuronale et alpha-synucléine].
- Miller, A. B., et al. (2021). Anthocyanin-rich extract effects on endocrine and immune function in PPID horses. Domestic Animal Endocrinology. [Impact de la nutrition sur l'immunité et l'oxydation].
- Ammons, G. W., et al. (2023). Seasonal elevation in equine ACTH. Journal of the American Veterinary Medical Association. [Influence de l'environnement sur les paramètres hormonaux].

Note : Cet article est publié à titre informatif dans le cadre du conseil en nutrition et bien-être animal. Il ne remplace pas une consultation vétérinaire.

Un article très intéressant qui pousse la réflexion entre confort/esthétique et besoin physiologique du cheval 🐎
05/03/2026

Un article très intéressant qui pousse la réflexion entre confort/esthétique et besoin physiologique du cheval 🐎

L'ARMURE DE BOUE : LA SCIENCE DU MANTEAU INVISIBLE
Au milieu d'un pré balayé par les vents de mars, un cheval se laisse lourdement tomber. Il se roule avec insistance, frottant ses flancs et son dos contre la terre détrempée. Lorsqu'il se relève, sa robe est méconnaissable, recouverte d'une épaisse carapace brune. Pour le cavalier qui s'approche avec sa brosse, c'est une catastrophe esthétique. Pour le biologiste, c'est un acte de survie parfaitement calculé : l'application d'un enduit thermique de haute technologie.

1) L'IDÉE REÇUE : « UN CHEVAL PROPRE EST UN CHEVAL EN BONNE SANTÉ »
Nous transposons notre hygiène à l'animal. Nous voyons la boue comme une source d'infection, d'humidité stagnante et de négligence. Le réflexe est donc de brosser vigoureusement l'animal jusqu'à ce que son poil brille. C'est oublier que le cheval sauvage a évolué dans les steppes froides pendant des millions d'années sans la moindre brosse humaine, utilisant son environnement pour modeler son imperméabilité.

2) LA RÉALITÉ SCIENTIFIQUE : L'EFFET « COUPE-VENT »
Le pelage d'un équidé en hiver est conçu pour emprisonner une couche d'air chaud près de la peau grâce à la piloérection (les poils se dressent).

La faille du vent : Le pire ennemi de cette isolation n'est pas le froid, c'est le vent. Un vent fort sépare les poils et chasse l'air chaud.

Le scellage thermique : En se recouvrant de boue, le cheval crée un coupe-vent naturel. La boue séchée scelle la couche supérieure du pelage, protégeant les follicules pileux contre les rafales glacées et permettant à la poche d'air chaud de rester intacte en dessous.

La barrière physique : Cette carapace d'argile agit également comme un bouclier impénétrable pour les parasites (tiques, poux) qui commencent à s'éveiller avec les premiers redoux de mars.

3) CE QUI SE PASSE RÉELLEMENT MAINTENANT (MARS)
Nous sommes dans la période de l'année la plus critique pour la thermorégulation des grands herbivores. Le soleil de mars stimule la glande pinéale, déclenchant la mue. Le cheval perd ses poils d'hiver par poignées, son manteau naturel devient hétérogène et perd en efficacité. Or, les "giboulées de mars" projettent des pluies glaciales à l'horizontale. Un cheval brossé à blanc, privé de son isolation, se mettra à trembler de froid au premier coup de vent humide. La boue est sa seule armure de transition.

4) POURQUOI C’EST ÉCOLOGIQUEMENT CAPITAL
Respecter ce comportement, c'est préserver le métabolisme de l'animal. Un cheval qui tremble pour se réchauffer brûle des quantités astronomiques de calories. Si cette perte d'énergie s'ajoute à l'herbe encore rare de ce début de printemps, l'animal puise dans ses réserves profondes, affaiblissant son système immunitaire.

5) DES GESTES SIMPLES POUR AUJOURD'HUI
La brosse sélective : Si votre cheval vit au pré, ne le brossez (étrille et bouchon) qu'aux emplacements stricts du harnachement (sous la selle et la sangle) pour éviter les blessures liées aux frottements.

