Dog'Logik

Dog'Logik đŸŸ Helping dogs and owners all over Belgium đŸŸ

Lettre ouverte à qui voudra me lire et l'entendreJe m'adresse à vous aujourd'hui en tant qu'éducatrice canin au quotidie...
18/06/2026

Lettre ouverte Ă  qui voudra me lire et l'entendre

Je m'adresse à vous aujourd'hui en tant qu'éducatrice canin au quotidien sur le terrain.
En tant que passionnée du chien dans son ensemble et sa globalité.

J'ai la chance et le privilÚge de fréquenter le monde du chien depuis ma plus tendre enfance.
D'avoir pu tirer mon expérience des anciens, de ceux qui n'ont jamais laissé d'autre trace que le savoir qu'ils ont pu transmettre aux personnes qu'ils ont croisées et marquées.

J'ai aussi appris Ă  faire preuve de discernement, Ă  savoir faire la part des choses, Ă  ĂȘtre Ă  l'Ă©coute de mon instinct, pour tirer les conclusions qui s'imposent dans les diverses expĂ©riences de ma vie, bonnes ou mauvaises.

J'ai vu dans le monde du chien des choses exceptionnelles, et d'autres que je n'aurais jamais voulu voir.

Ma philosophie de vie m'enseigne de ne pas juger les humains pour leurs erreurs, car l'ignorance en est souvent la cause. Cependant, cette mĂȘme philosophie m'impose le devoir de justice et de clartĂ© face Ă  une rĂ©alitĂ© que nous ne pouvons plus ignorer aujourd'hui : la dĂ©rive tragique du Malinois.

Ce que j'écris ici n'est pas q'une simple opinion personnelle ; c'est un constat factuel né de mon expérience personnelle et professionnelle.

Le Malinois, qui devrait ĂȘtre l'une des fiertĂ©s de notre patrimoine, est devenu la victime d'un flĂ©au moderne.

Le Malinois est un chien d'exception, caractérisé par sa haute sensibilité, sa réactivité et sa volonté au travail.
On entend souvent dire, pour justifier son acquisition, que c'est un chien "d'une grande adaptabilité".
L'adaptabilité d'un chien de travail s'exprime sur son terrain, dans son domaine d'expertise, face à la complexité des tùches qu'on lui confie. Elle ne signifie en aucun cas qu'il peut s'adapter au vide, à l'ennui d'un appartement ou à l'inactivité d'une vie de salon. Ce n'est pas parce qu'un chien tolÚre le manque en silence ou en développant des TOCs qu'il s'est "adapté". Sans une stimulation mentale quotidienne et une activité à la hauteur de son potentiel, ce chien dépérit ou explose.
Le Malinois n'est pas, et ne sera jamais, un "super labrador".

Malheureusement, victime d'un effet de mode, sa reproduction échappe à tout contrÎle.
Nous assistons aujourd'hui à des choix désastreux en matiÚre de génétique des comportements.
Par orgueil, cupidité ou vantardise, certains font reproduire des individus instables, anxieux ou excessivement (voire pathologiquement) réactifs.

En tant qu'Ă©ducatrice, je vois arriver de plus en plus de chiots, vendus bien trop jeunes, prĂ©sentant dĂ©jĂ  des pathologies comportementales lourdes, avant mĂȘme d'avoir pu dĂ©couvrir le monde. Ces chiots sont arrachĂ©s bien trop tĂŽt Ă  leur mĂšre, privĂ©s de semaines d'imprĂ©gnation et d'apprentissages cruciaux. Ce sont lĂ  bien souvent des erreurs fondamentales de la part des Ă©leveurs. Mais dans ce cas, nous ne pouvons pas parler d'Ă©leveurs. Tout au plus de naisseurs.

