01/09/2026
Moumou,
Notre fabuleux Moumou, sauvé de l’extérieur par deux anges, puis accueilli chez Bérénice et Henry.
Tu en auras vu, de belles âmes, pendant ce laps de temps bien trop court.
Pris en charge trop t**d, ou abandonné bien trop tôt… On ne saura probablement jamais ce qui t’est arrivé avant que tu croises leur chemin. Mais tu as dû en vivre, des épreuves, dehors, Moumou.
Puis tu as attrapé le sida du chat, cette saloperie qui affaiblit ton système immunitaire et t’empêche de combattre correctement les différentes maladies, même les plus petites.
Et pourtant, malgré tout ça, tu étais toujours toi.
Si bavard. Si aimant. Si tranquille. ❤️🩹
Tu as profondément aimé ta famille, et elle t’a aimé tout aussi profondément. Une famille d’accueil qui était bien plus qu’une famille d’accueil : deux personnes extraordinaires qui t’aimaient plus fort que tout et pour qui tu étais devenu un véritable membre de la famille.
La connexion était là. Évidente. Unique.
Puis, petit à petit, les belles journées ont laissé place aux petites galères. Les visites chez le vétérinaire, les traitements, les contrôles… Et malgré tout, tu as été d’une force incroyable.
Tu as réussi à remonter la pente après une première ponction, à la suite de la présence de liquide autour de tes petits poumons. Et on y a cru. Vraiment.
On s’est dit que tu allais peut-être t’en sortir. Que tu avais encore de belles années devant toi. Que, cette fois, la vie allait enfin te laisser tranquille.
Mais le liquide est revenu.
Et cette fois, tu t’étais assez battu.
On a essayé. Encore. Parce qu’on ne voulait pas renoncer à toi.
Mais tu as arrêté de manger. Tu as arrêté de réclamer les câlins. Tu as arrêté de parler toute la journée… Et ta petite voix, qui faisait tellement partie de toi, a fini par manquer terriblement à ta famille.
Alors il a fallu comprendre.
Comprendre que continuer à se battre n’était plus se battre pour toi, mais te demander de supporter encore.
Ce n’est pas ce qu’on souhaitait pour toi. Et au fond, on sait que ce n’est pas ce que tu souhaitais non plus.
La vie n’a pas à être si dure. Elle ne doit pas être un combat permanent. Mais accepter qu’il était temps de te laisser partir a été terriblement difficile.
Aujourd’hui, tu es parti entouré de cinq personnes qui t’aimaient profondément. Dans le calme, entre les larmes, les caresses et les bisous.
Tu aurais dû connaître une vie paisible. Être un petit chat adopté dans une bonne famille. Être aimé et protégé dès le début.
Peut-être l’as-tu connue, cette famille. Peut-être avais-tu déjà été aimé.
Alors que s’est-il passé ?
T’a-t-on abandonné ?
T’es-tu perdu ?
Quelqu’un t’a-t-il cherché ?
On ne le saura jamais.
Tu avais été estimé à seulement six ans. Six petites années. Non castré. Non identifié.
Et c’est peut-être ça qui fait encore plus mal.
Parce que tu méritais tellement mieux.
Tu es parti entouré d’un amour immense. Un amour que tu as découvert auprès de Bérénice et Henry et qui ne t’aura jamais quitté.
Mais tu avais le droit de connaître cet amour plus tôt.
Et surtout, tu avais le droit de le connaître beaucoup plus longtemps.
S’il vous plaît, pour l’histoire de Moustache et pour celle de tant d’autres, identifiez et stérilisez vos animaux.
Nous t’aimons plus que tout, Moumou.
De là où tu es, veille sur ta famille, sur ceux qui t’ont aimé jusqu’au bout, et sur tous les copains chats qui ont encore besoin d’aide.
Tu as été aimé, Moumou.
Et tu le seras pour toujours.
Repose en paix, notre petit amour. 🕊️