Laissez la carapace : Sur les flancs, le dos et la croupe, laissez la boue séchée intacte. Laissez-le être "sale" pour rester au chaud.

Surveillez l'humidité, pas la terre : Assurez-vous simplement que le cheval dispose d'un abri ou d'une zone stabilisée pour ne pas avoir les sabots dans l'eau en permanence (risque de gale de boue aux paturons), mais ne touchez pas à son pelage.

CONCLUSION
L'esthétique humaine est souvent l'ennemie du confort animal. En mars, un cheval couvert de boue n'est pas un cheval négligé ; c'est un animal qui a intelligemment adapté son pelage aux caprices de la météo. Rangez vos brosses, acceptez cette beauté brute et boueuse, et laissez la nature faire son travail de thermorégulation.

RÉFÉRENCES SCIENTIFIQUES & DONNÉES
IFCE (Institut Français du Cheval et de l'Équitation) : Notes scientifiques sur la thermorégulation des équidés au pâturage et l'impact du vent/pluie sur la déperdition de chaleur.

INRAE : Études sur le bien-être animal, les comportements de "rolling" (se rouler) et la gestion de la mue printanière.

Un article qui met en lumière l incroyable réaction du corps du cheval qui peut mener à des prises de sang indiquant des...
25/02/2026

Un article qui met en lumière l incroyable réaction du corps du cheval qui peut mener à des prises de sang indiquant des « anémies »!
Merci Equina'Bio de prendre le temps d expliquer ces mécanismes incroyables !

Mon cheval présente une anémie !!!
Pourquoi la solution n'est “presque” jamais une complémentation en Fer ?

En tant que propriétaires, nous sommes souvent inquiets au retour d’une prise de sang présentant une anémie. Le premier réflexe est souvent d'administrer un complément riche en fer, pourtant chez le cheval une baisse du fer circulant est rarement le signe d'un manque de fer dans l'alimentation.
C'est, la plupart du temps, une stratégie de défense incroyable de son organisme et oui votre cheval à des "Supers Pouvoirs".

- Le cheval est un recycleur de fer exceptionnel car contrairement à nous, il ne perd presque pas de fer au quotidien (sauf en cas de saignement) son corps réutilise en permanence le fer des vieux globules rouges pour en fabriquer de nouveaux.

- Votre cheval à un secret, un système de protection immunitaire.
Les bactéries et les virus sont des envahisseurs qui ont besoin de fer pour "carburant" afin de se multiplier.
Dès que l'organisme de votre cheval détecte une agression (virus, bactérie ou même une grosse inflammation), il active un système de sécurité appelé immunité nutritionnelle.
Son foie va produire une hormone (l'hepcidine) qui va agir comme un garde du corps et verrouiller toutes les portes de sortie du fer.
Le fer va être ainsi mis à l'abri dans le foie et la rate et l'absorption du fer venant de la nourriture est bloquée.
Résultat : Le taux de fer dans le sang chute, ce n'est pas une carence c'est une mise sous protection pour "affamer" les microbes. Si vous ajoutez du fer à ce moment-là, vous allez littéralement nourrir les envahisseurs.

Alors complémenter en fer peut il être dangereux ?
- Le fer est un élément très puissant qui, s'il n'est pas parfaitement rangé dans ses protéines de transport, devient toxique.
Le fer en excès agit comme un agent pro-oxydant, pour faire simple il provoque une sorte de "rouille" interne qui abîme les cellules.
- Chez le cheval, cela peut se traduire par des muscles plus fragiles et une récupération plus lente après l'effort, une fatigue du foie qui doit stocker ce surplus dont il ne sait pas se débarrasser et un lien possible avec des problèmes métaboliques (comme une résistance à l'insuline).