Combien de fois n'ai-je pas rencontré ces fameuses personnes, détenteurs d'un club d'éducation clandestin sur un terrain miteux, jouer au roi autour de leur petite cour d'adeptes. Primant les succÚs à des concours qu'eux seuls aiment et animent. Prétendand détenir le champion ultime. Vendant déjà les chiots à venir à leurs clients fidÚles.
Ah, Tony, quand tu nous tiens !

Car la lĂ©gislation peut ĂȘtre tordue pour les vrais Ă©leveurs, ceux qui ont Ă  cƓur de faire les choses bien. MaigrĂ© tout, ces gens-lĂ  s'arrangent toujours pour passer en dessous des radars. Comme si la lĂ©gislation ne les touchait jamais. Et c'est un fait.

Via-via, un ou deux clics sur un site de seconde main ou sur les rĂ©seaux sociaux et le tour est jouĂ©. Il ne faut parfois mĂȘme pas payer pour s'en procurer un. C'est un vĂ©ritable rabbit hole pour qui prend le temps de faire les recherches.

Il est aujourd'hui d'une facilité déconcertante de se procurer un Malinois en Belgique ou en France. Le vivant est traité comme une marchandise banale. Cette accessibilité sans filtre est la porte ouverte à toutes les dérives.

Le grand public, quant à lui, est victime de toutes les illusions possibles, que ce soit sur les écrans ou dans la réalité.

D'un cĂŽtĂ©, les algorithmes des rĂ©seaux sociaux saturent l'espace virtuel d'images de Malinois de vitrine, obĂ©issant au doigt et Ă  l'Ɠil, faisant croire Ă  une race "clĂ© en main". Ne parlons mĂȘme pas de tous ces professionnels du monde canin qui les exhibent fiĂšrement pour vanter la qualitĂ© de leurs services, telle une simple vitrine marketing, un faire-valoir destinĂ© Ă  flatter leur ego et Ă  vanter la prĂ©tendue infaillibilitĂ© de leurs prestations. Une projection rassurante dans l'inconscient de notre futur adoptant.

De l'autre cĂŽtĂ©, dans le monde rĂ©el, les passants admirent les rares spĂ©cimens impeccables qu'ils croisent en rue. Parfois sans mĂȘme apercevoir la tĂ©lĂ©commande ou le torcatus dissimulĂ© habilement sous un magnifique collier en cuir.

C'est malheureusement lĂ  un biais d'observation dramatique.

Mais la réalité est que bien souvent, pour 10 Malinois impeccables, des milliers vivent une vie de misÚre, reclus. Certains passent leur vie en cage ou confinés au fond d'un jardin, parce que leurs maßtres sont dépassés par leur puissance et leur réactivité exacerbée.

Guidés par ces chimÚres commerciales et virtuelles, ces maßtres neophytes se retrouvent souvent face à un animal dont ils ne comprennent pas les besoins, qu'ils ne contrÎlent plus et dont ils finissent parfois par avoir peur.

Ce confinement forcé, né de l'impuissance humaine et d'une idéalisation mensongÚre, est une maltraitance invisible qui brise l'équilibre de l'animal et transforme la vie des familles en un véritable enfer.

La confrontation avec la réalité du quotidien est souvent brutale, menant à l'incompréhension, à la détresse humaine et finalement à l'abandon ou à l'euthanasie.

Je ne cherche ni à blùmer les propriétaires dépassés, ni à diaboliser une race que je respecte profondément. Je cherche simplement à ce que nous cessions, collectivement, de détourner le regard. La situation actuelle du Malinois est une injustice pour le chien et un danger pour la société.

Regarder la rĂ©alitĂ© en face est le premier pas vers le changement. Ce texte est un appel Ă  la clartĂ© et au bon sens. Pour le bien de nos familles, et avant tout pour le bien de ce compagnon fidĂšle, il est temps de remettre la vĂ©ritĂ© et l'Ă©thique au cƓur du monde canin.

