26/05/2026
PARASITOSES EN ÉLEVAGE AVIAIRE ET PORCIN
Les parasitoses internes et externes sont très fréquentes dans les élevages au Cameroun, surtout lorsque :
- la litière est humide,
- la densité animale est élevée,
- le vide sanitaire est insuffisant,
- ou que les animaux sont élevés au sol/en plein air.
1- Poulets de chair :
Ici les parasites internes les plus fréquents sont :
- Vers digestifs (helminthes): entre autres nous avons
* Ascaridies : (Ascaridia galli)
Très fréquent en élevage traditionnel et semi-intensif. Il entraîne généralement :
- re**rd de croissance,
- mauvaise conversion alimentaire,
- diarrhée,
- amaigrissement,
- immunité affaiblie.
* Hétérakis: (Heterakis gallinarum)
Important car il peut transmettre l'histomonose
* Capillaires: (Capillaria spp.)
Il est souvent associés à des symptômes comme :
- L'amaigrissement,
- La baisse d’appétit,
- La diarrhée chronique.
* Coccidies : (Eimeria spp.)
Elles sont très fréquentes et sont généralement responsable de la Coccidiose aviaire qui se manifeste par
- La diarrhée parfois sanguinolente,
- La mortalité,
- La chute brutale des performances.
Ils sont très fréquent dans les élevages de poulets de chair au Cameroun.
2- Porcs :
Les parasites les plus fréquents sont :
* Les Ascaris du porc : (Ascaris suum)
Très fréquent, ils entraînent généralement
- Les re**rds de croissance,
- La toux (migration larvaire pulmonaire),
- Le foie “taché de lait”.
* Les Strongles digestifs : (Oesophagostomum spp., Hyostrongylus rubidus)
* Trichures : (Trichuris suis)
Ils causent le plus souvent :
- La diarrhée,
- L' amaigrissement,
- L' anémie.
* Coccidies du porcelet : (Isospora suis)
On les rencontre fréquemment en maternité.
LE BON CHOIX DU DEPARASITANT
Il dépend de :
- Du type de parasite ciblé :
Tous les vermifuges ne couvrent pas :
les vers ronds, les ténias, les protozoaires (coccidies).
- L’espèce animale
Un produit efficace chez le porc n’est pas toujours autorisé chez la volaille.
- L’âge et le stade physiologique
Il s'agit des porcelets, truies gestantes, poulets de chair proches de l’abattage.
- Le délai d’attente
Il est très important chez les poulets de chair et les porcs destinés rapidement à la consommation.
- La voie d’administration
eau de boisson, aliment, injectable, orale individuelle...
NB: En élevage intensif, les produits hydrosolubles sont souvent plus pratiques.
LE CHOIX DE LA MOLECULE
1- Poulets de chairs
Les molécules efficaces chez les poulets de chair contre les vers digestifs sont :
* Le Levamisole
Il est efficace contre les ascaridies, hétérakis.
Comme avantages il est économique, et plutôt disponible au Cameroun.
Par contre il a une couverture incomplète sur certains parasites.
* Le Fenbendazole
Il a un très bon spectre : ascaridies, capillaires, hétérakis.
Il est souvent considéré comme une des meilleures options.
* L' Albendazole
Il est efficace mais il faut faire attention au dosage car il y'a une toxicité potentielle chez certaines volailles. Et toujours respecter le délai d’attente.
Pour ce qui est de la coccidiose chez les poulets nous avons entre autres :
- L' Amprolium
- Le Toltrazuril
- La Sulfaquinoxaline
2- Porcs
Chez les porcs le choix est également varie entre :
* L' Ivermectine
Qui est un excellent choix car couvre les vers digestifs, certains parasites pulmonaires, la gale et même les poux.
Il est très utilisée en élevage porcin.
* Le Fenbendazole
Il est très bon contre les ascaris, les trichures et les strongles digestifs.
* Le Levamisole
Son avantage premier est qu'il est économique.
APPROCHE PRATIQUE
1- Poulets de chair
- prévention coccidiose précoce dès la deuxième semaine et reprise deux semaines plus t**d,
- Vermifugation autour du jour 30, surtout si l'élevage se fait au sol,
- Hygiène stricte et litière toujours sèche car un élevage sale recontamine rapidement les animaux.
2- Porcs
- Déparasitage des truies avant croisement,
- Déparasitage régulier des porcelets à l'engraissement,
- Contrôle de la gale par l'hygiène et le deparasitage regulier.
NB:
Un mauvais déparasitage peut entraîner :
- résistances,
- sous-dosage chronique,
- pertes économiques importantes.
Donc il faut :
- peser approximativement les animaux,
- respecter les doses,
- alterner parfois les familles moléculaires,
- améliorer l’hygiène de l’élevage.