Cynthia Millon veterinaire et dentiste Equin

Cynthia Millon veterinaire et dentiste Equin Diplômée de Médecine Vétérinaire en 2007 avec mention de l’Université de Liège, interne en 2008 CHVE

27/08/2026

Une belle évolution technique, on n’arrête plus le progrès

Pour continuer à se tenir au courant…
27/08/2026

Pour continuer à se tenir au courant…

🦠 VIRUS SHAMONDA (SHAV) : une émergence à surveiller chez le cheval

Un nouvel élément mérite l’attention de la filière équine : le virus Shamonda (SHAV), un orthobunyavirus du sérogroupe Simbu, a récemment été détecté dans le cerveau de chevaux présentant un syndrome neurologique en Suisse.

🇨🇭 Plusieurs cliniques vétérinaires suisses rapportent actuellement une augmentation du nombre de chevaux présentant des signes neurologiques, parfois associés à de la fièvre, provenant de différentes régions.

Cette alerte a été lancée grâce au réseau suisse d’épidémiosurveillance équine Equinella que nous remercions pour son travail de surveillance et le partage rapide de ces informations avec la communauté vétérinaire.

🐴 Quels signes cliniques sont rapportés ?

Les chevaux atteints peuvent notamment présenter :

* une apathie marquée et une somnolence ;
* des signes d’atteinte du prosencéphale, d’intensité variable ;
* une ataxie, parfois très prononcée ;
* des fasciculations musculaires ;
* une hyperesthésie ;
* des signes vestibulaires : port de tête incliné, nystagmus ou strabisme.

La sévérité est variable : certains tableaux restent modérés, tandis que des formes neurologiques sévères ayant nécessité une euthanasie ont également été observées.

Les paramètres sanguins peuvent rester dans les valeurs usuelles. L’analyse du liquide céphalorachidien peut être normale ou mettre en évidence une pléiocytose lymphocytaire.

Les recherches réalisées jusqu’à présent pour plusieurs agents infectieux classiquement impliqués dans les syndromes neurologiques équins, notamment EHV-1/EHV-4, virus West Nile, virus de l’encéphalite à tiques, Borrelia et Anaplasma, se sont révélées négatives dans les cas investigués.

⚠️ Ces données sont extrêmement récentes et doivent encore être consolidées. La détection du SHAV dans le tissu cérébral de chevaux atteints constitue un signal important, mais son rôle causal dans ces syndromes neurologiques n’est pas encore établi. Des investigations complémentaires, notamment par séquençage à haut débit (NGS), sont en cours.

🔬 Quels prélèvements en cas de suspicion ?

Une PCR SHAV est actuellement réalisable sur tissu cérébral. Les premières données suggèrent cependant que la virémie pourrait être très fugace, ce qui rend probablement la PCR sur sang peu sensible en dehors d’une fenêtre très précoce d’infection.

Il reste néanmoins essentiel de collecter et conserver un maximum de produits biologiques lors de syndromes neurologiques inexpliqués. Des tubes secs et EDTA peuvent notamment être adressés au laboratoire afin de permettre les investigations disponibles aujourd’hui, mais également d’éventuelles analyses rétrospectives lorsque les connaissances et les outils diagnostiques auront progressé.

En cas de décès ou d’euthanasie, le prélèvement d’encéphale revêt actuellement un intérêt tout particulier.

📞 Les vétérinaires confrontés à des syndromes neurologiques inexpliqués ou ayant une suspicion de SHAV peuvent contacter LABÉO ou leur laboratoire vétérinaire départemental afin d’échanger sur les prélèvements à réaliser et les modalités d’investigation.

🇫🇷 En parallèle, le RESPE (Réseau d’Épidémio-Surveillance en Pathologie Équine) est associé au suivi de la situation et des éventuels cas équins en France. Le signalement des syndromes neurologiques est essentiel pour permettre de documenter leur distribution et leur évolution.

🐄 Le SHAV circule également chez les ruminants en Europe. En France, une attention particulière peut donc être portée aux secteurs où des cas ont été identifiés chez les bovins, même si l’existence d’un lien épidémiologique avec d’éventuels cas équins reste à démontrer.

🐴 Et lors d’avortements ?