05/05/2026

In the study, anxious dogs were given the medicinal mushroom Lion’s Mane (Hericium erinaceus) at a dose of 1000 mg per 10 kg of body weight (about 100 mg/kg) once daily for 28 days. This intervention led to a ~62% reduction in anxiety scores, with dogs improving to the point where they were no longer statistically different from healthy controls.

For families who cannot source Lion’s Mane, research suggests probiotics may offer a powerful alternative.

A 2025 peer-reviewed study published in the journal Animals (MDPI) found the probiotic strain Lactiplantibacillus plantarum LP815ℱ naturally produces GABA (gamma-aminobutyric acid), a neurotransmitter that helps calm the nervous system by regulating nerve activity. Unlike traditional calming supplements, LP815 works through the gut–brain axis to support more lasting, natural calming effects.

LP815 clinical results in dogs (after 4 weeks):
‱ Reduced fear- and noise-related aggression
‱ More restful, consistent sleep
‱ Improved mood and reduced reactivity
‱ Better energy and emotional balance
‱ Faster settling after owner departure

That’s why when developed her one-of-a-kind canine probiotic, she included Lactiplantibacillus plantarum LP815ℱ in PRIMITIVE PROBIOTICSℱ—a science-driven approach to rebuilding and maintaining your dog’s microbiome using strains inspired by wild canids, healthy domestic dogs, and living soil.

If you want to explore a science-backed probiotic option for your dog, comment BETTERBELLY and we’ll DM you the link.

Éduquer pour la vraie vieNous vivons dans une illusion de contrĂŽle. Dans notre dĂ©sir de protĂ©ger nos chiens, nous tendon...
19/04/2026

Éduquer pour la vraie vie

Nous vivons dans une illusion de contrĂŽle.
Dans notre dĂ©sir de protĂ©ger nos chiens, nous tendons Ă  vouloir lisser le monde pour qu’il corresponde Ă  une version parfaite, prĂ©visible, mais surtout illusoire.

Néanmoins, nous commettons une erreur fondamentale : nous les préparons pour un monde factice et nous les désarmons face à la réalité de ce dernier.

La rĂ©alitĂ© n’est pas notre idĂ©al.
Le monde est bruyant, chaotique, imprévisible.

Un enfant qui court brusquement, le fracas d’une ville, un congĂ©nĂšre qui manque de tact, une situation qui s'Ă©bruite... ces Ă©vĂ©nements ne sont pas des anomalies, ce sont des composantes inhĂ©rentes Ă  l’existence.

Pourtant, dĂšs qu’une telle situation survient, de nombreux propriĂ©taires paniquent, craignant que cette "Ă©preuve" ne laisse une trace indĂ©lĂ©bile, ou ne soit la preuve de leur propre Ă©chec.

Et pourtant. A trop vouloir les préserver, nous tombons dans deux travers majeurs.

Le premier est celui de la protection excessive.
Nombre de propriétaires, mus par une empathie mal dirigée, craignent de "briser" leur animal à la moindre contrariété.

Cette anxiété témoigne d'un manque de confiance en la nature résiliente du vivant.
Or, la frustration n'est pas une pathologie ; elle est le terreau de la tempérance.

En cherchant à éradiquer toute émotion désagréable, nous ne protégeons pas nos compagnons : nous les privons des outils nécessaires pour naviguer dans un monde qui, par définition, ne se pliera jamais à leurs désirs immédiats.

Le second est le culte de la stimulation permanente. Regardez nos habitudes : en terrasse, en balade, Ă  la maison, le chien doit ĂȘtre "occupĂ©". On multiplie les jouets, les mastications, les stimulations, craignant que le calme ne soit synonyme d'ennui.

C'est un contresens.

L’art de "ne rien faire" — cette capacitĂ© Ă  accepter le vide sans chercher d'artifice pour le combler — est le fondement de la stabilitĂ© psychique.

Un chien qui ne sait pas s'ennuyer sainement est un chien incapable de se reposer, car il attend perpétuellement une injonction du monde extérieur.