La guerre des minéraux
- Le corps utilise les mêmes "portes" pour absorber le fer, le cuivre et le zinc si vous apportez trop de fer, le zinc et le cuivre ne peuvent plus passer.
- Un manque de Zinc impactera la qualité de la corne et de la peau et un manque de Cuivre engendrera une difficulté à mobiliser le fer stocké, un paradoxe en apportant un excès de fer vous empêcher le cheval d'utiliser son propre fer pour fabriquer ses globules rouges.

En vérité une rareté absolue
- Contrairement à l'humain, la carence en fer par manque d’apport n'existe pratiquement pas chez le cheval.
- Un cheval de 500 kg a besoin d'environ 400 à 500 mg de fer par jour or, une ration classique à base de foin lui en apporte souvent entre 1500 et 4000 mg, il reçoit donc naturellement 4 à 10 fois ce dont il a besoin.

- Un cheval ne manquera de fer que s'il perd du sang de façon répétée :
* Grosse infestation de parasites (vers).
* Ulcères gastriques qui saignent de façon chronique.
* Hémorragies pulmonaires chez certains chevaux de course.

Comprendre les analyses :
- Si votre vétérinaire suspecte un problème de globules rouges, le dosage du "fer" seul dans le sang ne suffit pas.

- La Ferritine est l'examen clé c'est elle qui mesure le niveau de "stocks" (le compte d'épargne).
* Fer bas + Ferritine haute : Le cheval a des réserves, mais il les cache car il combat quelque chose (inflammation/infection), ne pas ajouter de fer.
* Fer bas + Ferritine basse : Les stocks sont vides, c'est le seul cas où une aide ciblée est utile, après avoir soigné la cause de la perte de sang avec votre vétérinaire.

Pistes de soutien : La micro-nutrition au service de la vitalité.
- Plutôt que de forcer l'apport de fer, l'objectif est d'apporter les nutriments qui aident l'organisme à fabriquer des globules rouges de qualité et à retrouver de l'énergie.

- Les vitamines du groupe B, les ouvrières du sang.
Elles sont essentielles pour accompagner le renouvellement cellulaire sans risque de surcharge.
* Vitamine B12 et B9 (Acide folique) travaillent ensemble pour que les nouveaux globules rouges aient une forme et une taille parfaites pour transporter l'oxygène.
* Vitamine B6 elle est indispensable à la fabrication de l'hémoglobine, sans elle le fer ne peut pas se fixer correctement.

- La Spiruline (Qualité Humaine), le super-aliment complet.
La spiruline est une micro-algue d'une richesse exceptionnelle. Utiliser une qualité humaine garantit l'absence de métaux lourds et une pureté optimale.
* Richesse naturelle elle contient naturellement des vitamines B, de la vitamine E et des protéines de haute qualité (tous les acides aminés essentiels).
* Soutien global, elle aide à renforcer les défenses naturelles soutient la masse musculaire et aide à la récupération après un épisode de fatigue.

- La Gelée Royale, un concentré de vitalité.
Produit précieux de la ruche, la gelée royale est un véritable "booster" pour les chevaux convalescents ou affaiblis.
* Énergie et Immunité très riche en nutriments et acides aminés, elle stimule les performances et soutient le système immunitaire.
* Aide à la fabrication du sang : Des études suggèrent qu'elle favorise naturellement la production des globules rouges (érythropoïèse) et prolonge leur durée de vie.

- Le rôle de votre nutritionniste.
Vérifier les ratios : S'assurer que le cuivre et le zinc sont suffisants pour que le fer naturel (déjà très présent dans le foin) soit bien utilisé.
- Optimiser l'assimilation en utilisant des superaliments (spiruline, gelée royale) pour apporter des nutriments hautement assimilables.

*** Conseiller la prudence : Le diagnostic d'une pathologie appartient au vétérinaire, le rôle du nutritionniste est de vous guider vers les meilleurs choix alimentaires pour soutenir la vitalité de votre cheval.

En résumé : Si le bilan sanguin de votre cheval montre une anémie en période de fatigue ou de maladie, faites confiance à son corps.
Il est probablement en train de mettre ses ressources en sécurité pour mieux combattre, ajouter du fer sans preuve d'une carence réelle des stocks (ferritine) pourrait faire plus de mal que de bien.

