16/10/2026
🇮🇹 Italie – Jour 37.
20 876 pas.
15,400 km.
Aujourd’hui, j’ai rendez-vous à 17 h pour visiter le Panthéon.
Du coup, ce matin, je prends mon temps. J’en profite pour faire quelque chose d’important, une activité que l’on néglige bien trop souvent : ne rien faire !
Mais attention, ne rien faire, ça ne s’improvise pas. Il faut savoir le faire correctement !
Pour bien faire les choses, je m’applique, je prends mon temps et je ne me laisse surtout pas distraire par une quelconque activité inutile. 😂😂😂
Résultat : cela me prend tout de même toute la matinée !
Mission accomplie. 🤭
À 13 h, je finis quand même par me décider à quitter l’appartement. Direction le Panthéon, mais pas question d’y aller tout droit. Je parcours Rome en faisant des zigzags, en passant par des petites rues et en me laissant guider par mes envies.
C’est aussi ça, le plaisir de voyager : ne pas toujours suivre un itinéraire précis et découvrir des endroits au hasard des détours.
Une basilique en attendant le Panthéon
J’arrive dans le quartier du Panthéon vers 15 h. Il me reste encore deux heures avant mon rendez-vous.
J’en profite pour visiter la Basilique Santa Maria sopra Minerva, située tout près du Panthéon.
Une belle découverte au détour de ma promenade ! Rome possède tellement d’églises et de basiliques qu’il est difficile de toutes les visiter. Il suffit d’en repérer une sur Google Maps pour avoir une nouvelle idée de visite.
Après cette halte, je m’installe sur un petit mur, à l’ombre, près du Panthéon. Aujourd’hui encore, il fait chaud, et un peu de repos ne fait pas de mal.
Je m’assois tranquillement et j’observe ce qui se passe autour de moi.
Les taxis romains : un spectacle à eux seuls !
Au bout de quelques minutes, je me rends compte que je suis assis juste en face d’une station de taxis.
Et là, c’est un véritable ballet !
Les taxis arrivent les uns derrière les autres, déposent des passagers, puis repartent ou attendent les prochains clients. D’autres personnes patientent pour monter à bord.
Je remarque que beaucoup de ceux qui prennent un taxi sont des touristes asiatiques.
Tout à coup, trois Mercedes noires haut de gamme arrivent à la suite. Dans la première voiture se trouve une guide, accompagnée de plusieurs personnes équipées d’oreillettes.
À voir le dispositif, je me dis qu’il s’agit probablement de clients d’un hôtel de luxe venus visiter le Panthéon avec un guide privé.
Quand on voyage, il suffit parfois de s’asseoir quelques minutes pour assister à toute une scène de vie. Pas besoin de réserver une visite guidée pour observer le ballet des touristes et des taxis romains !
Le Panthéon : un monument qui défie le temps
À 16 h, je décide de tenter ma chance et de rejoindre la file d’attente du milieu, réservée aux personnes qui possèdent déjà un billet.
À gauche, c’est la file pour ceux qui souhaitent acheter leur entrée sur place.
À ma grande surprise, ça avance très vite !
Arrivé devant la jeune employée, je lui présente mon billet sur mon téléphone. Elle le scanne, puis me refoule gentiment : mon créneau d’entrée est à 17 h.
Bon, ce sera pour tout à l’heure !
Je repars donc me promener dans le quartier et je reviens à 16 h 45. Cette fois-ci, mon billet est accepté. Je peux enfin entrer dans ce monument exceptionnel.
Et là, il suffit de lever les yeux pour comprendre que l’on se trouve dans un lieu hors du commun.
Au-dessus de moi se dresse l’immense coupole du Panthéon, avec son ouverture circulaire au sommet, appelée oculus.
Cette coupole mesure environ 43,3 mètres de diamètre. Elle reste la plus grande coupole en béton non armé du monde.
Le Panthéon a été construit sous sa forme actuelle entre 118 et 125 après Jésus-Christ, sous le règne de l'empereur Hadrien. Il avait d'abord été fondé en 27 avant Jésus-Christ par Marcus Agrippa, avant d'être détruit par des incendies.
Imaginez un peu la prouesse technique pour l’époque !
Les Romains ont réussi à construire un édifice dont la coupole impressionne encore les architectes et les ingénieurs, près de deux mille ans plus t**d.
Une coupole, un trou de neuf mètres et la pluie qui tombe à l’intérieur !
Ce qui est particulièrement impressionnant, c’est l’oculus situé tout en haut de la coupole.
Il mesure environ 9 mètres de diamètre. Oui, neuf mètres ! Ce n’est pas simplement un petit puits de lumière, mais une véritable ouverture sur le ciel.
Hormis les portes, l'oculus est le seul endroit ou la lumière naturelle provient de l'extérieur.
La lumière naturelle pénètre directement dans le monument et se déplace au fil des heures, illuminant différentes parties de l’intérieur.
Mais alors, que se passe-t-il lorsqu’il pleut ?
Eh bien, la pluie tombe directement dans le Panthéon !
