29/05/2026
La plupart des projets avicoles ne meurent pas par manque d’argent.
Oui… c’est ce qu’on croit au début.
On cherche des financements.
On accuse le coût de l’aliment.
Le marché.
Les charges.
Les employés.
Mais après plusieurs années sur le terrain, j’ai remarqué quelque chose de beaucoup plus dérangeant.
Les projets qui tombent le plus vite sont souvent ceux qui semblaient les mieux partis.
Bon budget.
Bâtiment flambant neuf.
Motivation énorme.
Et pourtant… quelques mois plus t**d, c'est la fermeture.
Pourquoi ?
Ce n’est pas le marché.
La demande dépasse déjà l’offre presque partout.
Ce n’est même pas toujours un problème d’investissement.
Le vrai problème commence bien avant l’arrivée des poussins.
Et c’est là que beaucoup se piègent sans le voir.
On construit dans la précipitation.
On lance la bande avant que tout soit réellement prêt.
On saute les étapes techniques parce qu’on “a déjà vu quelqu’un faire”.
Puis arrive ce moment que presque tous les éleveurs connaissent…
Une mortalité inhabituelle.
Une maladie.
Des performances qui chutent sans prévenir.
Et là, tout change.
Le même projet qui faisait rêver devient soudain "un mauvais secteur"
Alors qu’en réalité, le secteur fonctionne.
C’est l’approche qui était fragile dès le départ.
L’aviculture pardonne rarement l’impatience et l'orgueil
Et souvent, ce qui tue un projet n’est pas la difficulté elle-même mais le manque de préparation avant la difficulté.
Selon toi, qu’est-ce qui détruit le plus les projets avicoles autour de nous ?