Chez les ruminants, les virus du sérogroupe Simbu sont notamment connus pour leur tropisme fœtal et leur implication dans des troubles de la reproduction. Dans le contexte actuel, la recherche exploratoire du SHAV pourrait également être envisagée lors d’avortements équins inexpliqués, en particulier dans les zones où une circulation virale est documentée chez les ruminants. Il s’agit à ce stade d’une démarche exploratoire et non d’une indication diagnostique validée chez le cheval.

👉 À retenir : nous sommes face à un signal émergent, avec encore beaucoup d’incertitudes. La collecte rigoureuse des informations cliniques et épidémiologiques, le signalement des cas ainsi que la conservation de prélèvements adaptés seront essentiels pour déterminer si le SHAV joue effectivement un rôle dans les syndromes neurologiques observés chez le cheval.

🔎 LABÉO, en lien avec le RESPE et les différents acteurs de la surveillance épidémiologique, suit attentivement l’évolution de la situation et vous tiendra informés au fur et à mesure de l’acquisition de nouvelles données.

Vous l’aurez remarqué, cette année , la météo est très particulière et chaque année je soigne des 10aines de poulains at...
16/07/2026

Vous l’aurez remarqué, cette année , la météo est très particulière et chaque année je soigne des 10aines de poulains atteints de différentes formes de Rhodoccocose… cette année , pas encore un seul cas dans ma clientèle, il semblerait que ce fort épisode de chaleur ne plaise guère à la bactérie, je vous partage cet article qui parle de la mise en évidence d’un gène de résistance aux Antibiotiques utilisés habituellement pour traiter cette maladie.
Bonne lecture

🦠 [ALERTE VÉTÉRINAIRES] Rhodococcus equi : première détection en France du gène de résistance erm(46) par les équipes de LABÉO

Les équipes de LABÉO, expert en santé équine viennent d’identifier, par PCR sur un prélèvement respiratoire de poulain, le gène erm(46), responsable d’une résistance aux macrolides, antibiotiques de référence dans le traitement des infections à Rhodococcus equi.

⚠️ Il s’agit d’un signal fort pour la profession.

Jusqu’à présent, ce variant n’avait jamais été mis en évidence dans le cadre de la surveillance réalisée par LABÉO. Quelques jours auparavant, l’Irish Équine Centre avaient signalé une première détection en Europe. Cette découverte confirme que ces variants circulent désormais sur notre continent et souligne l’importance d’une surveillance microbiologique active.

Pour les vétérinaires, cette émergence rappelle plusieurs points essentiels :

🔹 privilégier, lorsque cela est possible, une confirmation diagnostique avant d’instaurer un traitement ;
🔹 réaliser des examens bactériologiques et des tests de sensibilité afin d’adapter l’antibiothérapie ;
🔹 renforcer les mesures de prévention et de biosécurité dans les élevages confrontés à Rhodococcus equi ;
🔹 signaler les cas afin d’améliorer la surveillance collective.

Cette détection illustre également l’importance des collaborations internationales entre laboratoires de référence et met en lumière l’expertise de LABÉO, qui assure une veille permanente sur les agents infectieux équins émergents.

🤝 Le CISCO salue le travail des équipes de LABÉO et rappelle que la lutte contre l’antibiorésistance repose sur une collaboration étroite entre vétérinaires de terrain, laboratoires de diagnostic et réseaux de surveillance tels que le RESPE.

Ensemble, préservons l’efficacité des antibiotiques de demain.

Attention, anticipez comme vous pouvez. Les journées à venir peuvent mettre les organismes à rude épreuve.Attention aux ...
20/06/2026

Attention, anticipez comme vous pouvez. Les journées à venir peuvent mettre les organismes à rude épreuve.
Attention aux risques de coliques!
Pensez à les rafraîchir régulièrement, la pierre à sel et les électrolytes doivent être dans les indispensables à emmener en concours . Marchez les à l'ombre quand vous le pourrez.
Bon courage pour la période à venir...

Encore trop peu connue, cette plante mérite d’attirer votre attention afin de préserver nos chevaux !
12/05/2026

Encore trop peu connue, cette plante mérite d’attirer votre attention afin de préserver nos chevaux !

Rétrospective de l’année 2025… À lire attentivement, au moins pour information et rester attentif… Ouvrez l’œil!
15/02/2026

Rétrospective de l’année 2025… À lire attentivement, au moins pour information et rester attentif… Ouvrez l’œil!

