24/10/2026
Comment repérer une douleur chez un chat ? 8 points d'attention qui doivent vous alerter !
Source Le Mag du chat du 24/10/2026
Instinctivement, les chats ont tendance à cacher lorsqu’ils ne vont pas bien. Car s’ils sont des prédateurs, ce sont aussi des proies, qui ne doivent donc pas afficher leurs faiblesses. Mais plus une pathologie est décelée tardivement, plus ses chances de guérison seront limitées. C’est pour cela qu’il est essentiel de savoir reconnaître les premiers signes de douleur chez le chat, pour identifier un problème de santé avant qu’il n’empire. Voyons comment faire dans cet article.
N°1 : un tempérament du chat qui change
C’est le premier point d’attention qui doit vous mettre la puce à l’oreille. Vous connaissez votre félin mieux que personne : vous savez quelles sont ses habitudes, ses petites manies, ses façons de se comporter. Les chats étant des animaux routiniers, leur journée suit généralement à peu près les mêmes rituels. Si vous remarquez un changement dans les habitudes de votre chat, c’est déjà un premier signe que quelque chose cloche.
C’est d’autant plus vrai si vous constatez un réel changement de tempérament : chat câlin qui refuse le contact, chat social qui devient agressif ou qui se cache… Il est probable que cela provienne d’un problème de santé physique ou psychique, à ne pas négliger.
N°2 : une léthargie, une baisse d’activité
Les chats sont plutôt des animaux actifs par nature. Même si ce sont aussi des gros dormeurs, ils ont besoin de pouvoir se dépenser au quotidien en jouant, en courant, en sautant, en se perchant, en se roulant au sol, etc. Si vous constatez que votre chat bouge moins, qu’il reste allongé toute la journée, qu’il se désintéresse de toutes autres activités… C’est peut-être qu’il cache une douleur.
Ce point de vigilance est parfois plus subtil : il peut s’agir d’un chat qui hésite à monter des escaliers ou à sauter, ce qui peut être le signe d’une raideur articulaire ou encore d’une blessure aux pattes.
N°3 : une gestion de la toilette extrême
Le toilettage est une activité essentielle chez le chat, qui y consacre environ 3 heures par jour. C’est ce qui lui permet d’entretenir son pelage, de rester propre, mais aussi de s’apaiser. La gestion du toilettage fait donc partie des indicateurs de bien-être chez le chat.
Un toilettage excessif, qui devient presque obsessionnel, peut être le signe d’un souci de santé. Il s’accompagne alors de plaies, d’arrachage de poils, voire de mordillement. Il peut traduire un stress, mais aussi une douleur physique.
A l’inverse, une absence de toilettage est le signe d’un chat qui se néglige. Si le pelage devient terne, sale, hérissé, emmêlé, c’est aussi un potentiel indice de problème de santé.
N°4 : des troubles de l’appétit
L’appétit est un vrai indicateur de bonne santé. Si le chat boude sa gamelle alors que la nourriture n’a pas changé, s’il mange moins et que son appétit baisse, il ressent potentiellement une douleur au niveau des dents, du reste de la bouche, de l’œsophage ou encore des intestins.
Ici encore, l’inverse doit aussi être pris en compte : si le chat se met à dévorer sa ration quotidienne, qu’il réclame plus que d’habitude et qu’il montre des signes de troubles digestifs (vomissements, diarrhées, régurgitations…), il est peut-être sujet à un parasitage par des vers, qui peuvent lui causer de vrais inconforts.
N°5 : une malpropreté soudaine
Si le chat a l’habitude d’utiliser sa litière normalement, mais qu’il commence à faire ses besoins en dehors du bac, cela peut être le signe d’un problème intestinal ou urinaire. Si vous remarquez en plus que le chat miaule lorsqu’il urine, qu’il se frotte l’arrière-train au sol ou qu’il n’arrive pas à expulser ses crottes, c’est évident qu’il a un souci de santé.
N°6 : des vocalises
Pour communiquer, le chat utilise différentes vocalises : les miaulements, les ronronnements, les caquètements, etc. Si le félin se met à miauler continuellement sans raison, de façon plaintive, c’est certainement qu’il ressent une douleur.
De même, s’il feule ou crache sans raison dès que quelqu’un s’approche, c’est un réflexe pour garder les autres à distance, potentiellement parce qu’il a mal quelque part.
Parfois, le ronronnement est aussi utilisé par le chat pour s’apaiser lorsqu’il ressent une douleur.
N°7 : des postures et mimiques faciales spécifiques
Le chat communique également beaucoup par signaux visuels, grâce aux postures de son corps et aux mimiques faciales.
Un chat qui a mal va chercher à se mettre dans une posture confortable, qui lui permet d’atténuer la douleur. Il peut alors se recroqueviller sur lui-même, garder le dos rond en permanence et la queue rabattue entre les pattes arrière.
Au niveau de la tête, il peut tenir ses oreilles aplaties, les yeux constamment mi-clos, avec des pupilles dilatées lorsqu’ils sont ouverts.
N°8 : un halètement
Si le chat montre des difficultés respiratoires, qu’il semble chercher son air en tendant le cou vers l’avant, qu’il halète et qu’il bave en excès, il s’agit d’une situation d’urgence.
Tous les signes dont nous avons parlé doivent de toute façon vous alerter : s’ils ne sont pas toujours la preuve d’une douleur grave, ils sont forcément celle d’un inconfort, d’un mal-être qui peut être physique ou psychologique. Nous vous conseillons donc d’en parler rapidement avec votre vétérinaire.
Les gestes à éviter si le chat souffre de douleurs
Certains gestes peuvent envenimer les choses et sont à proscrire impérativement.
Donner des médicaments pour humains au chat (paracétamol, aspirine…). Ils ne sont pas du tout adaptés à l’organisme des félins et risquent plutôt de causer une grave intoxication.
Forcer le chat. Si l’animal a une douleur, évitez de le manipuler, de chercher à le faire manger ou à jouer avant de comprendre ce qu’il a.
Ne rien faire. Nous l’avons dit, un chat cherchera généralement à cacher sa souffrance. Si vous remarquez des signes, c’est potentiellement que le problème est déjà installé. Plus vous attendrez, plus il risque de s’aggraver encore.