Le stoĂŻcisme nous rappelle une vĂ©ritĂ© simple : l’inconfort et l’imprĂ©vu ne sont pas des ennemis Ă  bannir, mais des Ă©lĂ©ments inhĂ©rents Ă  l’ordre naturel des choses, et bien souvent, des Ă©preuves nĂ©cessaires.

En voulant protĂ©ger Ă  tout prix nos compagnons de toute interaction brute ou de toute stimulation soudaine, nous ne faisons pas preuve de bienveillance ; nous leur refusons l’accĂšs au rĂ©el.

L'habituation n'est pas un luxe, c'est une nécessité.
La rĂ©silience, quant Ă  elle, ne peut se construire dans une atmosphĂšre aseptisĂ©e oĂč tout est anticipĂ©.

C'est précisément dans la confrontation mesurée avec l'indélicatesse du monde que l'individu apprend à cultiver sa tempérance.

C’est lĂ  que rĂ©side toute la diffĂ©rence entre la nĂ©gligence et l'Ă©ducation lucide : privilĂ©gier l'accompagnement du rĂ©el plutĂŽt que la provocation du chaos est bien plus constructif et pĂ©renne pour l'Ă©quilibre de l'individu.
Il ne s'agit pas de jeter l'animal dans une immersion totale pour le tester, mais plutÎt de gérer de maniÚre rationnelle et sécurisante les événements.

Quand l'imprévu survient, accueillir l'instant s'avÚre souvent bien plus formateur que la fuite ou la panique.

C'est ici que l'éducation prend tout son sens : transformer un moment stressant en une opportunité d'apprentissage, en restant le guide calme et ancré dont l'autre a besoin.

Éduquer, ce n’est pas contrĂŽler l'environnement pour qu’il soit parfait, c’est forger la rĂ©silience nĂ©cessaire pour que, face Ă  la rĂ©alitĂ©, l'autre puisse demeurer serein.

Le calme ne se décrÚte pas, il s'éprouve.
Vouloir qu'un chien reste impassible en terrasse en le gavant de friandises est un leurre.

La vraie sérénité s'installe quand le chien, malgré l'agitation alentour, choisit de se poser par habitude du monde.
À l'inverse, si nous intervenons à chaque bruit pour "sauver" notre chien, nous lui enseignons que le monde est une menace constante.

Nous cultivons la mĂ©fiance lĂ  oĂč nous devrions favoriser l'observation.

La frustration fait partie intégrante de la vie.

Vouloir la supprimer, c’est supprimer toute capacitĂ© de rĂ©silience.
Apprendre à gérer un "non", attendre son tour, ou faire face à une difficulté, ce n'est pas de la maltraitance, c'est de la compétence.

Un chien a besoin de traverser des tempĂȘtes Ă©motionnelles pour apprendre Ă  les rĂ©guler.

Un chien équilibré n'est pas un chien qui ignore la frustration ; c'est un chien qui sait quoi en faire quand elle survient.

Faire confiance Ă  son animal, c'est accepter qu'il puisse ĂȘtre mal Ă  l'aise parfois, et surtout, croire en sa capacitĂ© Ă  surmonter ce sentiment.

Cessons de vouloir les isoler dans une bulle de perfection.

Laissons les vivre la réalité dans toute sa densité.

La sagesse n’est pas de fuir les Ă©preuves, mais de savoir les traverser.

Être un bon guide, c’est accepter que son chien soit confrontĂ© Ă  l'indĂ©licatesse du monde, aux bruits, Ă  l'agitation, pour qu'il puisse, par lui-mĂȘme, forger sa propre stabilitĂ©.

Adres

Grimbergen
1853

Meldingen

Wees de eerste die het weet en laat ons u een e-mail sturen wanneer Dog'Logik nieuws en promoties plaatst. Uw e-mailadres wordt niet voor andere doeleinden gebruikt en u kunt zich op elk gewenst moment afmelden.

Contact

Stuur een bericht naar Dog'Logik:

Snelkoppelingen

Delen