Dans la Manche, l’élevage du Mesnildot a été frappé de plein fouet par la réalité insidieuse de cette maladie 🇫🇷

📸 K.Neville/iStock

🎄 Joyeuses fêtes de Noël 🎄En cette période de fêtes, je souhaite remercier sincèrement toutes les personnes qui m’accord...
24/12/2025

🎄 Joyeuses fêtes de Noël 🎄

En cette période de fêtes, je souhaite remercier sincèrement toutes les personnes qui m’accordent leur confiance au quotidien.
Que ce Noël soit un moment de repos, de partage et de douceur, entourés de ceux qui vous sont chers — humains comme animaux.

Je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année.
Au plaisir de vous retrouver bientôt.
Cynthia

Maladie de Cushing équine (PPID) – l’essentiel à connaître1. Quelle est la fréquence du PPID ?Le PPID est la maladie end...
19/12/2025

Maladie de Cushing équine (PPID) – l’essentiel à connaître

1. Quelle est la fréquence du PPID ?

Le PPID est la maladie endocrinienne la plus fréquente chez les équidés âgés.
• Prévalence estimée :
• 15 à 20 % des chevaux et poneys de plus de 15 ans
• Jusqu’à 30 % après 20 ans
• Les poneys, ânes et races rustiques sont plus fréquemment atteints
• La maladie est sous-diagnostiquée, car les signes initiaux sont discrets

👉 Ce n’est pas une maladie rare, mais une pathologie chronique évolutive liée au vieillissement.



2. Comment se développe la maladie ? (Physiopathologie simplifiée)

Le PPID résulte d’un dysfonctionnement de l’hypophyse, plus précisément de la pars intermedia.
• Dégénérescence progressive des neurones dopaminergiques
• Perte de l’inhibition dopaminergique → hyperplasie ou adénome hypophysaire
• Sécrétion excessive d’ACTH et autres peptides
• Déséquilibre hormonal chronique

➡️ Ce dérèglement hormonal entraîne des effets systémiques sur :
• métabolisme
• immunité
• pilosité
• muscles
• pieds (fourbure)



3. Quelles sont les conséquences cliniques ?

Les signes sont progressifs et variables :

Signes fréquents
• Hirsutisme (poil long, frisé, mue incomplète)
• Fonte musculaire (ligne du dos, arrière-main)
• Perte de performance, apathie
• Amaigrissement ou redistribution anormale des graisses
• Polyuro-polydipsie

Complications majeures
• Fourbure (jusqu’à 50 % des cas) – parfois premier signe
• Infections récidivantes (abcès, sinusites, parasitisme)
• Re**rd de cicatrisation
• Troubles dentaires plus fréquents

👉 Le PPID réduit la qualité de vie s’il n’est pas pris en charge, mais n’est pas une fatalité.



4. Comment dépister le PPID ?

Le diagnostic repose sur la clinique + biologie.

Test de référence
• Dosage de l’ACTH plasmatique
• À interpréter avec des valeurs saisonnières (automne ++)
• Possible dès les stades précoces

Autres outils
• Test de stimulation à la TRH (cas limites)
• Suivi clinique longitudinal

⚠️ Un résultat “normal” n’exclut pas toujours un PPID débutant → importance du contexte clinique.



5. Comment aider un cheval ou poney au quotidien ?

La prise en charge est globale et à vie.

Traitement médical
• Pergolide (agoniste dopaminergique) : traitement de référence
• Ajustement progressif de la dose
• Suivi ACTH + clinique régulier

Gestion quotidienne
• Ration adaptée (limiter sucres/amidon)
• Surveillance stricte du risque de fourbure
• Parage/ferrure réguliers
• Soins dentaires rigoureux
• Gestion de la tonte si nécessaire
• Programme antiparasitaire raisonné

Suivi vétérinaire
• Réévaluations 1 à 2 fois/an minimum
• Adaptation du traitement dans le temps

👉 Bien suivi, un cheval PPID peut avoir une très bonne qualité de vie pendant des années.



Le PPID est une maladie fréquente du cheval âgé.
Un dépistage précoce et une prise en charge adaptée permettent de prévenir les complications, notamment la fourbure, et d’améliorer significativement la longévité et le confort de vie.

Énergie et santé intestinale!!Comportement, performances, entraînement et alimentation sont liés Voici un lien pour vous...
14/11/2025

Énergie et santé intestinale!!
Comportement, performances, entraînement et alimentation sont liés
Voici un lien pour vous donner des pistes.

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