26/08/2026
ce fameux anthropomorphisme qui fait tant de mal à nos animaux, sans que les humains s'en rendent forcément compte....
đ±đ¶ Nouveau focus : Anthropomorphisme marketing, quand lâamour animal devient un marchĂ©
Aujourdâhui, il suffit de regarder une Ă©tagĂšre dâanimalerie pour comprendre une chose : nos animaux de compagnie sont devenus un univers Ă©conomique Ă part entiĂšre.
Shampoings parfumĂ©s, parfums pour chiens, vĂȘtements, poussettes, complĂ©ments âbien-ĂȘtreâ, gadgets connectĂ©s⊠: lâoffre est immense.
Face Ă cette abondance, une idĂ©e sâinstalle souvent, presque sans quâon sâen rende compte : âSi câest vendu, câest que câest utileâ. La prĂ©sence dâun produit sur le marchĂ© lui donne une lĂ©gitimitĂ© implicite.
Lâanthropomorphisme, le fait de prĂȘter des caractĂ©ristiques humaines aux animaux, est aujourdâhui largement utilisĂ© comme levier marketing.
Dans ce cadre, acheter un objet pour son animal ne ressemble plus Ă un simple achat, ça ressemble Ă un acte dâamour.
Certains exemples interrogent particuliĂšrement cette logique :
- Les parfums, qui masquent ou modifient une odeur pourtant essentielle Ă leur communication
- Les shampoings âcosmĂ©tiquesâ parfumĂ©s ou dĂ©odorants, plus pensĂ©s pour le confort humain que pour lâanimal
- Les poussettes pour animaux valides, qui limitent lâexploration naturelle
- Les laisses lumineuses ou gadgets LED permanents, plus orientĂ©s âstyleâ que sĂ©curitĂ© utile
- Les fontaines connectĂ©es avec application, alors quâune simple hydratation accessible suffit souvent
ou encore certains jouets Ă©lectroniques ultra-sophistiquĂ©s, qui remplacent trop souvent lâinteraction humaine ou canine plutĂŽt que de la complĂ©ter.
Pris isolĂ©ment, chacun de ces produits peut avoir une utilitĂ© dans des cas spĂ©cifiques. Mais leur gĂ©nĂ©ralisation repose souvent sur un glissement : celui de lâutile vers le âdĂ©sirable pour lâhumainâ.
Leurs besoins fondamentaux sont connus : sentir, explorer, se reposer, interagir, évoluer dans un environnement adapté à leur espÚce.
Prendre soin de son animal pourrait consister Ă moins acheter et Ă prendre plus du temps pour lui, en sorties ou en jeux !
Par Colette Bock, éducatrice comportementaliste canin & félin, formatrice.
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