Traitement fourmiliere haute et très profonde dans les chaires du pododerme d un âne.Au vue de son ampleur, de sa profon...
19/02/2026

Traitement fourmiliere haute et très profonde dans les chaires du pododerme d un âne.
Au vue de son ampleur, de sa profondeur, de sa situation dans le pied et de son historique, choix d ouverture pour traitement jusqu’au bout et jusqu’au fond puis reconstruction de sabot pour éviter à d autres choses de venir infecter l intérieur du pied surtout dans nos conditions plus qu humides et garder un pied bien costaud pour affronter sereinement la suite de cette saison des pluies.

Produits utilisés : Mustad Super Bond (âne bougeon) - Durasole - Eau oxygénée

Une question que j entends souvent :« Et qu est ce que je peux donner à mon cheval du coup pour aider à améliorer ses pi...
08/02/2026

Une question que j entends souvent :
« Et qu est ce que je peux donner à mon cheval du coup pour aider à améliorer ses pieds / sa corne ? »

Cela fait un moment que je cherchais un article concret, précis et étayé expliquant les différents éléments utiles au corps equin pour produire une belle corne de qualité.

Voilà chose faite ! Merci Equina'Bio pour cet article éclairant et expliquant bien les choses :)

Biotine “Mythes et Réalités”

La santé de la boîte cornée chez le cheval représente un enjeu majeur, tant pour le bien-être animal que pour la performance sportive.
Dans la pratique quotidienne du conseil en nutrition et micronutrition équine, il est fréquent de se heurter à des recommandations empiriques issues du terrain qui, si elles partent d'une bonne intention, souffrent souvent d'une confusion terminologique ou physiologique.
Cette analyse vise à déconstruire les idées reçues et à rétablir les bases d'une supplémentation raisonnée.

- Ce que disent les études :
Les études cliniques de référence ont établi que la dose thérapeutique efficace se situe entre 15 et 25 mg de biotine pure par jour pour un cheval de 500 kg.

- Durée de cure :
Minimum 6 mois.

- Le mythe de la supplémentation en Biotine qui bloquerait la production naturelle :
Une réflexion revient souvent "Il ne faut pas donner de biotine, sinon le cheval n'en fabriquera plus par lui-même." Ce mythe est infondé.
- Pourquoi : parce que la biotine est synthétisée par les micro-organismes présents dans le gros intestin du cheval comme sous-produit de la fermentation des fibres.
Parce que l'apport de biotine par voie orale n'a aucun moyen de "commander" aux bactéries de cesser leur activité métabolique habituelle.
- Un phénomène d'accoutumance "Faux" :
Lorsque l'on arrête une cure, le cheval retrouve son niveau de production endogène initial et si la qualité de la corne se dégrade à nouveau, c'est simplement que les besoins du cheval restent supérieurs à ce que sa flore intestinale est capable de produire naturellement.

- Pourquoi la complémentation à l'aveugle ne sert à rien :
Imaginez un cheval dont les apports en Zinc et en Cuivre ne sont pas couverts ou sont déséquilibrés par un excès de fer dans le foin, et dont la ration manque cruellement d'acides aminés soufrés.
Que se passera t'il ? en administrant une biotine "à l'aveugle",
dans ce cas de figure l'apport de biotine restera parfaitement vain.
* La biotine n'est pas une matière première, elle ne peut pas se substituer aux acides aminés manquants pour construire la paroi, ni pallier l'absence de zinc ou de cuivre pour catalyser la kératinisation . Sans ces piliers, la biotine circulera dans le sang sans pouvoir être exploitée par le pododerme et finira inexorablement dans les urines du cheval.