Pas de verrière, pas de toit en verre pour protéger les visiteurs. L’ouverture est bien réelle et laisse passer les intempéries.
Heureusement, les architectes romains avaient pensé à tout. Le sol est légèrement bombé et comporte de petits trous de drainage qui permettent d’évacuer l’eau.
Une solution simple et ingénieuse, imaginée il y a près de deux mille ans.
Franchement, quand on se trouve sous cette coupole, on ne peut qu’admirer le génie des Romains. Ils ont construit un monument qui continue de nous impressionner aujourd’hui.
Pas belle, la vie romaine ? 😉
Michel-Ange et la coupole de Saint-Pierre
En levant les yeux, je repense également à la basilique Saint-Pierre que j’ai visitée les jours précédents.
La coupole du Panthéon a longtemps constitué une référence pour les architectes. Lorsque Michel-Ange a conçu celle de la basilique Saint-Pierre, il s’est inspiré de ce modèle antique.
La coupole de Saint-Pierre mesure environ 41,5 mètres de diamètre, soit un peu moins que celle du Panthéon.
Michel-Ange admirait profondément le génie des bâtisseurs de l’Antiquité. La comparaison entre ces deux monuments montre à quel point l’architecture romaine a marqué les artistes des siècles suivants.
Deux époques, deux chefs-d’œuvre, mais un même désir de repousser les limites de la construction.
Et quand on prend le temps de regarder ces monuments, on réalise que Rome est un véritable livre d’histoire à ciel ouvert.
Raphaël : un immense artiste repose ici
Le Panthéon n’est pas seulement remarquable pour son architecture. Il abrite également les tombeaux de personnalités importantes de l’histoire italienne.
Parmi elles se trouve Raphaël, de son vrai nom Raffaello Sanzio.
Né en 1483 et mort à Rome en 1520, à seulement 37 ans, il est considéré comme l’un des plus grands artistes de la Renaissance italienne.
Avec Léonard de Vinci et Michel-Ange, il forme le trio incontournable des grands maîtres de la Haute Renaissance.
Raphaël est notamment célèbre pour ses fresques des Chambres du Vatican, et en particulier pour L’École d’Athènes, une œuvre magistrale qui rassemble de grands philosophes de l’Antiquité.
Son art est apprécié pour l’harmonie de ses compositions, la grâce de ses personnages et la perfection de ses représentations.
Sa renommée était telle de son vivant qu’il a obtenu l’honneur d’être inhumé au Panthéon.
Sa tombe se trouve sous une inscription qui rend hommage à son génie.
C’est tout de même impressionnant de se retrouver devant le tombeau d’un artiste qui a marqué l’histoire de l’art et dont les œuvres continuent d’être admirées dans le monde entier.
Après avoir découvert ses fresques dans les musées du Vatican, je retrouve donc sa trace dans ce monument antique.
À Rome, les découvertes se suivent et se complètent !
Après le Panthéon, je continue mes zigzags dans Rome
Une fois la visite terminée, je repars à travers la ville.
Comme il fait toujours chaud, je privilégie les petites rues étroites, qui offrent davantage d’ombre que les grandes avenues.
Je continue également à repérer des basiliques sur Google Maps et à m’y arrêter lorsque l’occasion se présente.
Rome en compte plus de 60, et certaines sont de véritables trésors architecturaux. J’ai donc encore largement de quoi m’occuper !
C’est ce que j’aime dans cette ville : même lorsqu’on pense avoir déjà beaucoup visité, il suffit de tourner dans une rue ou de pousser la porte d’une église pour découvrir quelque chose de nouveau.
Je marche, je regarde, je visite, je prends le temps. Bref, je continue mon petit bonhomme de chemin romain.
De l’autre côté du Tibre : un nouveau quartier à découvrir
Pour terminer la journée, je décide de traverser le Tibre afin de découvrir un quartier dans lequel je n’ai encore jamais mis les pieds.
Le changement d’ambiance est immédiat. Les rues sont animées, les gens circulent, les terrasses vivent et le quartier possède une atmosphère bien à lui.
J’aime bien ces moments où l’on quitte les lieux les plus connus pour découvrir une autre facette d’une ville.
Rome ne se résume pas au Colisée, au Vatican ou au Panthéon. Il y a aussi tous ces quartiers où l’on peut simplement se promener, observer les habitants et profiter de l’ambiance.
Je continue donc ma balade avant de reprendre le chemin de l’appartement.
Sur le chemin du retour… une histoire de matelas !
Et là, je tombe sur une scène qui me fait sourire.
Sur un trottoir, plusieurs matelas sont installés les uns à côté des autres. Certains sont encore libres, tandis que d’autres sont occupés par des personnes sans domicile fixe, qui dorment là.
Une réalité bien présente dans les grandes villes, et Rome ne fait malheureusement pas exception.
Je poursuis mon chemin, mais une petite pensée me traverse l’esprit…
J’espère tout de même que mon matelas à moi ne sera pas occupé lorsque je rentrerai à l’appartement !🤭😂