17/06/2026
Il y a une facette de moi que vous connaissez peut-être moins.
Depuis une dizaine d’années, j’étudie l’histoire de l’art. Plasticienne de métier, cette discipline fait partie intégrante de mon parcours, de ma manière de penser et d’observer le monde. L’histoire de l’art occupe une place aussi importante dans ma vie que les chiens.
À première vue, ces deux univers semblent éloignés. Pourtant, ils partagent une même exigence : apprendre à regarder. Observer avant d’interpréter, comprendre avant de conclure. C’est sans doute ce qui les relie depuis toujours dans mon parcours.
Pendant des siècles, les artistes ont peint les chiens bien avant que nous ne parlions d’éducation canine, de cognition ou d’éthologie.
Ils apparaissent au pied des rois, auprès des chasseurs, dans les scènes de famille ou simplement endormis au soleil. Tantôt symbole de fidélité, de courage, de vigilance ou de richesse, le chien raconte toujours quelque chose de notre relation avec lui.
Ce qui me fascine, c’est qu’au-delà du symbole, les grands peintres ont souvent su saisir ce qui fait encore aujourd’hui la beauté du chien : une posture, un regard, une intention, une émotion.
Étudier l’histoire de l’art m’apprend finalement la même chose que travailler avec les chiens : observer avant d’interpréter.
Deux passions, une même leçon : apprendre à regarder.
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