- Efficacité réelle : Biotine naturelle vs "Chimique" (D-Biotine vs DL-Biotine)
Tous les produits ne se valent pas, l'efficacité réelle dépend de la forme moléculaire utilisée.
Dans les produits de synthèse bas de gamme, on trouve souvent de la DL-Biotine.
C'est un mélange de deux formes :
* D-Biotine (Isomère naturel) la seule forme biologiquement active car sa structure spatiale lui permet de s'insérer exactement dans les enzymes métaboliques.
* L-Biotine (Isomère synthétique) cette forme est totalement inactive.
Un produit contenant 2000 mg de DL-Biotine ne contient en réalité que 1000 mg de biotine utile, alors préférez toujours un produit spécifiant D-Biotine (code additif 3a880).

- Croire au miracle de la biotine qui agirait seule, est totalement illusoire il existe un principe de synergie nutritionnelle.
Le sabot est composé à 93% de protéines (kératine), sa synthèse exige des nutriments spécifiques agissant en synergie.
* Les "briques" : Méthionine et Cystine.
* La Méthionine : Acide aminé indispensable car non synthétisé par le cheval .
* La Cystine : Elle crée les ponts disulfures (S-S) qui donnent sa dureté à la corne .
* Les "outils" : Zinc et Cuivre
* Le Zinc : Active les enzymes de différenciation des kératinocytes .
* Le Cuivre : Cofacteur de l'enzyme thiol-oxydase, qui rigidifie la matrice de kératine .
Un apport massif de zinc seul bloquera l'absorption du cuivre par compétition intestinale, le ratio Zinc/Cuivre devra toujours être maintenu entre 3:1 et 5:1 dans la ration totale.

Conclusion :
En fin de compte, la nutrition équine n'est pas une science occulte ou une quête de remèdes miracles, c'est l'art d'apporter à un organisme complexe toutes les pièces d'un puzzle dans les bonnes proportions et selon un équilibre méticuleux.

Pour que ce puzzle soit complet et que la corne retrouve sa pleine fonctionnalité, il est impératif de :
* Respecter la temporalité : Il faut 8 à 12 mois pour renouveler une boîte cornée complète .
* Vérifier les fondamentaux : Avant toute complémentation "à l'aveugle", assurez-vous que la ration de base couvre les besoins en acides aminés soufrés (Méthionine et Cystine) ainsi qu'en Zinc et en Cuivre.
* Privilégier la biodisponibilité : L'utilisation de minéraux sous forme chélate (organique) est vivement recommandée car contrairement aux formes inorganiques, les chélates utilisent des transporteurs spécifiques qui évitent les compétitions intestinales et garantissent que chaque milligramme investi arrive à destination.

Considérer la biotine comme une solution isolée, c'est oublier que sans les briques et sans les ouvriers, le chantier de la corne restera éternellement à l'arrêt.
Le rôle du nutritionniste est de fournir le puzzle complet pour que l'organisme puisse, de lui-même, fonctionner de manière optimale.

Références Scientifiques :
- Buffa, E.A., van den Berg, S.S., Verstraete, F.J.M. and Swart, N.G.N. (1992). Effect of a dietary biotin supplement on equine hoof horn growth rate and hardness. Equine Veterinary Journal 24, 472-474.
- Josseck, H., Zenker, W. and Geyer, H. (1995). Hoof horn abnormalities in Lipizzaner horses and the effect of dietary biotin on macroscopic aspects of hoof horn quality. Equine Veterinary Journal 27(3), 175-182.
- Zenker, W., Josseck, H. and Geyer, H. (1995). Histological and physical assessment of poor hoof horn quality in Lipizzaner horses and a therapeutic trial with biotin and a placebo. Equine Veterinary Journal 27(3), 183-191.
- National Research Council (NRC) (2007). Nutrient Requirements of Horses. 6th Revised Edition.
- Geyer, H. and Schulze, J. (1994). The long-term influence of biotin supplementation on hoof horn quality in horses. Schweizer Archiv für Tierheilkunde 136.
- Coenen, M. and Spitzlei. (1997). The composition of equine hoof horn with regard to its quality (hardness) and nutrient supply of horses. Proc, 15th Equine Nutr. Physiol. Symp. pp 209-212.

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